19. *MANIPURAKA CHAKRA*
# *MANIPURAKA CHAKRA*
Manipuraka = "La Cité des Joyaux"
Situation : dans la région du nombril Verrouillé par : les soucis Se débloque par : la positivité.
Manipuraka chakra est en relation avec le souci
(l'inquiétude).
Qu'est-ce que le souci? Ecoutez bien. Je ne vous demande pas : Qu'est-ce qui vous cause du souci? Pour cette question, je sais que chacun de vous à une longue liste toute prête : Swamiji, je n'ai pas assez d'argent! Swamiji, j'ai telle ou telle maladie! Je n'ai pas de paix à la maison! Je n'ai pas d'enfant, voilà mon problème! J'ai des enfants, voilà mon problème!
(le groupe rit tout haut)
Et si vous ne trouvez aucun souci, vous commencez à vous inquiéter parce que vous n'avez pas de souci! En fait des gens âgés et des retraités se plaignent à moi qu'ils n'ont rien à faire, plus personne pour qui se faire du souci, et donc pas de raison de continuer de vivre! Nous venons de tous milieux,
cultures, situations financières et tranches d'âge. Mais nous avons ceci en commun : nous nous faisons tous du souci! Qu'est-ce que cela nous montre? Que les circonstances extérieures ne sont pas la cause de ces soucis, comme nous le pensons. La cause du souci se situe profondément en nous-mêmes. Regardez vos soucis en profondeur. Vous verrez qu'ils proviennent entièrement de votre réaction à un événement. Une situation vous crée ou non du souci en fonction de la manière dont vous choisissez de réagir à cette situation. Imaginez que votre ami a un nouvel emploi. Comment réagirez-vous? Soit vous direz : Il ou elle a un nouvel emploi. Ou bien vous vous mettrez à réfléchir : Oh, il a un nouvel emploi! Et moi alors? Que vais-je faire? Que dira ma femme? Devrais-je commencer à chercher un autre emploi? Et si je ne l'obtiens pas? Rien ne marche jamais pour moi! C'est cela, se faire du souci! Le souci, c'est ce qui arrive lorsque vous vous comparez constamment à des cadres de référence extérieurs. Est-ce que je fais aussi bien que les voisins? Comment puis-je impressionner mon patron? Que vont penser mes enfants?
Sans cesse il nous faut l'approbation des autres. Notre vie entière n'est qu'une recherche d'attestations venant des autres. Si les autres cessent de nous fournir des attestations de Bon mari, Bon employé, Bon voisin, nous nous faisons du souci parce que notre vie nous semble indigne d'être vécue. Nous avons tous perdu confiance en nous-mêmes.
Nous ne modelons notre personnalité que d'après les attestations des autres.
Enfant, chacun de nous est fermement ancré dans son propre être.
Avez-vous déjà vu un enfant se soucier de ce que les gens peuvent penser de lui?
En grandissant, la société nous ressasse constamment cette idée. Elle nous apprend à nous évaluer à travers les idées et les opinions des autres - parents, enseignants, amis, étrangers même. Sans soutien extérieur, sans attestations des autres, nous craignons que notre égo ne s'effondre en un rien de temps.
Les soucis ont une autre cause, profondément enfouie! Le fait est qu'en vous faisant du souci pour quelque chose, vous avez le sentiment d'avoir un point de référence pour vous mesurer vous-mêmes. Vous faire du souci donne un sens à votre vie. Sans soucis, vous avez l'impression que votre Être n'a pas d'axe pour bouger.
Voilà pourquoi beaucoup d'entre nous affectionnent
secrètement leurs soucis.
Les gens viennent me dire : Mes affaires vont de mal en pis, Swamiji!
Le mois dernier j'ai subi de grosses pertes, et je sais que le mois prochain ce sera pire.
Alors je leur dis : Si vous le savez déjà, pourquoi ne mettezvous pas tout de suite la clé sous la porte? Pourquoi souffrir? Mais ils sont choqués.
Qu'est-ce que vous dites, Swamiji? Et qu'est-ce que je vais-je faire?
Sans motif d'inquiétude, votre égo pert sa raison de vivre! C'est pourquoi vous choisissez de rester dans la dimension de Dukkha, la souffrance. Vous ne pouvez vous relier à la dimension opposée, Ananda, la félicité, car dans cette dimension, vous n'êtes personne. Jouir de la félicité implique d'abandonner d'abord votre égo. Êtes-vous prêts à faire cela?
NON. Vous êtes prêt à accepter tous les soucis, mais vous ne pouvez laisser tomber votre égo! Alors vous continuez à trouver des prétextes pour vous plaindre. Chacun se fait du souci parce qu'il est malheureux, et que tous les autres sont heureux! Mais, chose étrange, chacun croit être la personne la plus malchanceuse, la plus malheureuse! Est-ce possible?