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15. Spiritualité Quantique

# Spiritualité Quantique

Paramahamsa est né à Tiruvannamalai, le jour d'ashtami, qui est le huitième jour de la lune montante. Ashtami est un jour considéré mondain, et n'est pas considéré comme une période favorable pour les ascètes. La légende raconte qu'Ashtami pria Krishna afin d'être absoute et Krishna décida d'être né le jour d'ashtami, afin de prouver au monde que la spiritualité peut être pratiquée par une personne du monde, tout en menant tout de même une vie de confort matériel.

C'est dans la lignée de cette tradition de la philosophie de Krishna que Paramahamsa élabore aujourd'hui le concept de spiritualité quantique, où le matérialisme et la spiritualité se rencontrent, combinant le succès matériel et l'évolution spirituelle. Comme Paramahamsa le dit, ce n'est pas la peine de faire un choix entre la vie normale, les buts matériels, la carrière, l'argent, le succès d'un côté et les valeurs spirituelles de renonciation et de non dualité de l'autre. Ce concept a changé les vies de beaucoup d'entre ceux qui ont entendu Paramahamsa, en enlevant le sentiment de culpabilité d'avoir fait un tel choix.

Voilà une belle histoire du récit épique du Mahabharata, raconté par sage Markandeya, à l'adresse du Prince Yudhishtra:

Il y avait un ascète appelé Kaushika qui observait des vœux de Brahmacharya avec grande dévotion et rigueur, (des pratiques de célibat qui préparent à mener une vie spirituelle de moine.)

Un jour, alors qu'il était assit sous un arbre en train de réciter des écritures, un corbeau, perché sur le haut d'un arbre, lâcha une fiente sur sa tête. Il le foudroya du regard et l'oiseau tomba à terre, mort. Kaushika fut peiné de voir l'oiseau mort, étalé sur le sol. Il regretta que la pensée malfaisante qui lui traversa l'esprit à ce moment là tue un oiseau innocent. Un peu plus tard, il se senti affamé et alla demander l'aumône, comme cela était la tradition dans ses disciplines spirituelles.

Il resta debout devant la porte d'une maison en attendant de recevoir de la nourriture. La maîtresse de maison était en train de laver des ustensiles. Kaushika attendit dans l'espoir qu'elle s'occuperait de lui une fois son travail terminé. Dans l'entre fait, le père de famille rentra à la maison, fatigué et affamé, et la femme dû s'occuper de ses besoins: lui laver et lui sécher les pieds et lui servir à manger.

Kaushika pensa qu'elle l'avait oublié. Cependant, après s'être occupée de son mari, elle sortit avec de la nourriture pour lui.

Elle dit, 'Je suis désolée de vous avoir fait attendre si longtemps. Pardonnez-moi.' Kaushika, irrité, dit: 'Madame, vous m'avez fait attendre trop longtemps. Cette indifférence n'est pas juste.'

La femme lui dit, 'Pardonnez-moi s'il vous plaît. Je servais mon mari, voilà pourquoi je suis en retard.'

Kaushika remarqua, 'S'occuper des besoins du mari est une chose, mais on devrait également servir le sanyasi. Vous semblez être une femme arrogante.' Elle dit, 'Ne soyez pas en colère avec moi et rappelez-vous que je vous ai laissé attendre seulement parce que je servais mon mari avec le plus grand respect. Je ne suis point un corbeau que l'on peut tuer d'une pensée violente, et votre rage ne peut faire de mal à une femme qui se dévoue au service de son mari.'

Kaushika fut surpris. Il se demanda comment la femme pouvait bien connaître l'incident qui se produisit dans la forêt.

Elle continua, 'Brahmachari (moine célibataire), vous ne connaissez pas le secret du devoir, et vous n'êtes pas non plus conscient que la colère est le plus grand ennemi qui réside dans le coeur de l'homme. Pardonnez-moi le délais dont j'ai fais preuve. Allez à Mithila et recevez les enseignements sur le secret de la vie vertueuse que Dharmavyadha délivre.'

Kaushika fut surpris. Il dit, 'J'ai bien mérité votre remontrance, elle me sera bénéfique, Soyez bénie.' Sur ces paroles, il se mit en route pour Mithila.

Kaushika atteint Mithila et rechercha la résidence de Dharmavyadha. Il pensait chercher un ermitage en retrait du monde, loin du bruit et des remouds de la vie ordinaire.

Il marcha le long de routes grandioses, passa devant des maisons et jardins magnifiques et finalement, atteint le magasin d'un boucher où un homme vendait de la viande. Quel ne fut pas son étonnement lorsqu'il apprit que l'homme n'était autre que Dharmavyadha !

Kaushika fut littéralement choqué et resta debout, paralysé de dégoût. Le boucher se leva soudain de son siège, alla vers lui et demanda, 'Cher Monsieur, comment allez-vous ? Cette chaste femme vous a-t-elle envoyée à moi ?' Kaushika fut stupéfait.

'Révéré Monsieur, je sais pourquoi vous êtes venu. Allons à la maison,' dit le boucher, et il emmena Kaushika chez lui. Kaushika y trouva une famille heureuse, et fut grandement touché par la dévotion dont le boucher faisait preuve à l'égard de ses parents.

Kaushika reçut des leçons du boucher sur le dharma et le devoir. Ensuite, il retourna chez lui et commença à s'occuper de ses parents, une tâche qu'il avait négligée depuis bien longtemps.

Vyadha Gita est le recueil des enseignements que le boucher délivra au brahmachari, expliquant comment mener une vie normale de chef de famille et réaliser tout de même la libération.