23. Une chambre pour le puja
# Une chambre pour le puja
Une conscience croissante
A la maison, quand le 'sac jaune' avait disparu de son endroit habituel, c'est que Paramahamsa l'avait pris ! Dès que l'école fermait ses portes pour les vacances, Paramahamsa rassemblaient ses quelques amis et visitait les temples et les réservoirs des temples du voisinage avec un sac jaune sur l'épaule. Au cours de ses ballades, il avait pour habitude de faire deux choses. La première: il ramassait avec zèle toutes les ordures qu'il voyait autour du temple afin de les mettre à la poubelle, satisfaisant ainsi profondément son désir de garder l'endroit du Seigneur propre. Deuxième chose: Il remplissait 'le sac jaune' de grande quantité d'argile. De retour à la maison, avec cette terre, il faisait de magnifiques statues similaires à celles qu'il voyait dans les temples, et les décorait avec adoration et vénération. Bien vite, il fit face au problème de savoir où stocker ces idoles qui
augmentaient en nombre. Une chambre de puja séparée prit forme dans son esprit. Paramahamsa ne compromit jamais la réalisation de ses penchants spirituels. Le problème est qu'il n'avait ni assez
d'argent, ni assez de matériel pour organiser une chambre de puja pour lui-même. Il ne se sentait pas de réclamer une chambre séparée pour cela. Alors qu'il contemplait le sujet, impuissant, ses yeux tombèrent sur quelques boîtes de biscuits. Il sut immédiatement ce qu'il fallait faire. A l'aide d'un marteau et d'un burin, quelques longues vis, et de petits morceaux de bois, il aplatit les boîtes et fit un petit autel pour ses idoles.
Travaillant avec zest et spontanéité, il invita ses amis et les membres de sa famille à visiter son autel. Il offrait le puja à ces idoles, et distribuait du riz soufflé à ses invités. La pensée passagère d'un autel devint une réalité concrète en peu de temps. Créer un autel et préparer un petit festival pour un groupe de gens pourrait être une tâche difficile pour un enfant de cet âge, mais pour le jeune Paramahamsa, ce n'était qu'une autre expression joyeuse de sa quête intense du Divin.
Avant et après qu'il ait atteint la félicité intérieure, cet aspect resta inchangé en lui. Aujourd'hui, juste par le pouvoir de la pensée, Paramahamsa rassemble des gens de partout dans le monde, à l'ashram et ailleurs et y conduit de grands festivals, rayonnant la félicité pour tous.
Tous les jours, il offrait le puja à cet autel avec grande sincérité. Un jour, son père égara le dhoti, (la grande pièce de tissus blanc que les hommes Indiens portent), qu'il avait laissé sécher sur le fil à linge. Il le chercha partout dans la maison. Alors qu'il passait devant l'autel de Paramahamsa, il découvrit le jeune garçon en train d'utiliser le dhoti de trois façons: une partie par terre en guise de tapis de sol, une partie autour de ses hanches, et une troisième sous les idoles. Il regarda avec grand respect la ferveur spirituelle intrépide du garçon. Paramahamsa se rappelle aujourd'hui que son père ne s'est jamais plaint de l'utilisation qu'il a faite de ses dhotis neufs ou usés pour ses pratiques spirituelles variées.
Un des objets favoris de Paramahamsa était une paire de sandales en bois. Il avait avec lui une paire de sandales en bois appelées paduka, portées par les ascètes traditionnellement . Il les portait tout le temps, où qu'il aille, au temple ou chez la famille, produisant continuellement un bruit infernal que tout le monde détestait ! Un jour, à la maison, un des membres de la famille acheta un récipient en aluminium très coûteux. Le prix n'était pas justifié. Le père de Paramahamsa était embêté. Il remarqua, 'Un récipient inutile pour un prix si élevé ?' Paramahamsa lui demanda si s'était vraiment un récipient inutile. Il dit 'oui' et s'en alla. Le jour suivant, alors que son père rentrait à la maison, Paramahamsa courut vers lui tout excité, lui montrant une idole de la déesse Lakshmi. Son père répondit, 'C'est très beau. Où as-tu récupéré cela ?' Le garçon répondit, 'J'ai transformé cette chose inutile en une chose utile.' Le père ne comprit pas et demanda ce qu'il insinuait. Il expliqua, 'Tu as dis que le récipient en aluminium était inutile, alors, je l'ai vendu au magasin en bas de la rue, et j'ai acheté cette statue à la place ! N'est-ce pas mieux ?' Son père ne put s'empêcher de rire et de se soumettre aux fantaisies des penchants spirituels grandissant de l'enfant.
Une conscience croissante