Books / Discourses on Bhagavad Gita Gita - Chapter 2 - You are God

1. Discourses on Bhagavad Gita Gita - Chapter 2 - You are God

Annexe

Rapport des recherches faites par des
neurologues américains sur le système
nerveux de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM
A propos de Life Bliss Foundation

ॐ पार्था य प्रतिबोधितां भगवता नारायणेन स्वयम ् व्यासेन ग्रथितां पुराणमुनिना मध्ये महाभारतम ् अद्वैतामृतवर्षिणम ् भगवतीमष्टादशाध्यायिनीम ् अम्ब त्वामनुसंदधामि भगवद् गीते भवद्वेषिणीम ्

Om paarthaaya pratibodhitam bhagavataa naaraayanena svayam Vyaasena grathitaam puraanamuninaa madhye mahaabhaaratam Advaitaamrutavarshineem bhagavateem ashtaadsaadhyaayineem Amba tvaamanusadadhaami bhagavadgite bhavadveshineem

Om Bhagavad Gita, je médite sur toi ; toi la Mère affectueuse, la Mère Divine qui déverse le nectar de la non dualité et qui détruit les renaissances. Incorporée dans le Mahabharata par le sage Vyasa et constituée de 18 chapitres, au cours desquels le Seigneur Narayana, la Conscience Suprême même, illumina Arjuna.

Vasudeva Sutam Devam Kamsa Chanura Mardanam Devaki Paramaanandam Krishnam Vande Jagadgurum

Je te salue, Seigneur Krishna, professeur du Monde, fils de Vasudeva, félicité suprême de Devaki, destructeur de Kamsa et Chanura.

Bhagavad Gita : Quelques éLéMents De RéFéRence

La Bhagavad Gita, ou Gita, comme elle est appelée populairement, est considérée comme une écriture Sainte, un sruti, (un enseignement retransmis oralement), tout comme les autres écritures Saintes très anciennes de l'Bharat, les Véda et les Upanishads. Les Véda, et les Upanishads, ne sont pas des écrits délivrés par Dieu comme les gens le croient. Elles ont émergées de l'intuition, de la vision et de la Conscience de grands sages au moment où ils étaient dans 'l'état sans pensées'.

La Gita fait partie du récit épique Hindu du Mahabharata, qui est un purana (une histoire mythique), contrairement aux Véda, qui sont l'expression de la vérité éternelle que les Maharishis (les grands sages) ont intériorisée, à l'instar des Upanishad qui sont des enseignements écrits par ces grands sages. Aucun autre purana ne possède un statut aussi prestigieux que la Gita. La Gita s'élève de la Conscience Supérieure de Krishna, le Parabrahma (l'être Suprême). Elle est par conséquent considérée comme une écriture Sainte.

Mahabharata, signifie « la grande Bhârat », elle fait allusion à la nation et à la civilisation développée par les descendants de Bharata, un grand Roi qui dirigea la région que nous appelons l'Bharat aujourd'hui. L'histoire de ce récit épique retrace les guerres de deux clans de la même famille : les Kaurava et les Pandava. Dristharashtra, le roi aveugle de Hastinapura était le père des cent Kaurava, et le frère aîné de Pandu. Les cinq enfants de Pandu étaient appelés les Pandava.

Pandu fut couronné Roi de Hastinapura bien que Dritharashtra était l'aîné des deux frères. Mais du fait qu'il était aveugle, l'empire fut légué à Pandu. Cependant, un Sage avait jeté un sort à ce dernier. Alors, il passa les rênes du pouvoir ainsi que l'éducation de ses enfants à son frère aveugle Dritharashtra, puis il se retira dans la forêt avec ses femmes Kunti et Madri. Vyasa, le sage qui raconte l'histoire, dit que les cinq Pandava étaient nés de Kunti et Madri à travers leur union avec des Etres divins, car Pandu n'était pas capable de donner des enfants en raison du mauvais sort jeté sur lui. Adolescente, Kunti avait reçu la grâce de pouvoir invoquer n'importe quel pouvoir divin quand elle le désirait.

Il n'y avait pas d'amour entre Duryodhana, le prince Kaurava et ses cousins, les cinq Pandava. Il essaya même de les tuer avec l'aide de son frère malveillant Dushassana, mais sans succès. Kunti eut un autre fils issu d'une union avec le Dieu soleil. Il était plus âgé que les Pandava. Son nom était Karna. Elle s'en était séparée dès sa naissance, comme il était né avant son mariage. Et par un coup étrange du destin, Karna s'allia à Duryodhana.

En grandissant, Yudhishtira, l'aîné des Princes Pandava, reçu la moitié du royaume des mains de Dritharashtra. Cela lui revenait de droit, car il était le trône que Pandu avait laissé derrière lui. Yudhishtira régnait depuis la nouvelle capitale Indraprashta, avec ses frères –Bhima, Arjuna, Nakula et Sahadeva. Arjuna conquit le cœur de la princesse Draupadi, fille de Drupada, Roi de Panchala. Pour tenir la promesse que les cinq frères Pandava avaient faite à leur mère Kunti, Draupadi devint la femme des cinq Pandava.

Duryodhana convaincu Yudhishtira de jouer à une partie de dés. Sakuni, qui jouait pour Duryodhana, battu le Roi Pandava. Au fur et à mesure delà partie, Yudhishtira céda tout ce qu'il possédait à Duryodhana : son royaume, ses frères, sa femme et pour finir, lui-même ! Draupadi fut humiliée en public lorsque Duryodhana essaya de la déshabiller. Les Pandava et Draupadi furent forcés de partir

en exile pendant 14 ans avec l'obligation de vivre la dernière année de cet exil dans l'anonymat le plus complet.

A la fin des 14 années, les frères Pandava tentèrent de réclamer leur royaume. Ils reçurent l'aide de Krishna, l'incarnation Divine de Vishnu. Mais leurs efforts étaient vains car Duryodhana était catégorique sur le fait qu'il ne partagerait pas son royaume. Finalement une guerre en résulta. La Grande Guerre, la Guerre du Mahabharata. Les dirigeants des divers royaumes s'allièrent avec l'un ou l'autre des deux clans : les Kandavas ou les Pandavas.

Krishna qui était lui-même le leader du clan Yadava, proposa de rejoindre un des clans. Il dit : « l'Un de vous peut m'avoir de son côté. Je ne combattrai pas dans cette Guerre. L'autre possédera mon armée entière de Yadava. » La proposition fut faite à Duryodhana, qui bien sûr choisit la grande armée Yadava, plutôt que d'avoir un Krishna pacifiste et sans armes. Les armées se rassemblèrent dans la grande vallée de Kurukshetra, aujourd'hui dans l'état Hindu que l'on nomme Haryana. Le char d'Arjuna, un des commandants de l'armée Pandava, était conduit par Krishna en personne. Face à l'armée Kaurava composée de nombreux de ses amis, de sa famille et de ses professeurs, Arjuna fut prit de remords et de culpabilité et voulu quitter le combat.

Le dialogue qui s'en suivit entre Krishna et Arjuna sur le champ de bataille de Kurukshetra est le contenu de la Bhagavad Gita, qui signifie « La Chanson du Divin». Krishna persuada Arjuna de prendre les armes et de vaincre ses ennemis. « Ils sont déjà morts » dit Krishna, « Tous ceux qui sont en face de toi sont déjà morts ! Lances-toi et fais ce que tu as à faire. C'est ton devoir ! »

La Bhagavad Gita comporte dix-huit chapitres, elle est présentée comme la narration de Sanjaya à Dritharashtra. Le Roi aveugle ne pouvant pas voir le combat, demanda à Sanjaya de le lui raconter, scène par scène. La Guerre dura dix-huit jours. Les Kaurava furent vaincus. Les Pandava étaient vainqueurs et récupérèrent leur royaume.

Dans ce dialogue entre Krishna et Arjuna, le dialogue est entre l'homme et Dieu ; nara (homme) et Narayana (Le Seigneur) en sanskrit. Les questions et les doutes d'Arjuna existent en chacun de nous. Les réponses du Divin, Krishna, transcendent le temps et l'espace. Le message de Krishna est aussi valable aujourd'hui qu'il l'était sur ce champ de bataille fatidique, il y a des milliers d'années de cela.

Comme Arjuna il y a des milliers d'années, vous êtes engagés dans un dialogue avec le Maître. Puissent les paroles du Maître résoudre vos questions et éclaircir vos doutes!

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM!

Introduction

Dans ce volume, un jeune Maître réalisé, THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM, commente la Bhagavad Gita. Des milliers de commentaires sur la Gita ont été écrits à travers les années. Parmi les premiers, figurait celui du grand Maître spirituel Sankara, il y a plus de mille ans. Il n'y a pas longtemps, d'autres Maîtres comme Ramakrishna Paramahamsa et Bhagavan Sri Ramana Maharishi ont considérablement parlé de la Gita. Beaucoup d'autres ont écrit avec profusion sur ces merveilleuses écritures.

Ici, nous avons ajouté tous les vers en Sanskrit, et un résumé de la signification des vers. C'est ici que s'arrête la comparaison avec les autres écrits.

Le commentaire de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM sur la Bhagavad Gita n'est pas juste une traduction littéraire et une explication de la traduction. Il emmène le lecteur dans un tour du monde en parlant de chaque vers. Il est dit que chaque vers de la Bhagavad Gita contient sept niveaux de vérité. Le premier niveau est celui qui est le plus communément utilisé. Ici, un Maître illuminé nous emmène au-delà de l'interprétation commune pour atteindre le non commun, avec autant d'aise et de facilité.

Lire le commentaire de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM sur la Bhagavad Gita permet d'obtenir une vision qui est rare. Ce n'est pas une simple lecture ; c'est une expérience ; c'est une méditation.

Sankara, le grand Maître philosophe dit :

'Bhagavad gita kinchita dheeta, Ganga jala lava kanika pita, Sakrutapi ena murari samarcha, Kriyate tasya yame na charcha'

« Une petite lecture de la Gita, une goûte d'eau de la rivière sacrée du Gange à boire, se souvenir de Krishna de temps en temps, tout cela garantit que vous ne rencontrerez aucun problème avec le Dieu de la Mort. »

Que cette lecture vous aide dans votre désir d'atteindre la Vérité!

Vous êTes Dieu!

Nous entrons maintenant dans la Gita véritable.

C'est dans ce chapitre que Bhagavan, Dieu, commence à parler.

Jusqu'à maintenant, Krishna parlait tel un homme, il était Krishna Vasudeva. C'est seulement à partir de ce chapitre que Krishna parle en tant que Krishna Parabrahma : le Seigneur Krishna.

Nous devons comprendre un point important: seul un homme intelligent permet à l'autre de s'exprimer !

Nous parlons continuellement, mais n'entretenons pas de conversations réelles les uns avec les autres. Nous ne faisons qu'échanger des monologues simultanés.

Nous n'écoutons pas l'autre personne s'exprimer. Nous sommes déjà en train de préparer notre réponse alors même qu'elle est encore en train de parler !

Nous restons polis et prétendons que nous l'écoutons dans l'attente d'être écouté en retour. Il n'y a aucune conversation effective. Permettre à l'autre personne de parler requiert de l'intelligence. Comprenez bien cela : vous n'avez pas besoin de votre intelligence pour parler ; mais vous avez besoin d'intelligence pour écouter !

Que cela soit dit entre nous, c'est parce que Bhagavan est un garçon qu'il permet à Arjuna de parler !

Une petite histoire :

Une personne racontait à son ami qu'il n'avait pas parlé à sa femme depuis une semaine. Son ami lui demanda s'il était fâché ou s'il s'était battu avec elle.

L'homme répondit, ' Non pas du tout ! J'ai juste peur de l'interrompre !'

Que ce soit de vive voix ou en nous-même, nous sommes continuellement en train de parler !

Pourquoi pensez vous que les psychiatres soient si bien payés ? Les professions dans le domaine de la psychanalyse ne requièrent rien d'autre que l'art d'écouter. Un psychiatre est une personne qui pose des questions onéreuses et écoute simplement les réponses! Nous parlons sans arrêts ; et n'écoutons pas l'autre, même lorsque nous paraissons silencieux.

Ici, Bhagavan permet à Arjuna de parler pleinement pendant un chapitre tout entier. Il se tait, bien qu'il perçoive pleinement la profondeur de la confusion et de la dépression d'Arjuna. Il analyse consciemment l'origine des pensées d'Arjuna pour déterminer depuis quel espace Arjuna s'exprime. Vous pouvez devenir un homme d'affaire coté juste en étudiant le premier chapitre de la Gita ! Vous pouvez atteindre l'apogée de votre profession juste en apprenant l'art d'écouter. Une fois que vous savez écouter avec clarté, vous êtes automatiquement capable de répondre clairement.

Un dévot m'a demandé, ' Maître, comment faites vous pour être capable de répondre à tant de questions ?'

Il n'y a qu'une réponse à cette question. Je sais écouter la question, voilà tout ! Si vous connaissez la technique d'écouter pleinement, la réponse est alors immédiatement prête dans votre Etre. Premièrement, mentalement, nous ne nous faisons pas confiance, ou plutôt nous ne croyons pas en notre intelligence, et ne pensons pas que nous pouvons répondre à une question sans préparer une réponse au préalable. Voilà pourquoi nous commençons à préparer notre réponse avant même d'avoir écouter la question. Nous n'avons pas la patience d'écouter le problème. Nous commençons à livrer des solutions avant de l'écouter. Notre seul intérêt ici est d'exprimer ce que nous connaissons. Nous ne désirons pas réellement nous adresser au problème ou même comprendre ce que l'autre personne cherche à dire.

Ici, Krishna s'intéresse au vrai problème, exprimer ce qu'il sait n'est pas son but. Il veut qu'Arjuna soit clair dans son esprit, il veut résoudre son dilemme. Il lui permet de parler afin d'aller à la racine de son malaise et il cherche à cibler l'enjeu de la chose. Ecouter requiert de l'intelligence, écouter requiert un esprit illuminé.

Seul un Maître illuminé comme Krishna sait réellement écouter. Il écoute complètement Arjuna pendant tout un chapitre !

Même au cours du deuxième chapitre, Il permet à Arjuna d'exprimer encore plusieurs slokas, plusieurs vers.

Il sait qu'Arjuna trouvera lui même une solution à ses problèmes une fois qu'il les aura exprimés. Des gens viennent me voir et me disent : 'Maître, vous connaissez nos problèmes ; s'il vous plaît, donnez nous des réponses.' Je leur demande de formuler leurs problèmes clairement.

Ils disent, 'Vous êtes illuminé et connaissez déjà nos problèmes ; s'il vous plaît donnez nous la solution !'

Je leur dis, ' Oui, je connais vos problèmes même si vous ne les formulez pas, mais vous ne connaîtrez pas vos problèmes si vous n'en parlez pas !'

Bien que nous ne soyons pas capable parfois de nous exprimer en détails et avec clarté, nous devrions tout de même être capable de passer ces problèmes en revue, afin que nous puissions au moins comprendre qu'elle en est la source. Notre esprit devrait être ouvert à toutes les possibilités.

Je dis aux gens lors d'Ananda darshan, qu'ils peuvent me demander des conseils pour trouver des solutions à leurs problèmes.

En fait, il n'est même pas nécessaire de me parler et de faire attendre les gens qui font la queue derrière vous ! Tout ce qu'il vous faut faire, c'est garder votre esprit ouvert afin qu'une transmission puisse s'effectuer.

C'est ce qui arriva sur le champ de bataille du Kurukshetra. Les gens rationaux se demanderont, 'Arjuna parle pendant si longtemps, et maintenant, Krishna fait de même, comment ces deux là peuvent ils tenir une conversation si longue en plein milieu d'un champs de bataille ? Qu'est-ce que faisaient les autres ? Duryodhana dormait-il, n'a-t-il pas pensé une seule seconde que cela était une opportunité en or de se débarrasser d'Arjuna et de Krishna, alors qu'ils faisaient patienter tout le monde en parlant aussi longtemps?'

C'est comme cela que pensera un esprit logique, rationnel, peu conscient. Un tel esprit ne peut concevoir la possibilité qu'une conversation puisse prendre place en silence. Cela était un fait dans le cas de grands Maîtres tels que Ramana Maharishi qui communiquait en silence. Vous n'avez nullement besoin d'ouvrir la bouche pour communiquer. Vous devez juste ouvrir votre esprit. Lorsque l'esprit est ouvert, spécialement en face du Maître, la communication peut s'effectuer à la vitesse de la lumière. Les réponses apparaissent d'elles- mêmes, avant même que vos questions ne soient posées.

Les chercheurs, les chercheurs intellectuels viennent à moi après des années de questionnement et de doute, et me demandent, ' Maître, comment cela se fait-il que lorsque je viens à vous avec des centaines de questions, il n'y a plus aucun besoin de vous questionner à leur propos dès que je me retrouve en face de vous? C'est comme si toutes les réponses étaient déjà là !'

Cela ne provient pas de leur imagination ; c'est la vérité ! Des questions ne peuvent que soulever toujours plus de questions ! Les questions ne sont qu'un reflet de votre ego, qui est comme une violence. Lorsque vous êtes en face du Maître, en l'occurrence un Maître en qui vous croyez réellement ; la première chose qui se produit est la disparition de votre ego. Votre ego fond comme neige au soleil. Par conséquent, toutes les questions disparaissent également. Les réponses dont vous aviez déjà conscience mais qui étaient cachées sous le voile de l'ego et de l'ignorance, apparaissent à leur place. Vous réalisez que les réponses jaillissent au pied du Maître comme par magie, comme par miracle !

La vérité est que toutes les réponses sont déjà là. Notre ego ne nous permet pas d'avoir conscience des réponses. La présence du Maître dissout simplement l'ego, ce qui permet aux réponses d'émerger.

Il y a une parabole Zen intéressante.

Un soldat visita le Maître Nansen pour lui faire part de ses problèmes.

Un homme élevait une oie dans une bouteille. Il l'a nourrit jusqu'au jour où son cou devint trop proéminent pour pourvoir sortir du goulot de la bouteille. Comment allait-il faire maintenant pour sortir l'oie sans la tuer ou sans casser la bouteille?

Nansen lui dit, ' Oh, Officier ?'

Le soldat répondit, ' Oui, Maître ?'

Nansen s'exclama 'Ca y est, l'oie est en dehors de la bouteille !'

Du moment que le soldat s'adressa à Nansen comme à un Maître, dès qu'il l'accepta comme Maître, l'oie, l'ego fut propulsé hors de la bouteille, hors du mental !

Ce n'est que lorsque vous vous ouvrez complètement au Maître que vous commencez en fait à avoir un aperçu plus clair de vos problèmes, et les réponses abondent de nulle part ! Ici, Krishna permet à Arjuna de s'exprimer, pour que ce dernier puisse lui-même commencer à développer la clarté mentale nécessaire pour comprendre son problème.

Verset 2.1

ºÉ\VÉªÉ =´ÉÉSÉ : iÉÆ iÉlÉÉ EÞò{ɪÉÉʴɹ]õ¨É¸ÉÖ{ÉÚhÉÉÇEÖò±ÉäIÉhɨÉÂ* ʴɹÉÒnùxiÉʨÉnÆù ´ÉÉCªÉ¨ÉÖ´ÉÉSÉ ¨ÉvÉÖºÉÚnùxÉ&2.1

Sanjaya Uvaacha

tam tathaa kripayaavishtam ashrupoornaakulekshanam visheedantam idam vaakyam uvaacha madhusoodhanah (2.1)

sanjayah uvaca: Sanjaya said; tam: to him; tatha: thus; krpaya: by pity; avistam: overcome; asru-purna: full of tears; akula: agitated ; iksanam: eyes; visidantam: depressed; idam: this; vakyam: words; uvaca: said; madhu-sudanah: the killer of Madhu.

Sanjaya dit : Madhusudhana dit ces mots à celui dont les yeux débordaient de larmes et d'agitation, et qui était en proie à la pitié et au désespoir.

Verset 2.2

¸ÉÒ ¦ÉMÉ´ÉÉxÉÖ´ÉÉSÉ : EÖòiɺi´aa Eò¶¨É±ÉʨÉnÆù ʴɹɨÉä ºÉ¨ÉÖ{ÉκlÉiɨÉÂ* +xÉɪÉÇVÉÖ¹]õ¨Éº´ÉMªÉǨÉEòÒÌiÉEò®ú¨ÉVÉÖÇxÉ2.2

Sri Bhagavanuvaacha

kuthasthwa kashmalamidam vishame samupasthitham anaaryajushtamaswargyamakeerthikaram arjuna (2.2)

sri-bhagavan uvaca: Lord said; kutah: wherefrom; tva: upon you; kasmalam: dejection; idam: this; visame: in this critical time; samupasthitam: arrived; anarya justam: unworthy as an Arya; asvargyam: not lead to heaven; akirti karam: disgraceful; arjuna: O Arjuna.

Bhagavan dit : Arjuna, d'où ce découragement provient-il donc à ce moment si critique? Cette attitude honteuse n'est pas digne d'un Aryen et elle t'exclura du paradis.

Klaibyam Ma Sma Gamah Paartha Naitattwayyupapadyate Kshudram Hrudayadaurbalyam Tyaktwotthishtha Parantapa (2.3)

klaibyam: impotence; ma: do not; sma gamah: yield; paartha: son of Partha; na: not; etat: this; tvayi: to you; upapadyate: is fitting; ksudram: mean; hrdaya: heart; daurbalyam: weak; tyaktva: abandonned; uttistha: get up; paran-tapa: destroyer of enemies.

Ne cèdes pas à cette lâcheté, Partha ! Cela ne te sied pas. Abandonne ce découragement digne de l'homme faible et lève toi, O Destructeur des ennemis !

Arjuna était éperdu de pitié et de désespoir. Il avait pitié de ses opposants constitués d'intimes, d'anciens, de professeurs, de parents et amis qu'il répugnait à tuer. La pensée même de savoir ce qui leur arriverait s'il devait les combattre et les tuer le désespérait. Son dilemme était complet. Effondré, son arc et ses flèches avaient glissés de ses mains.

Le Seigneur Krishna parle maintenant pour la première fois, comme s'il ouvrait son Etre directement.

Il attendit qu'Arjuna s'épuise physiquement, émotionnellement, et spirituellement.

Il l'écouta avec la plus grande attention. Krishna voulait laisser le temps à Arjuna de lui ouvrir son esprit, son cœur et son Etre, à lui son ami, philosophe guide et Maître. Ainsi, Ses réponses pourraient pénétrer l'Etre profond d'Arjuna.

Sri Bhagavanuvaacha : Kuthasthwa kashmalamidam vishame samupasthitham anaaryajushtamaswargyamakeerthikaram arjuna

Krishna dit, ' Mon cher Arjuna, comment ses impuretés se sont-elles immiscées en toi? Elles ne conviennent pas à un homme qui connaît la valeur de la vie. Elles ne conduisent pas l'esprit à des plans élevés, mais elles le conduisent à l'infamie.' Ce sloka est connecté au suivant.

Klaibyam ma sma gamah paartha naitattwayyupapadyate kshudram hrudayadaurbalayam tyaktwotthishtha parantapa

' O fils de Partha ! Ne cède pas à cette impuissance

dégradante. Ne la laisse pas s'emparer de ton Etre. Abandonne cette faiblesse de cœur triviale, et lève toi, O destructeur de l'ennemi.'

Je dirais que cela est le point essentiel de toute la Gita.

Krishna est un véritable Maître Zen, et il ne tourne pas autour du pot !

Comprenez bien, il n'est pas un philosophe et il s'adresse à l'issue du problème instantanément !

Il demande directement à Arjuna, 'Comment de telles impuretés ont-elles pu te tomber dessus? Elles ne sont pas dignes d'un Homme comme toi ! Elles ne te conduiront pas à des plans supérieurs, mais jetterons la calomnie sur toi !' Dans le sloka suivant, il demande à Arjuna d'abandonner sa faiblesse et s'adresse à lui en tant que 'destructeur de l'ennemi', et lui demande de se lever.

Voici une petite histoire Zen.

Un disciple se rend chez un Maître réalisé et demande, ' Maître, qu'est ce que Bouddha ? Comment puis je devenir Bouddha ? S'il vous plaît, enseignez-moi.'

Le Maître lui donna une grande gifle.

Le disciple est choqué, car il s'attendait à recevoir une sorte de technique de méditation, une bénédiction ou des conseils. Sa requête était d'aller voir un Swami et de lui demander comment réaliser Dieu ou l'Atman, mais il reçut un coup en retour ! Le disciple qui est très mûr ne critique pas son Maître par derrière. Il dit, ' Maître, je sais que tout ce que vous faites à une signification. Ce n'est pas parce que je ne comprends pas les raisons derrière vos actions, que je peux proclamer qu'elles sont mauvaises. S'il vous plaît, expliquez moi.'

Le Maître dit, 'Bouffon ! Tu es Bouddha ; pourquoi essaie tu de devenir quelque chose que tu es déjà ? Si un cheval vient à moi et me demande comment il peut devenir un cheval, comment manger de l'herbe et boire de l'eau, que puis je faire ? Tu es déjà cela et il n'y a rien besoin d'ajouter. C'est pour cela que je t'ai giflé, afin de t'éveiller.Voilà tout.'

De la même manière, Krishna délivre l'essence de la Gita toute entière en une 'gifle'.

Il connaît le problème d'Arjuna. S'il vous plaît, il faut que vous compreniez bien cela, Arjuna n'est pas en proie à une dépression spirituelle. Il ne veut aucunes solutions, il cherche seulement un support.

Comprenez moi bien, demander des solutions et demander un support sont deux choses bien différentes !

Arjuna a besoin d'un support, non pas de solutions. C'est pourquoi, dans ces deux slokas, Krishna ne parle pas de spiritualité. Le problème d'Arjuna puise son origine dans la peur et le souci. Les chakras Manipuraka et Swadishthana, qui sont des centres d'énergie qui se ferment en cas de souci extrême ou de peur, sont maintenant complètement fermés ! Il fait face à des complexes très profondément ancrés, à beaucoup de stress et de d'anxiété, parce qu'il a peur. Krishna s'adresse aux peurs profondes d'Arjuna instantanément, sans aucune philosophie, et lui demande d'abandonner sa faiblesse imprudente, de se lever et de se battre. Il n'offre aucune consolation, aucune sucrerie. Il donne juste un avertissement direct, une gifle qui réveille !

Si Arjuna était dans une humeur d'abandon et de lâcher prise, stotra ; (qu'il n'atteindra que plus tard), ces deux slokas lui auraient servi de Sutra, c'est-à-dire de techniques. Si Arjuna était sans peur et complètement dévoué à Krishna, ces deux vers auraient été suffisants pour le consoler et le remettre sur pieds ! Il aurait atteint l'illumination, ou aurait atteint l'Ultime simplement en entendant ces deux slokas. La Gita toute entière aurait été encapsulée dans ces deux slokas, et il n'y aurait rien eu rien à ajouter ! Aucun d'entre nous n'aurait besoin de venir ici pendant 18 jours !

Je vous ai parlé des Sastras, Stotra et Sutra dans le premier chapitre.

Chacun sont des dispositifs servant à illuminer des gens d'aptitudes différentes.

Sastra sont des apports scripturaux destinés au chercheur spirituel. Ils s'adressent à la tête. Stotra ciblent le niveau émotionnel, le cœur, et proposent des chants et des histoires dévotionnelles. Les Sutra sont pour les gens qui fonctionnent au niveau de l'Etre. Ils offrent des techniques de méditation, et de yoga. Ils ne sont pas exclusifs! Ce n'est pas la peine d'en pratiquer un à l'exclusion de l'autre. La même personne pourrait être dans l'état de recevoir un Stotra aujourd'hui et un Sastra demain.

Actuellement, Arjuna a besoin d'être convaincu intellectuellement. Krishna emploie donc le Sastra car il est l'approche qui convient à cette situation.

Comme il n'est pas dans l'humeur de Stotra, il n'est pas prêt pour la dévotion et la foi, Krishna doit créer un Sastra, une méthode, pour l'amener à l'état du Stotra. Toute l'affaire est liée aux peurs ; ou plutôt, aux soucis et à la dépression découlant de cette peur.

Toutes nos dépressions trouvent leur origine dans l'anxiété et la peur.

Une petite histoire :

Un candidat aux présidentiels donnait une conférence de presse, ' Je suis très optimiste quant à mon avenir !'

Un journaliste demanda, ' Alors pourquoi avez-vous l'air si soucieux ?'

Le candidat répliqua, ' Mon optimisme n'est pas justifié. Voilà pourquoi je suis inquiet !'

Nous nous attendons toujours à ce que notre optimisme soit justifié, et nous commençons à nous inquiéter lorsque nous n'avons pas de garanties. Toutes nos dépressions, soucis, et anxiétés ne sont rien d'autres qu'une peur profonde de la vie et la peur de s'abandonner à elle.

Il y a plusieurs niveaux de peur : la peur de perdre sa fortune, la peur de perdre une partie de son corps, la peur de perdre un être cher, la peur de l'inconnu et la peur de la mort. C'est pour cela que Krishna dit qu'Arjuna ne se conduit point comme un Arya. Ici le terme Arya qualifie un Etre humain conscient, il ne se réfère pas à une race ou une caste particulière. Le Smriti (les enseignements Védiques) disent qu'un Arya est tel un homme parmi les hommes ; un homme évolué, cultivé.

Ici, Arjuna est confronté à tous les quatre types de peur : peur qu'il puisse perdre tout ce qu'il possède, ou qu'il puisse perdre une partie de son corps dans la bataille. Troisièmement ; une peur majeure, la peur qu'il puisse perdre ses proches, et quatrièmement, la possibilité de perdre sa propre vie. Ces peurs le noient directement dans les soucis.

Si Arjuna s'était trouvé dans l'état de stotra, qui aurait induit qu'il aurait comprit que Krishna n'est personne d'autre que Dieu, un Poornavatara (une incarnation Divine du plus haut niveau), ces deux slokas auraient été suffisants, et aucune instruction supplémentaire n'aurait été nécessaire.

Malheureusement ; ou plutôt, heureusement, sinon la Gita ne serait jamais parvenue jusqu'à nous, Arjuna n'était pas dans l'état de Stotra, et ces deux slokas sont devenus Sastra.

Maintenant, le Sastra commence.

Dans le onzième chapitre, après le vishwaroopa darshan, Arjuna réalise qui est réellement Krishna. Il comprend que Krishna est au-delà de tout, au-delà de son imagination, de sa compréhension. Il n'est plus du tout surpris que toutes les déités L'adorent et s'abandonnent à Lui. Krishna répète alors les mêmes mots qu'il a dits maintenant, puis la Gita se termine et Arjuna entre en guerre.

Les mots que Krishna prononcent lorsque Arjuna est en état de stotra ; l'état de pure dévotion et de foi, deviennent Sutra, une technique pour l'illumination d'Arjuna. Maintenant, ces mots sont pur Sastra car Arjuna n'est pas encore dans l'état de Stotra.

Krishna n'est pas un philosophe. La philosophie n'est qu'une tentative d'essai de convaincre l'autre de faire ce que le philosophe attend de lui. Cela peut être un processus très lent, mais cela reste de toute façon un processus de persuasion de l'autre.

Hitler dans son autobiographie, dit que si un mensonge est répété une centaine de fois, il devient vérité. Et si une vérité est exprimée pour la première fois, les gens pensent qu'il s'agit d'un mensonge. Que quelque chose soit vrai ou faux ne dépend pas du fait en lui-même, mais dépend du nombre de fois qu'il a été répété !

Toutes les philosophies sont les mêmes, que ce soient le communisme, la religion ou la politique. Les philosophes inventent des raisons logiques afin de vous convaincre du bien fondé de leurs théories.

Ici, Krishna n'est nullement philosophe. Il ne tient pas à créer une philosophie.

Il essaie de donner la conclusion directe à Arjuna. Cependant, Arjuna n'est pas dans l'humeur de la recevoir parce qu'il n'est pas assez mûr pour l'assimiler. Krishna doit donc lui offrir la vision de Sa forme cosmique !

Il y a une très belle histoire dans les Upanishads :

Un disciple visite un Maître et dit, ' O Maître ! Enseignez moi atmagnanam, la connaissance du Soi.'

Le Maître dit, ' Tu es cela ! tatwamasi ! Tu es Dieu !'

Le disciple, incapable de le croire, pensa en luimême, ' Comment puis-je être Dieu ? J'ai encore peur de ma femme, j'ai plein de problèmes, et un millier de questions !'

C'est seulement lorsque le Maître lui prouve que le Maître est Dieu lui-même que le disciple fait alors confiance aux mots du Maître. Le Maître doit tout d'abord prouver qu'il est Dieu, afin de vous faire comprendre que vous êtes Dieu. Ici, Krishna fait la même chose en répétant qu'Il est tout cela.

Krishna dit un peu plus loin, que parmi les Rishis (les sages), Il est Narada ; parmi les mois, Il est Maargashirsha. Il explique Sa gloire en décrivant que tous les Devatas, les déités, les Veda, la sagesse des écritures, résident à ses pieds, et le monde entier est en Lui. Il formule ces grandes déclarations qui peuvent apparaître egoïstiques à une personne normale. Mais Krishna dévoile cela au risque d'être mécompris. Il répète qu'Il est Dieu afin de vous faire réaliser que vous êtes Dieu. Il déclare, ' Je suis Dieu' juste dans le but de vous faire réaliser que vous êtes Dieu !

Vous ne pourriez pas croire aux déclarations de personnes ordinaires. Vous avez besoin d'entendre les mots provenir d'une source d'autorité qui a le droit de les formuler. Ici, Krishna dit les mêmes mots qu'il répète tout au long de la Gita, mais Arjuna n'est pas capable de croire en Ces mots.

Une fois que Krishna a prouvé Sa divinité, Arjuna croit ses mots et devient prêt à les suivre.

De même, les Maîtres prouvent leur divinité et accomplissent des actes extraordinaires ou des 'miracles' non pas pour satisfaire leur ego. Ils les manifestent afin de prouver qu'ils sont Dieu, et pour que vous croyez en leurs paroles et expérimentiez le fait que vous êtes Dieu. Voilà la raison pour laquelle les Maîtres prouvent plusieurs fois leur divinité à travers leurs énergies.

La Bhagavad Gita ne fait pas partie des Veda ou des Upanishad, qui sont traditionnellement classés dans la catégorie des écritures sacrées ; les srutis, dont l'origine est considérée divine. La Gita fait partie d'un récit épique, un purana appelé la Mahabharata. Certain pensent que la Gita a été ajoutée ultérieurement à ce récit épique. Malgré cela, la Gita est reconnue universellement comme une écriture à part entière par tous les érudits Hindous. C'est l'autorité avec laquelle Krishna délivre la Gita qui l'a portée au rang d'écriture sainte. ' Je suis le Divin', dit Krishna, 'Si vous croyez en Moi, vous aussi réaliserez votre Divinité intérieure'. C'est ce message profond et simple qui a établit le caractère sacré de la Gita en résonnant très profondément dans le cœur, l'esprit et l'Etre de plusieurs générations d'Hindous.

Un auteur connu écrit un livre de quarante pages qui expose l'essence de sa philosophie. Un lecteur lui demanda pourquoi le livre ne comporte que quarante pages. Il répondit que s'il avait eu le temps, il aurait écrit un livre de seulement vingt pages !

Résumer les choses requiert de l'intelligence.

Déblatérer des paroles continuellement ne nécessite par contre pas trop d'intelligence. Seuls les fous écrivent de gros volumes ! Les gens intelligents exprimeront le même contenu en quelques mots seulement. Moins vous en savez sur un sujet, plus vous en parlez et écrivez à son propos !

Ici, Krishna résume en deux slokas les 700 slokas de la Gita.

Il traite et éclaircit directement le point sur lequel Arjuna est bloqué : la réputation et la renommée ou la qualité rajasique. Un homme centré dans le satva, ne sera ni avide ni léthargique, mais sera d'une attitude neutre. La compassion l'inspirera à travailler. L'homme installé dans le rajas, ne travaillera que pour acquérir une bonne renommée. Un homme centré dans le tamas, la léthargie, ne travaillera que pour les plaisirs des sens.

Duryodhana par exemple, ne travaille que sur le mode tamasique, son attitude est cruelle et grossière. Dharmaraja ou Yudhishtra travaille de manière sattvique, compatissante. Ici, Arjuna est centré dans rajas, et par conséquent n'est intéressé que par sa réputation. C'est pour cette raison que Bhagavan lui demande de ne pas agir de cette façon, car cela lui apportera le discrédit. Il met le doigt sur l'ego subtil qui est à l'œuvre en Arjuna.

Heureusement, Arjuna n'est pas assez intelligent, ou plutôt, il se comporte comme si il n'est pas assez intelligent pour comprendre Ses mots ! Ayant vécu aux côtés de Krishna pendant plus de 30 ans, il a sans doute dû développer son intelligence. Il n'expose pas ses questions et ses doutes que pour lui-même, mais pour les générations futures, et l'humanité toute entière.

Klaibyam ma sma gamah paartha naitattwayyupapadyate Kshudram hrudayadaurbalayam tyaktwotthishta parantapa.

Krishna va droit au but une fois de plus. Il ne crée pas une philosophie, et 'ne tourne pas autour du pot'. Il parle avec emphase, ' O Arjuna ! Ne fais pas preuve d'une telle faiblesse avilissante, ne te comporte pas de la sorte, réveille toi !'

Une petite histoire que j'ai lue dans le magasine Newsweek récemment :

Un jeune homme souffrait d'un trouble compulsif. Il déchirait tous les papiers qu'il voyait ou qui lui tombaient sous la main. Sa famille, embarrassée, l'emmena consulter des psychanalystes Jungiens et Freudiens. Ils dépensèrent beaucoup d'argent et essayèrent toutes sortes de remèdes, mais rien ne fit effet. Un jour, ils lurent un article sur un jeune psychothérapeute et décidèrent de s'adresser à lui. Lors de la consultation, le thérapeute demanda de passer quelques minutes seul avec le patient. Ils marchèrent un peu ensemble pendant quelques minutes, après quoi le thérapeute revint et déclara le patient guérit ! Quelle surprise pour la famille quand elle réalisa qu'il était vraiment guérit ! Même un an après, il se comportait encore tout à fait normalement ! Tout le monde ignorait comment le problème avait disparu. Ils retournèrent voir le docteur pour lui exprimer leur gratitude. Ils voulaient savoir comment le docteur avait réussit à guérir le problème qu'aucun autre n'avait réussit à résoudre.

Le thérapeute dit simplement qu'il demanda au patient de ne plus déchirer les papiers de la sorte, car s'il le faisait encore une fois de plus, il serait alors amené chez un docteur qui finirait par le jeter par la fenêtre !

La plupart du temps, nos problèmes sont très simples, mais nous les rendons compliqués en les analysant trop. Lorsque nous exprimons et analysons un problème, nous le compliquons et lui donnons du pouvoir ! Nos problèmes ne sont pas si énormes qu'ils en ont l'air. Lorsque nous verbalisons, analysons, étiquetons et catégorisons un problème, nous créons un tout nouveau problème qui n'existait pas en nous auparavant. C'est grâce à ce processus que les psychiatres continuent à inventer de nouvelles maladies ! Plus nous analysons les choses, plus nous créons de problèmes et de difficultés.

L'approche simple et directe du jeune thérapeute résolu le problème que toutes les séances précédentes passées sur le divan des psy n'avaient pu régler !

Vous n'avez qu'un seul esprit- vous pouvez l'utiliser soit pour résoudre les problèmes, soit pour créer plus de problèmes ! Comprenez moi bien, vous ne ferez que créer toujours plus de nouveaux problèmes si vous ne résolvez pas vos problèmes déjà existants ! Il n'existe rien de tel qu'un 'équilibre' au niveau mental ! Aucun statu quo- Soit il vous élève, soit il vous fait choir!

Ici, Krishna s'adresse instantanément au problème d'Arjuna.

Une autre petite histoire :

Un homme entra dans un bar accompagné de son cochon domestique. Le barman remarqua que le cochon avait une jambe de bois. Il fut surpris de voir que l'on puisse emmener un cochon dans un bar ; et de surcroît, un cochon avec une jambe de bois! Il demanda au client pourquoi ce cochon avait une jambe de bois. L'homme comprit qu'il pouvait tirer profit de la curiosité du barman et rétorqua qu'il prendrait une boisson gratuite en échange de l'histoire. Le barman accepta.

Après le premier verre, l'homme raconta que ce cochon était très spécial car il lui avait sauvé la vie ainsi qu'à sa femme et à sa famille lorsque sa maison était en feu. Le barman acquiesça, mais ne n'arrivait à pas comprendre pourquoi le cochon avait une jambe de bois. L'homme répliqua qu'il continuerait l'histoire si on lui offrait un autre verre.

Le barman accepta. L'homme expliqua qu'il tomba une fois dans un lac. Le cochon se précipita chercher sa femme et l'emmena sur les lieux, lui sauvant ainsi la vie. Le barman n'en pouvait plus ! Il avait bien comprit que le cochon était très spécial ! Mais pourquoi avait il une jambe de bois ? L'homme demanda un autre verre. Le barman accepta de lui en servir un dernier.

L'homme lui expliqua comment le cochon l'avait sauvé au beau milieu d'un ouragan. Mais le barman n'en put plus! Il attrapa l'homme par le col de sa chemise et lui demanda pourquoi ce cochon avait une jambe de bois. L'homme répliqua, ' Un cochon si spécial ! Comment pourrait-on le manger d'un coup ? Je le mange petit bout par petit bout!'

Avant d'en venir à la conclusion, l'homme raconta une histoire à rallonges, alors qu'il aurait très bien pu conclure en une minute ! Il devait sûrement être un grand philosophe !

Ici, Krishna ne créé pas de philosophie, il donne la réponse en une phrase seulement. Cependant, Arjuna n'est pas encore assez mûr, Il doit alors lui fournir une explication intellectuelle.

Toutes les philosophies occidentales débutent leurs théories par une analyse logique, et les terminent par une conclusion. Toutes les méthodes orientales commencent par une conclusion et offrent ensuite une analyse.

Comme les Maîtres orientaux sont pleins de compassion, ils ne veulent pas nous torturer avec leur logique. Si nous avons une intelligence suffisamment éveillée, ils nous donnent d'abord une opportunité de saisir la solution.

Si nous n'avons pas l'intelligence suffisante pour cela, ils n'ont alors plus d'autre option que de livrer des explications et des analyses détaillées.

Ils attendent de nous que nous nous transformions en leur faisant simplement confiance. Lorsqu'ils trouvent que nous ne sommes pas encore prêts pour cela, ils commencent alors la procédure habituelle.

Ici, Krishna essaie la première méthode de l'illumination immédiate, de la libération immédiate. Mais Arjuna n'est pas assez mûr ni pour la recevoir, ni pour la comprendre. Alors Krishna commence le processus explicatif, étapes après étapes.

Les gens réagissent de deux façons à la sainteté et à la divinité de Krishna dans la Bhagavad Gita. Pour un groupe de gens, Krishna ne remplit pas les critères nécessaires pour être qualifié de Divin ; ces gens ne croient probablement pas en quoi que ce soit de Divin. Le processus rationnel dans le dialogue de la Gita est la seule manière possible de convaincre les gens athées et agnostiques.

La clarté et la sagesse de ce dialogue dépassent de loin tout

ce qui a jamais été écrit.

Le message de Krishna est universel est éternel. Si les gens ne l'acceptent ou ne le comprennent pas, cela prouve simplement qu'ils ne sont pas encore prêts à l'accepter et le comprendre.

Les lois de la nature de changeront pas sous prétexte que nous ne sommes point capable de les comprendre et de les accepter. La terre était ronde et non plate, et elle évoluait autour du soleil et non pas le contraire, même lorsque l'église Catholique tuait les gens qui exposaient ces vérités.

Un autre groupe de gens dit que seul Krishna est Divin, et qu'aucune autre 'manifestation' n'est valide.

Un de ces groupes vint me parler après un discours que je menai sur la Bhagavad Gita. Ils étaient très perturbés. Ils dirent : 'D'après le discours que vous venez de donner, nous constatons que vous reconnaissez la divinité de Krishna.' Je dis, ' Oui, en effet ; Il est un poornavatara, une Incarnation complète.'

Ils commencèrent alors à se plaindre. 'Alors comment cela se fait il que vous offriez l'adoration à Shiva dans votre ashram ? Nous savons que vous avez un temple dédié à Dakshinamurthy dans votre ashram de Bidadi en Bharat. Comment cela se fait il ?'

Je leur demandai, ' Avez-vous lu l'Anu Gita qui est une autre partie de la Mahabharata ?' Ils dirent que non.

J'entrepris alors de leur expliquer l'Anu Gita. Après la guerre, Arjuna et Krishna se retrouvent et Arjuna dit : ' Krishna, je ne me rappelle pas de ce que Tu m'as enseigné à Kurukshetra, lorsque tu délivras la Gita. Peux-Tu m'entretenir encore à ce sujet ?'

Krishna dit, ' Oh, tu as oublié, n'est-ce pas ! J'ai également oublié ce que j'ai dis !'

Arjuna s'exclama, ' Krishna, comment est-ce possible ?'

Krishna dit, ' À ce moment là, J'étais Krishna Parabrahma, J'étais Bhagavan, J'étais la Super conscience, J'étais le Divin. Maintenant, Je ne suis que Krishna Vasudeva, le fils de Vasudeva. Ainsi, Je ne rappelle pas de ce que Je te dis alors sous cette forme là ! Je vais cependant essayer de m'en rappeler.'

Ce dont il se rappela et raconta est rapporté dans l'Anu Gita.

Krishna sous la forme de Krishna Parabrahma est l'énergie Divine, le Brahman sans forme, tout comme Shiva, Vishnu ou Devi. Il est la Vérité Ultime, le Puroshottama, tout comme ces autres manifestations de Brahman.

Seules les vaches ignorantes de Krishna se battent avec les singes tout aussi ignorants de Rama, oubliant qu'ils sont tous deux issus de la même énergie !

Krishna est 'Poornam', sans aucun doute possible. Il est le Tout et l'Infini, tout comme l'énonce les Upanishads :

Poornamadah poornamidam, poornat poornamudachyate

Poornasya Poornamadaaya Poornamevavasishyate

Cela est Infini, ceci est Infini. L'Infini s'élève de cet Infini.

Si l'Infini est retiré de l'Infini, l'Infini reste tout de même Infini.

Tout comme l'Infini (le Brahman), Krishna est également Vishnu, Shiva, et Devi ainsi que toutes les autres manifestations Divines.

L'Energie Ultime qui est derrière chacune de ces manifestations, n'a ni nom ni forme. Ceci est la Vérité.

La répétition constante du terme Bhagavan tout au long de la Gita nous fait prendre conscience qu'Il n'est pas simplement qu'un Saint qui conduit accessoirement le char d'Arjuna, ni simplement Parthasarathy ; ou Kesava, destructeur du démon Kesin ; ou Madhusudhana, destructeur du démon Madhu…Mais, qu'il est Krishna Parabrahma, l'Energie Suprême, qui est sans forme et sans nom.

Cette répétition constante renforce le concept que vous êtes également Dieu, tout comme Arjuna. Et pas moins que cela !

Comprendre la divinité de Krishna est un premier pas vers l'acceptation et la compréhension de notre propre divinité intrinsèque. Cette prise de conscience est le vecteur qui libère. C'est pour cela que Sankara dit dans Bhaja Govindam, ' Même une petite lecture de la Bhagavad Gita vous libérera de la mort !'

अर्जुन उवाच : कथं भीष्ममहं सङ्ख्ये द्रोणं च मधुसूदन। इषुभिः प्रतियोत्स्यामि पूजार्हावरिसूदन।।2.4।।

arjuna uvaca

katham bhismam aham sankhye dronam ca madhusudana isubhih pratiyotsyaami pujarhaav ari-sudana (2.4)

arjunah uvaca: Arjuna said; katham: how; bhismam: unto Bhisma; aham: I; sankhye: in the fight; dronam: unto Drona; ca: also; madhu-sudana: O killer of Madhu; isubhih: with arrows; pratiyotsyaami: shall counterattack; puja-arhaav: those who are worshipable; ari-sudana: O killer of the enemies.

Arjuna dit : ' O, Toi qui a tué Madhu (il se réfère à Krishna), dis moi, comment puis je diriger mes flèches contre des hommes tels que Bhisma et Drona, qui sont eux-mêmes dignes de mon admiration ?'

अर्जुन उवाच : गुरून्हत्वा हि महानुभावाञ्छ्रेयो भोक्तुं भैक्ष्यमपीह लोके। हत्वार्थकामांस्तु गुरूनिहैव भुञ्जीय भोगान् रुधिरप्रदिग्धान्।।2.5।।

guroonahatvaa hi mahaanubhaavaan shreyo bhoktum bhaikshyamapeeha loke Hatwaarthakaamaamstu guroonihaiva bhunjeeya bhogaan rudhirapradhigdhaan (2.5)

guroon: the superiors; ahatvaa: not killing; hi: certainly; mahaanubhaavaan: great souls; sreyah: it is better; bhoktum: to enjoy life; bhaiksyam: begging; api: even; iha: in this life; loke: in this world; hatva: killing; artha: gain; kaman: so desiring; tu: but; gurun: superiors; iha: in this world; eva: certainly; bhunjiya: has to enjoy; bhogaan: enjoyable things; rudhira: blood; pradigdhaan: tainted with.

' Je mangerais plutôt une nourriture mendiée par-delà ce monde plutôt que de mettre à mort les plus nobles des professeurs. Si je les tue, tous les plaisirs de ce monde liés à la richesse et aux désirs seront souillés de sang pour moi.'

अर्जुन उवाच : न चैतद्विद्मः कतरन्नो गरीयो यद्वा जयेम यदि वा नो जयेयुः। यानेव हत्वा न जिजीविषामस्तेऽवस्थिताः प्रमुखे धार्तराष्ट्राः।।2.6।।

Na chaitadvidmaaha katharanno gareeyo yadwaa jayema yadhi vaa no jayeyuh Yaaneva hatvaa na jijeevishaam sthevaasthitaah pramukhe dhaartharaashtraah (2.6)

na: nor; ca: also; etat: this; vidmah: do know; katarat: which; nah: us; gariyah: better; yat: what; va: either; jayema: conquer us; yadi: if; va: or; nah: us; jayeyuh: conquer; yan: those; eva: certainly; hatva: by killing; na: never; jijivisamah: want to live; te: all of them; avasthitah: are situated; pramukhe: in the front; dhaartaraastraah: the sons of Dhritarashtra.

' Je ne peux me décider quant à ce qu'il y a de mieux à faire. Devrions nous les laisser nous conquérir ou devrions nous plutôt les conquérir ? Nous n'espérerons plus vivre après avoir tué les fils de Dhritarashtra qui nous font face.'

अर्जुन उवाच : कार्पण्यदोषोपहतस्वभावः पृच्छामि त्वां धर्मसम्मूढचेताः। यच्छ्रेयः स्यान्निश्चितं ब्रूहि तन्मे शिष्यस्तेऽहं शाधि मां त्वां प्रपन्नम्।।2.7।।

Kaarpanyadoshopahataswabhaavah pricchaami tvaam dharmasammoodachetaah Yacchreyah syannischitham broohi tanme shishyaste'ham shaadi ma tvaam prapannam (2.7)

karpanya: miserly; dosa: weakness; upahata: being inflicted by; svabhaavah: characteristics; prcchaami: I am asking; tvaam: unto You; dharma: religion; sammudha: bewildered; cetaah: in heart; yat: what; sreyah: all-good; syat: may be; niscitam: confidently; bruhi: tell; tat: that; me: unto me; sisyah: disciple; te: your; aham: I am; saadhi: just instruct; mam: me; tvaam: unto You; prapannam: surrendered.

' Mon cœur est submergé de pitié, et mon esprit est confus quant à l'enjeu conséquent à mon devoir. Je T'en supplie Seigneur. Dis Moi quelle mesure est la plus appropriée. Je suis Ton disciple ; instruits moi, moi qui ai pris refuge en Toi !'

अर्जुन उवाच : न हि प्रपश्यामि ममापनुद्याद् यच्छोकमुच्छोषणमिन्द्रियाणाम्। अवाप्य भूमावसপত্নমृद्धं রাজ্যং সুরানামপি চাধিপত্যম্।।2.8।।

na hi prapashyaami mamaapanudhyaad yacchokam ucchoshanam indriyaanam avaapya bhoomaav asapatnamruddham raajyam suraanaamapi chaadipatyam (2.8)

na: do not; hi: certainly; prapasyami: I see; mama: my; apanudyat: can drive away; yat: that; sokam: lamentation; ucchosanam: drying up; indriyanam: of the senses; avapya: achieving; bhumau: on the earth; asapatnam: without rival; rddham: prosperous; rajyam: kingdom; suranam: of the demigods; api: even; ca: also; adhipatyam: supremacy.

' Même si je devais atteindre la prospérité et une dominion sans pareille sur cette Terre, ou même si j'atteignais le statut de Seigneur des Dieux, je ne vois point comment cela pourrait effacer le chagrin qui ronge mes sens.'

En dépit de l'exhortation de Krishna de prendre les armes, Arjuna réitère tous ses arguments précédents. C'est comme si il n'avait pas du tout entendu Ses paroles.

Il implore Krishna une fois de plus, ' Toi, le Seigneur de cet Univers, as le droit de détruire ce qu'il Te plaît. Tu as détruit les démons Madhu et Kesin et Tu as détruits bien d'autres ennemis encore. Tout cela est justifié, Tu es le Seigneur !

Comment puis-je ; simple mortel, être assez hardi pour mener une guerre contre mes Pères et professeurs dans l'intention de les tuer tous? Je devrais leur offrir mon adoration, et non la destruction. Je serai condamné si je les combats.'

Il continue, ' Il vaudrait mieux pour moi demander l'aumône, tel l'ascète ou le mendiant, plutôt que de tuer mes aînés. Une fois que mes mains seront tachées de leur sang, comment pourrais-je apprécier les plaisirs du monde ? Je suis troublé quant à choisir ce qui est juste. Devraient-ils me tuer, ou le contraire ? Comment peut on vivre après avoir abattu nos propres parents et aînés ?'

Arjuna continue, ' Maintenant je ne sais plus quel devrait être mon devoir, et j'ai perdu tout sang froid à cause de la faiblesse et de la misère. Je ne vois aucune solution à mon dilemme. Même si je tue ces gens et gagne un contrôle total sur la terre et les cieux, quels bénéfices cela m'apportera t'il ? Dans un tel cas de figure, je Te demande de me dire ce qui est certainement le mieux pour moi. Maintenant, je suis Ton disciple et mon âme s'est abandonnée à Toi. S'il Te plaît, instruits moi.'

Part 2: Discourses on Bhagavad Gita Gita - Chapter 2 - You are God_French_part_2.md

Je dois maintenant partager une vérité importante avec vous. Ici, Arjuna dit 'Mon âme s'est abandonnée à Toi'. C'est un mensonge ! S'il s'était réellement abandonné à Krishna, il aurait simplement suivi à la lettre ce que Krishna disait et n'aurait point attendu d'explications intellectuelles.

J'ai rencontré tant de gens dans la même situation !

Une petite histoire, ou plutôt, un morceau d'histoire :

Une nuit, aux alentours de minuit, je reçus le coup de téléphone d'un de nos dévots, qui exerce la profession d'officier. Il me supplia de l'aider pour un problème soit disant des plus sérieux. Il dit que s'il ne pouvait disposer de mon aide, le suicide n'était alors plus que la seule alternative dans sa vie ! Je lui dis de venir me voir le lendemain matin même, pour que nous puissions ainsi nous occuper de son problème. Il insista cependant pour recevoir une solution immédiatement.

Après avoir écouté son problème en détails, je lui assurai que je m'en occuperais mais qu'il devait de toute façon venir me voir le lendemain pour analyser le problème à fond et ainsi s'assurer que ce problème ne se reproduirait pas. Il répliqua que venir le lendemain matin n'était pas possible parce qu'il devait aller au bureau !

Alors qu'il exposait son problème, il dit que sa vie même était à mes pieds, et que, en tant que disciple, il s'était complètement abandonné à moi, et que moi seul pouvais le sauver ! Mais quand je lui dis de venir le lendemain, il me dit qu'il ne peut pas parce qu'il doit aller au bureau !

Arjuna est exactement dans la même position. Il dit que son âme s'est complètement abandonnée à Krishna, mais lorsque Krishna lui demande d'obéir à Sa commande, il n'est nullement prêt à le faire et est complètement confus.

S'abandonner par confusion n'est pas l'abandon véritable, puisque vous ne savez même pas si vous faites la chose juste !

Comprenez bien, vous abandonnez parce que vous comprenez les sasta, ou vous abandonner par intelligence, est le véritable abandon.

Ici, Arjuna capitule seulement verbalement car il est, comme il le clame, complètement confus !

Vous devez faire soit ce que vous pensez être juste, ou vous devez faire ce que le Maître vous ordonne de faire.

Ici, Arjuna attend du Maître qu'Il lui dise exactement ce qu'il veut entendre. Ainsi, bien qu'Arjuna clame qu'il se soit abandonné, il ne l'est en fait pas tant que cela !

De temps à autre, des gens viennent me voir pour recevoir des conseils. Ils me disent, ' Maître, j'ai tel et tel problème. S'il vous plaît, conseillez moi. Je ferai tout ce que vous me direz !' Puis, lorsque je leur demande de venir à l'ashram pour quelques jours afin de participer à l'une de nos retraites de méditation sachant que cela va les aider, ils me donnent alors plus d'une douzaine de raisons pour ne pas venir ! Ils me citent toutes les tâches 'vitales' qu'ils doivent effectuer avant de pouvoir entreprendre quoique ce soit de ce que je leur suggère.

Certains me disent même, ' Maître, ce n'est pas encore le bon moment.'

Quelle absurdité ! Cela n'a ni queue ni tête ! Aucun de nous ne sommes contrôlé par une destinée inconnue sur laquelle nous pouvons jeter la faute quand nous ne pouvons pas faire quelque chose, ou lorsque nous faisons des erreurs !

Votre destinée est entre vos mains !

Par contre, un Maître illuminé n'a aucun contrôle sur ses actions. Tout ce qu'il fait repose entre les mains de Parasakti.

Je ne peux bouger un petit doigt ou même prononcer un seul mot sans l'ordre de Parasakti. Mais chacun de vous a le pouvoir de décider de ce qu'il veut faire. Tout comme Arjuna.

Arjuna demande à Krishna de le guider, tout comme les disciples qui viennent me voir.

Ils accepteront ma décision si ce que je leur dis va dans le sens de ce qu'ils veulent entendre. Tout comme Arjuna. Krishna ne le sait que trop bien !

Cependant, il continue à s'exprimer et à lui enseigner la Vérité, par pure compassion, karuna. C'est ici que commence le Sastra. Les deux slokas que Krishna délivre sont des Sutra. Mais comme Arjuna n'est pas prêt à les recevoir, il doit commencer alors à exposer les Sastra.

Un incident intéressant se produisit après la guerre de la Mahabharata. Arjuna et Krishna marchaient ensemble. Krishna montre un corbeau assit sur une branche et dit, ' Arjuna, vois tu donc ce corbeau tout vert ?'

' Oui, Krishna !'Répond immédiatement Krishna.

Ils marchent un peu plus loin. Une fois de plus, Krishna demande, ' Arjuna, vois tu le corbeau tout noir ?'

Encore une fois, Arjuna répond, ' Bien sûr Krishna, je vois ce corbeau noir.'

Alors, Krishna ajouta malicieusement, ' Arjuna, es tu idiot ? Lorsque je te demandai si tu voyais le corbeau vert, tu dis que tu le vis. Mais, comment un corbeau peut il donc être vert ?'

Arjuna dit, ' Krishna, que puis je faire? Lorsque tu dis que le corbeau était vert, ce que mes yeux virent fut clairement un corbeau vert !'

Arjuna s'était alors réellement abandonné à son Maître. Plus seulement intellectuellement ou émotionnellement, mais Arjuna à également abandonné ses sens à Krishna.

Mais à ce point là de l'histoire, Arjuna n'est pas encore installé dans cet état. Il est confus. Il est plongé dans ses dilemmes. Il sait que son devoir est de vaincre ses ennemis, et des les tuer si cela est nécessaire. Mais, ses ennemis sont ses parents, ses aînés, et ses professeurs. Ses samskaras liés à ces relations le font hésiter. Il récite tout ce qu'il sait ; ou plutôt tout ce qu'il a lu dans les écritures, dans les traditions, et entendu de ouï-dire, et tout le reste, afin d'éviter de prendre la décision déplaisante de se battre contre ses propres parents.

Krishna est complètement conscient de son dilemme, et il continue son entreprise de démolition sur l'identité d'Arjuna. Le Maître est un chirurgien qui enlève le cancer de l'ego. C'est ce que Krishna fait tout au long du dialogue de la Gita. Krishna reste tout au long de l'opération. Beaucoup d'hommes faibles se seraient enfuis en courant de cette table d'opération, de ce champ de bataille, sans aucun désir de lâcher leur identité ! La grandeur d'Arjuna réside dans sa détermination à écouter son Maître, et de se laisser guider par lui. Ainsi, il implore son Maître, ' Maître, dis moi quoi faire. Je suis ton disciple. Tu es mon seul refuge.'

C'est cette attitude d'abandon à son Maître qui rachète Arjuna, et l'aide à gagner la guerre, qui est en fait une métaphore de la guerre qui fait rage au sein de son Etre.

Ceci est la métaphore du combat que chacun d'entre vous menez tous les jours. Si vous voulez devenir conscient, c'est cette même guerre que vous devriez mener chaque jour pour lâcher l'ego, l'esprit et l'identité qui vous enchaînent vivants sur cette terre !

Tout ce que vous pensez être vôtre, tout ce que vous pensez être vous, est différent de la vérité.

Le rôle du Maître est de vous conduire sur le chemin de la découverte de Soi, tout comme Krishna guide Arjuna.

Vous devez développer cette attitude d'abandon pour pouvoir être guidé.

सञ्जय उवाच : एवमुक्त्वा हृषीकेशं गुडाकेशः परन्तप। न योत्स्य इति गोविन्दमुक्त्वा तुष्णीं बभुव ह।।२.९।।

sanjaya uwaca evam uktvaa hrsikesam gudaakesah parantapah na yotsya iti govindam uktvaa tusnim babhuva ha (2.9)

sanjayah uvaca: Sanjaya said; evam: thus; uktvaa: speaking; hrsikesam: unto Krsna, the Master of the senses; gudaakesah: Arjuna, the Master at curbing ignorance; parantapah: destroyer of the enemies; na yotsye: I shall not fight; iti: thus; govindam: unto Krsna, the giver of pleasure; uktvaa: saying; tusnim: silent; babhuva: became; ha: certainly.

Sanjaya dit : Ayant ainsi parlé, Arjuna, le destructeur des ennemis, s'adressa une fois de plus à Krishna : 'Govinda, je ne combattrai point', puis resta silencieux.

तमुवाच हृषीकेशः प्रहसन्निव भारत। सेनयोरुभयोर्मध्ये विषीदन्तमिदं वचः।।२.१०।।

tam uvaaca hrsikesah prahasann iva bhaarata senayor ubhavor madhye visidantam, idam vacah (2.10)

tam: unto him; uvaaca: said; hrsikesah: the Master of the senses, Krsna; prahasan: smiling; iva: like that; bhaarata: O Dhrtarastra, descendant of Bharata; senayoh: of the armies; ubhayoh: of both parties; madhye: between; visidantam: unto the lamenting one; idam: the following; vacah: words.

O descendant de Bharata, à ce moment là, Krishna, souriant au milieu des deux armées, prononça ces mots à l'adresse d'un Arjuna abattu de douleur.

श्री भगवानवाच : अशोच्यानन्वशोचस्त्वं प्रज्ञावादांश्च भाषसे । गतासूनगतासुंश्च नानुशोचन्ति पण्डिताः ।।२.११।।

Sri Bhagavan uvaacha

ashochyaan anvashochastwam trainavaadaamscha bhaashase gataasoonagataasoonscha naanushochanti pandita (2.11)

sri-bhagavan uvaca: the Supreme Personality of Godhead said; asocyaan: that which is not worthy of lamentation; anvasocah: you are lamenting; tvam: you; prajnaavadan: learned talks; ca: also; bhaashase: speaking; gata: lost; asun: life; agata: not past; asun: life; ca: also; na: never; anusocanti: lament; panditah: the learned.

Bhagavan disait : Tu te rends misérable pour ceux qui n'en valent pas la peine bien qu'ils parlent cependant des mots sages. L'homme sage ne pleure ni pour les vivants ni pour les morts.

Even though it is written here in the past tense, I feel Bien que cela soit écrit ici à l'imparfait, je ressens que les mots de Krishna devraient toujours être rapportés au temps présent ; Ses mots sont encore pertinents aujourd'hui. Nous ne pouvons en aucun cas dire Krishna 'était', mais Krishna 'est' ; on ne peut pas dire Krishna 'disait', mais Krishna 'dit'.

Après s'être lamenté une fois de plus sur ce qu'il est forcé de faire, répugnant à remplir son devoir, Arjuna, tel un enfant irritable, s'assit et dit,'Je ne combattrai point.' C'est comme s'il attendait qu'on le persuade.

Il cherche une explication.

Krishna lui dit doucement et gracieusement, 'Tu dis des mots savants, mais tu déplores ceux qui ne sont pas digne de ton chagrin. Ceux qui sont sage ne se lamentent ni pour les vivants ni pour les morts.'

Une fois de plus ; Krishna s'adresse au problème directement, 'O Arjuna, tu parles comme quelqu'un d'instruit, d'illuminé ! Tu récites ces mots mais ne les a pas expérimentés. Du fait, tes mots ne portent en eux aucune conviction.

Tes émotions et ton Etre montre que ta conscience n'est point illuminée ; tu n'as pas compris ; tu n'as pas expérimenté. Un Etre illuminé authentique ne se souciera jamais des vivants et des morts.'

Si vous vous souciez pour quelqu'un de vivant ou de mort,

vous ne pouvez alors être un homme d'intelligence ! Après tout, qu'est ce que la vie et la mort? Ils sont des milliers, ou plutôt, millions à avoir vécu et périt.

Quelqu'un me demanda, 'Pourquoi les catastrophes naturelles existent-elles ? Pourquoi tant de gens trouvent la mort dans les guerres et les catastrophes naturelles ? Pourquoi Dieu permet-il ces choses, pourquoi est-il si cruel ?'

Je lui répondis, 'Honnêtement, je ne sais pas', mais si vous insistez vraiment pour avoir une réponse, je pourrai vous en fournir une la prochaine fois que Dieu organisera une conférence, je pourrai alors Lui demander de répondre à cette question!'

Dans l'absolu, ces questions n'ont aucunes réponses. De telles questions sont issues de votre logique, et Dieu est au-delà de la logique !

Vous ne pourrez jamais avoir de réponses à ces questions.

Par exemple, une fourmi demande à un éléphant, 'Pourquoi es tu aussi foncé que moi ? Pourquoi notre peau est-elle de la même couleur ?'

L'éléphant sera t'il capable de répondre ? Il ne se rendra même pas compte que quelqu'un lui pose une question ! De même, il est important de comprendre les règles de l'Existence et du Divin.

Seuls les fous se soucient des vivants et des morts. Un homme réellement intelligent ne se tracassera point avec cela.

Souvent, les gens me demandent 'Comment l'univers a-t-il été créé ? A-t-il été créé par Brahma, tout comme les écritures Hindoues le stipulent ? Ou bien a-t-il été créé en six jours par un Dieu innommable tout comme l'Ancien Testament l'enseigne ?'

Je leur parle alors de ce que Bouddha a dit il y a mille ans de cela, en se référant à sa perception personnelle. L'Univers, selon Lui, n'a jamais été créé et ne sera jamais détruit. Il a toujours existé.

L'Univers s'est créé lui-même. C'est la Création qui incarne le Créateur et résulte en ce qui a été Créé. L'Univers est l'expression ultime de l'expérience advaitique non duelle, dans laquelle l'Expérience se fond avec l'Expérimentateur et l'Expérimenté.

Nos questions en rapport à la justice de ce qui arrive autour de nous, ne s'élèvent que lorsque nous nous sentons menacés d'une manière ou d'une autre ! Ces questions, ces problèmes qui remettent en cause la moralité de l'Univers jaillissent lorsque notre ego est menacé, lorsque notre identité est menacée ; lorsque notre vie est menacée.

N'importe quelle personne frappée d'une maladie incurable ou

d'une affliction fatale, telle que le cancer posera la question 'Pourquoi moi ?' Si c'est un jeune enfant, les parents, les relatifs et amis demanderont justice à Dieu. Ils se demanderont si Dieu est juste.

Que savez vous à propos de la justice Divine ? Que savez vous à propos de Dieu ? Vous connaissez que votre intérêt égocentrique ! Tout ce que vous espérez est être en sécurité dans votre propre bien-être avec vos proches. Vous n'avez d'intérêt pour le reste de l'humanité que lorsque votre besoin de confort est comblé.

Le Créateur est également le Destructeur. Ce qui a été créé sera détruit. Il n'y a pas de convention lorsque vous êtes né concernant combien de temps vous allez vivre, quand vous mourrez et comment vous allez mourir. Vous êtes né dans ce monde sans la moindre conscience du pourquoi vous êtes ici. Vous mourrez également sans conscience du pourquoi et du comment. La vérité est aussi simple que cela !

Lorsque vous réalisez réellement votre Etre intérieur, lorsque vous êtes illuminé, vous avez pleinement conscience de comment et quand vous allez mourir. Mais alors, cela ne fait plus aucune différence.

La Vie et la mort ne vous sembleront plus être une affaire de prime importance ! Elles ne sont qu'un cheminement normal dans l'ordre des choses, et vous flotterez avec la nature.

Nous parlons de karma et de destinée mais nous ne faisons que jouer avec les mots ! Nous blâmons ce karma pour tout ce qui nous arrive et nous le tenons responsable de tout ce que nous faisons.

Laissez moi vous dire une bonne chose : nous sommes strictement responsable de ce qui nous arrive, nous sommes responsable de tout ce que nous faisons. Blâmer la nature pour ce qui nous arrive est une conception déplorable des lois naturelles.

Les tremblements de terre et les tsunamis se produisent parce que l'homme à piller la nature. Nous avons percés des trous de plusieurs milliers de mètres dans le ventre de la terre, et dans les océans, afin de trouver du pétrole. Nous avons détruits les forêts et les montagnes sans discrimination. Nous avons provoqués des trous dans la couche d'ozone par abus des produits qui nous offrent le 'confort'. Et ensuite, nous nous demandons bien pourquoi la nature se comporte de la sorte ! Mais la nature à son intelligence propre.

Il n'est pas garanti que la personne qui est à la source des ravages et qui détruit la nature soit celle qui va en souffrir dans cette vie même ! La nature est patiente, son intelligence à conscience de tout. Ses lois peuvent frapper sans favoritisme et sans réserve. Les conséquences des actes qu'une génération a générée en détruisant la nature, peuvent très bien visiter une des générations suivantes. Du point de vue de la nature, nous ne mourrons jamais ! Nous ne faisons que disparaître et réapparaître. Et où que nous réapparaissions, nous devrons encore porter la responsabilité de ce que nous avons fais dans le passé !

Ainsi, la question de se demander pourquoi un enfant de dix ans meurt d'un cancer n'a pas de sens et n'est pas pertinente. L'enfant de dix ans n'est que la réapparition de quelqu'un qui était sur Terre auparavant et sera encore sur Terre dans l'avenir. Très généralement, nous n'avons aucune conscience de ce quelqu'un a fait dans le passé ni de ce dont il est responsable.

Des gens disent ' Cela n'est pas juste d'être tenu responsable pour ce que nous avons fais dans une vie passé et dont nous n'avons plus du tout conscience'.

Qui parle de justice ? Que savons nous au sujet de la justice, mis à part ce que nous estimons être juste conformément à notre égoïsme ? Il est possible d'être conscient de ce que quelqu'un a fait dans ses vies passées, il est même possible d'avoir une naissance consciente, de venir dans ce monde complètement conscient et éveillé. Mais avant que cela puisse se produire ; nous devons lâcher notre ego et fusionner avec la nature. Nous devons nous abandonner à l'Existence. Lorsque nous faisons cela, la nature nous répond et s'ouvre à nous.

न त्वेवाहं जातु नासं न त्वं नेमे जनाधिपाः । न चैव न भविष्यामः सर्वे वयमतः परम्।।२.१२।।

na twevaaham jaatu naasam na twam neme janaadhipaaha Na chaiva na bhavishyaamaha sarve vayamathaha param (2.12)

na: never; tu: but; eva: certainly; aham: I; jatu: become; na: never; asam: existed; na: it is not so; tvam: yourself; na: not; ime: all these; jana-adhipah: kings; na: never; ca: also; eva: certainly; na: not like that; bhavisvamah: shall exist; sarve; all of us; vayam: we; atah param: hereafter

En vérité, il n'y eut jamais d'instants où Je ne fus point là, où tu ne fus point là et où ces souverains ne fussent point là non plus; et il n'y aura jamais de tels instants dans l'avenir.

Cas

L'essence de toute la Gita commence avec ce sloka :

Natwevaaham jaatunaasam natwam nemejanaadhipaah Nachaiva nabhavishyaamah sarve vayamatah param

'Jamais n'y eut-il un moment où je n'existai point, ni vous ni tous ces rois, ni n'y en aura-t-il dans l'avenir, aucun de nous ne cessera d'exister.'

Voilà l'essence de toute la Gita. Ceci est atmagyana, la réalisation du Soi.

Si vous comprenez ce sloka, vous pouvez être illuminé immédiatement et entrer dans la Béatitude Eternelle.

Krishna dit qu'il ne fut jamais de temps où Je, Tu et tous ces rois n'existèrent point. Vous avez tort si vous pensez que nos âmes meurent avec nos corps ! Nous étions là bien avant notre naissance et notre mort, et nous subsisterons bien après notre mort. Il est vrai que peu d'entre nous ne serons vivant dans un siècle.

Il existe une magnifique technique de méditation pour l'illumination dans le bouddhisme Zen.

On vous demande de méditer sur le visage que vous aviez avant votre naissance.

Le koan dit : quel était votre visage avant que vos pères et mères soient nés ?

En méditant sur ce koan, vous réalisez que vous existiez dans le passé, existez dans le présent et existerez dans l'avenir. Votre visage et votre corps peuvent changer, mais vous continuerez d'exister. Alors pourquoi penser que nous allons mourir, et pourquoi craindre la mort ? Si ce que dit Krishna est vrai, pourquoi sommes nous inquiets au sujet de cette vie et au sujet de la mort ?

Je devrais essayer d'expliquer ce concept et le concept d'atman, l'âme, à l'aide d'un petit diagramme.

Le temps est comme une chaîne tirée continuellement entre le futur d'un côté et l'avenir de l'autre. Le passé est sur votre gauche et l'avenir est sur votre droite. Le futur revient constamment dans le passé, chaque moment, chaque seconde se tourne vers le passé. Le présent est le point ou le futur et le passé se rejoignent. Votre mental, en tant que tel, n'est rien d'autre qu'une oscillation ininterrompue entre le passé et l'avenir.

Comprenez bien cela. Vous ne pourrez avoir de pensées si vous arrêtez de penser au passé et à l'avenir. Vos pensées ne consistent qu'en un mouvement constant entre le passé et l'avenir. Plus vos pensées oscillent entre le passé et l'avenir, ou l'avenir et le passé, plus la fréquence de vos pensées est élevée. Moins vous passer de l'un à l'autre, plus votre nombre de pensées diminue. Essayez donc de penser à quelque chose dans le présent ! Vous réaliserez que cela est tout simplement impossible. Vous ne pouvez réfléchir au présent que si vous le ramenez au passé ou à l'avenir. Vous êtes soit en train de vous soucier de l'avenir, soit en train de vous rappeler du passé.

Plus votre fréquence de pensées est élevée, moins vous êtes subtile.

Par exemple, si vous avez 100 pensées par seconde, (NPPS), cela signifie que vous avez sauté 100 fois entre le passé et l'avenir et de l'avenir au passé. Si vous en avez eu 80, alors, vous avez sauté 80 fois entre les deux dimensions. Plus la fréquence est élevée, plus votre conscience est loin du

présent. Quand le nombre de pensées s'abaisse, vous plonger dans le moment présent.

Quand votre fréquence de pensées est élevée, vous vous trouvez dans le corps physique, Annamaya kosha. Lorsque la fréquence est un peu moindre, vous bougez dans une couche d'énergie plus élevée, appelée Praanamaya kosha. Lorsque votre TPS est disons, 60, (la référence est juste proportionnelle à l'exemple de départ), vous plongez dans la couche mentale appelée Manonmaya kosha et vous vous rapprochez un peu d'atman. Si vous tombez complètement dans l'instant présent, vous êtes atman.

Le passé, le présent et l'avenir, tous trois mis bout à bout forment l'Eternité, Nithya ou atman. Vous n'expérimentez atman que lorsque vous vous centrez sur le moment présent. Mais pour l'instant, vous ne faites que la navette entre le passé et l'avenir.

Les Upanishads parlent des cinq couches énergétique du corps : Vignanamaya et Anandamaya kosha en addition aux trois koshas décrites ci-dessus. Vignaanamaya kosha est la couche où TPS est encore bas, disons 40. Lorsque votre TP est à 20, vous entrez dans Anandamaya kosha.

Comprenez, lorsque le nombre de pensées se réduit, vous n'êtes même pas conscient du temps qui passe ! Par exemple, lorsque vous êtes avec quelqu'un que vous aimez, même deux ou trois heures vous semblent passer si vite ! Au contraire, lorsque vous êtes avec quelqu'un dont la compagnie vous semble ennuyeuse, même un court instant vous semble une éternité ; et vous regardez votre montre en vous étonnant à quel point le temps s'est rallongé !

Comprenez clairement ce point : le temps est plus psychologique que chronologique. C'est pourquoi nous avons le mot kshana en sanskrit. Cela ne désigne pas une 'seconde', mais l'espace qui se trouve entre deux pensées. Plus l'espace entre deux kshana est grand, plus on se retrouve dans le présent. Notre kshana est généralement proche de la micro seconde car nous sommes continuellement inondés de pensées.

Lorsque notre TPS est bas, nous sommes naturellement dans l'extase, dans la félicité. Lorsque nos pensées sont basses, nous perdons la notion du temps, et parce que nous nous sentons comblés, nous sommes au paradis. Par contre, lorsque le nombre de vos pensées est élevé, vous êtes en enfer ! L'enfer et le paradis n'existent qu'en fonction de votre nombre de pensées, voilà tout !

Avec une fréquence de pensées élevée, vous êtes en enfer, vous êtes emprisonnés dans la couche physique ; vous vous identifiez exclusivement avec le corps. Lorsque votre nombre de pensées s'abaisse, vous pensez être votre esprit, vos émotions et la félicité. Lorsque les pensées atteignent le point zéro, vous réalisez que vous êtes atman ; vous êtes alors présent ici, dans le passé et dans l'avenir également. Seul un homme dont le TPS est proche de zéro peut réaliser ce que Krishna dit 'Tu seras là à jamais'. Passé, présent et avenir ne sont que des mots ! Vous existez au-delà d'eux !

Mais à l'heure actuelle la fréquence de nos pensées est très élevée ! Nous n'avons ni la patience ni l'énergie de comprendre qui nous sommes, comprendre notre base et notre nature. Dès l'instant que vous tombez dans l'instant présent, vous expérimentez le fait que vous étiez là dans passé, que vous êtes dans le présent, et serez là dans les temps à venir. Krishna dit, 'Tu seras là dans le passé, tu es là dans le présent, et tu seras là dans l'avenir ; tu ne péris point'. Lorsqu'Il dit cela, il veut signifier par là que vous êtes nithya Atman, la Conscience Eternelle, vous êtes au-delà de l'esprit.

Mais nous sommes agités et ne connaissons que cet espace de mouvement entre le passé et l'avenir, c'est pour cette raison nous avons bien du mal à croire que cet espace ancré dans le moment présent existe réellement en nous. Nous sommes loin du moment présent, loin de la Conscience Eternelle, et ainsi incapable de voir la vérité de nithya atman. Plus le TPS est élevé, plus vous en êtes éloigné, et depuis ce point, vous ne pouvez ni voir ni expérimenter votre nature clairement, profondément.

Lorsque Krishna dit, 'Tu es l'atman éternel', il veut dire que vous êtes au-delà du temps. Il veut dire qu'en tant qu'Etre, vous êtes au-delà du temps, mais que dans l'immédiat, vous êtes captifs de votre mental qui oscille entre le passé et l'avenir.

Il dit magnifiquement bien 'Il ne fut jamais d'instants où le 'Je', et le 'tu', et tous ces rois n'existèrent point.' Vous vous trompez si vous pensez que vos âmes vont périr en même temps que vos corps! Nous existions déjà avant notre naissance, et nous subsisterons encore après notre mort. Penser qu'aucun de nous n'existera dans l'avenir n'est pas la vérité.' Nous existerons dans l'avenir, car notre Etre et notre Conscience ne périssent jamais. Soyez clair, tout ce qui meurt ne peut jamais avoir vécu. Tout ce qui vit ne peut jamais mourir.

Ici, votre Conscience profonde vous explique que quelque chose est éternellement vivant en vous. Mais vous attribuez cette qualité à votre corps et à votre esprit !

Ne confondez pas votre Conscience avec votre corps et votre esprit.

Vous n'êtes ni le corps ni l'esprit. Mais vous continuerez à vous identifier à eux tant que vous serez piégé entre le passé et l'avenir. Vous réaliserez que vous êtes au-delà du corps et de l'esprit, dès que vous vous centrerez dans le moment présent.

Krishna ne dit pas que nous existions sous la même forme que nous avons à l'heure actuelle, ou qu'Il était toujours présent sous la forme de Krishna; une flûte dans une main et une plume de paon sur la tête ! Nos esprits éternels ont toujours existés et existeront toujours. Dans notre état spirituel, qui est l'atman, nous sommes Divin, nous sommes unis à l'énergie Universelle, Brahman.

Vous êtes atman, vous êtes Divin, vous êtes Dieu ! Voilà l'essence du deuxième chapitre.

näùʽþxÉÉä%κ¨ÉxªÉlÉÉ näù½äþ EòÉè¨ÉÉ®Æú ªÉÉè´ÉxÉÆ VÉ®úÉ* iÉlÉÉ näù½þÉxiÉ®ú|ÉÉÎ{iÉvÉÔ®úºiÉjÉ xÉ ¨ÉÖÁÊiÉ2.13

dehino'sminyathaa dehe kaumaaram yauvanam jaraa tatha dehaantarapraaptirdheerastatra na muhyati (2.13)

dehinah: of the embodied; asmin: in this; yatha: as; dehe: in the body; kaumaram: boyhood; yauvanam: youth; jara: old age; tatha: similarly; deha-antara: transference of the body; praptih: achievement; dhirah: the sober; tatra: thereupon; na: never; muhyati: deluded.

Tout comme une âme incarnée dans un corps passe de l'enfance à l'adolescence au vieil âge, ainsi passe t'il (l'atman) dans un autre corps. L'homme stable ne se chagrine point de cela.

Alors même que l'esprit réside dans le corps, le corps évolue au fil des 'saisons' de la vie. Il progresse de l'enfance, à la jeunesse ; de l'âge mûr, jusqu'à la vieillesse, tout comme le cycle naturel des saisons. Finalement, il traverse la mort, puis réapparaît, comme les feuilles tombées des arbres en automne réapparaissent au printemps.

La transition que l'esprit effectue à travers le corps alors que ce dernier vieillit, n'est point différente de la transition du temps à travers les saisons. Personne ne se lamente alors qu'il jouit des plaisirs de l'enfance, de la jeunesse, puis du vieil âge ! Alors pourquoi devrait on déplorer la transition de la vieillesse à la mort ?

Au moment de la mort, l'esprit passe d'un corps à un autre corps. Il dispose de trois kshana pour réaliser ce changement. Chaque kshana est le lapse de temps répartit entre deux pensées. Une personne vivant dans une haute fréquence de pensées (un TPS élevé), disposera donc de beaucoup moins de temps pour passer d'un corps à un autre, comparé à une personne dont le TPS est bas.

Une personne qui n'a pas de mentale, donc point de pensées, dispose d'un temps infini, car le temps entre deux pensées est infini. Son esprit est libre de rester libre aussi longtemps qu'il le choisit ; ou plus correctement, que l'Univers le choisit, sans reprendre naissance.

Un Maître illuminé fait partie de cette catégorie.

Lorsque l'esprit quitte le système corps/esprit, il se fond dans l'énergie Universelle. Je vais utiliser un exemple simple pour illustrer cela.

Imaginez un cercle dessiné sur un tableau blanc. Tout l'espace du tableau blanc est l'Energie universelle. Le système corps/esprit est représenté par ce cercle. L'espace vide enfermé dans le périmètre du cercle est l'esprit, qui est identique à l'espace blanc qui est à l'extérieur. L'espace à l'intérieur est atman, l'espace à l'extérieur est brahman.

Lorsque que le corps/esprit meurt, lorsque l'individu meurt, tout ce qui arrive dans ce périmètre est effacé ; tout simplement ! L'espace à l'intérieur du cercle fusionne avec l'espace à l'extérieur du cercle. Le blanc fusionne avec le blanc. L'énergie se fond dans l'énergie.

Lorsque l'esprit est prêt à transmigrer dans un nouveau système corps/esprit, il entre alors dans un nouveau cercle. Il s'agit d'un processus naturel ininterrompu. Celui qui comprend ce processus et l'accepte, est une personne de raison. Krishna considère un tel homme comme étant 'dhirah', stable, centré et conscient.

मात्रास्पर्शास्तुः कौन्तेय शीतोष्णसुखदुःखदाः । आगमापायिनोऽनित्यास्तांस्तितिक्षस्व भारत।।२.१४।।

maathraasparshaasthu kaunteya sheetoshnasukhadukhadaaha aagamaapaayino'nityaas taamstitikshaswa bhaarata (2.14)

matra: sensuous; sparsaah: perception; tu: only; kaunteya: O son of Kunti; sita: winter; usna: summer; sukha: happiness; duhkha-dah: giving pain; aagama: appearing; apaayinah: disappearing; anityah: nonpermanent; tan: all of them; titiksasva: just try to tolerate; bhaarata: O descendant of the Bharata dynasty.

O fils de Kunti, le contact avec les objets des sens qui causent la perception du chaud et du froid, du plaisir et de la peine, a un début et une fin. O Bharata, cela n'est pas permanent ; supportes les bravement !

यं हि न व्यथयन्त्येते पुरुषं पुरुषर्षभ। समद्रखसूखं धीरं सोऽमृतत्वाय कल्पते।।२.१५।।

yam hi na vyathayantyete purushampurusharshabha samadukhaasukham dheeram so'mrutatwaaya kalpate (2.15)

yam: one whom; hi: certainly; na: never; vyathayanti: are distressing; ete: all these; purusam: to a person; purusa-rsabha: O best among men; sama: unaltered; duhkha: distressed; sukham: happiness; dheeram: patient; sah: he; amrtatvaaya: for liberation; kalpate: is considered eligible.

O chef parmi les hommes, cela n'afflige certainement pas l'homme ferme qui reste dans l'équanimité face aux plaisirs et aux peines. Cet homme est prêt pour l'illumination.

Cas

Krishna dit ici, que les expériences des sens sont temporaires. La perception du chaud et du froid, du sucré et de l'aigre, de l'humide et du sec, ainsi que les expériences de plaisir et de peine sont impermanentes et temporaires. Ces expériences n'affectent en rien la personne qui a les pieds sur terre et qui est qualifiée pour l'illumination.

Bouddha qualifie les expériences des sens d'anicha, ce qui signifie impermanentes et irréelles. Qu'elles soient impermanentes est très facile à comprendre. Ces expériences ne durent que le temps du stimulus sensoriel. D'ailleurs, elles sont relatives. Ce qui pourrait être conçu comme chaud par une personne pourrait bien ne pas l'être pour une autre. Conclure que la chaleur est appréciable, ou que le froid est agréable, est spécifique à chaque individu et à chaque circonstance.

Un grand nombre de sadhus, d'ascétiques, restent au sommet des montagnes Himalayennes, dans ce que tout le monde considère être un froid glacial, et cela pratiquement sans vêtements ! Ces sadhus pratiquent le parikrama, la circombulation du Mont Kailash et du lac Manasarovar avec un équipement minimale. Des études menées sur les lamas Tibétains qui vivent dans les monastères de hautes altitudes, montrent qu'ils peuvent supporter confortablement des températures extrêmement froides. De telles études sont menées par l'école médicale d'Harvard.

Lorsque la nature est acceptée dans sa totalité ; la chaleur, le froid, la pluie, la sécheresse, et tous les changements climatiques n'affectent plus l'esprit et le système corps et esprit. Si nous marchons sans chaussures, la Terre sur laquelle nous marchons devient notre amie. Aussi longtemps que nous portons des chaussures dans l'intention de nous protéger de la nature, nous traitons la nature comme une étrangère, comme une ennemie. Par conséquent, avec une telle attitude, nous ne pouvons jamais être en harmonie avec elle.

Quelqu'un de fermement ancré en lui-même sera ancré dans la Nature. Pour une telle personne, quelques changements dans les paramètres naturels, tels que la chaleur ou le froid, la pluie ou le soleil, ne font aucune différence. Ils ne lui procurent aucun plaisir ou aucune peine.

Krishna dit qu'une telle personne est qualifiée et prête pour l'illumination. Cette personne a mit ses sens et donc son esprit sous son contrôle.

नासतो विद्यते भावो नाभावो विद्यते सतः। उभयोरपि दृष्टोऽन्तस्त्वनयोस्तत्त्वदर्शिभिः । ।२.१६ ।।

naasato vidhyate bhaavo naabhaavo vidhyate sataha ubhayorapi drushto'ntas tvanayostattvadarshibhih (2.16)

na: never; asatah: of the nonexistent; vidyate: there is; bhavah: endurance; na: never; abhavah: changing quality; vidyate: there is; satah: of the eternal; ubhayoh: of the two; api: verily; drstah: observed; antah: conclusion; tu: but; anayoh: of them; tattva: truth; darsibhih: by the seers.

La non-existence n'a pas d'être en soi ; ce qui existe ne cesse jamais d'exister ; ces vérités ont été vues par ceux qui connaissent la Vérité, par les prophètes.

(" )

Ce que Krishna dit ici, et qui a été compris par les sages orientaux voilà déjà des milliers d'années, n'est reconnu qu'aujourd'hui par la science et les Hommes de science.

Le système corps/esprit, avec lequel nous sommes nés, est transitoire, dans le sens qu'il est périssable et cesse d'exister au moment de la mort. Aucun Etre vivant sur cette planète n'est exempt de cette loi. Dans ce monde matériel, Tout cesse d'exister à un moment ou à un autre, et dans ce sens, rien n'est permanent, rien n'a de base réelle.

Il est communément accepté par la science médicale que le système corps/esprit meurt plusieurs fois avant sa disparition définitive. Les cellules de notre corps meurent par millier chaque jours puis se régénèrent. Après quelques années, chaque cellule de notre corps est remplacée et renouvelée. Ce que vous étiez voilà deux ou trois années n'est pas ce que vous êtes aujourd'hui. La personne que vous êtes aujourd'hui est bien différente de la personne que vous serez dans deux ou trois ans. Chaque cellule de votre corps et de votre cerveau, chaque cellule de vos os, muscles, tissus, artères, veines, membres et toutes les parties de votre corps sont renouvelées et complètement différentes de ce quelles étaient deux ou trois ans en arrière.

Votre corps 'cesse d'exister' continuellement, et se recrée continuellement. Sa nature n'est pas permanente, elle est transitoire.

Notre esprit est séparé de notre corps/esprit, il vit éternellement. L'esprit reste le même tout au long de notre vie, malgré tous les changements qui s'effectuent dans notre système corps/esprit. Il ne change pas. Il continue à exister même après notre mort. L'esprit ne meurt pas avec le corps mais lui survit. L'esprit est réel et permanent.

Celui qui comprend la différence entre ce qui est éternel (nithya) et ce qui est transitoire (mithya), devient un prophète, un connaisseur de la Vérité.

Nithya et mithya ne sont pas exactement réel et irréel. De la même manière, maya n'est pas irréelle. Maya et mithya ont l'air réel, lorsque perçus par nos sens ; mais ils ne sont pas la vérité, il ne sont pas sat, ils sont asat (faux). La vérité sera toujours la vérité.

Un Maître vivant n'est pas présent comme vous le pensez, et un Maître désincarné n'est pas absent comme vous le pensez. La présence d'un Maître illuminé qui a quitté son corps est permanente et toujours réelle. La forme d'un Maître vivant n'est pas Sa présence ; Il est présent dans Son absence également.

Notre perception à travers nos sens peut être réelle, mais pas nécessairement vraie. Ce qui est un fait observé n'est pas nécessairement vrai. Par exemple, un rêve vous semble réel lorsqu'il se produit. Vous pouvez vous y mettre en colère, vous frustrer, vous exciter, être plein de convoitise. Pourtant, vous vous réveillez dès l'instant que vous commencez à être témoin du rêve. Vous ne pouvez plus rêver lorsque vous devenez conscient. Le rêve n'est pas vrai, bien qu'il ait eu l'air réel.

C'est la même chose qui se produit lorsque nous sommes éveillés et rêvassons, ce qui est une chose très courante ! Les fantasmagories semblent vraies lorsque vous traversez l'expérience; elles existent dans votre esprit et même dans vos sens, mais elles ne sont pas vraies. Elles ne sont point permanentes, et vous ne pouvez les rendre tangibles.

C'est pour cette raison que les Grands Maîtres ont toujours exhorté leurs disciples à se réveiller. Jagrat est le mot qu'ils emploient pour les éveiller. Cela n'est pas l'appel pour les sortir du sommeil, mais l'appel pour les éveiller à leur conscience. Ils les invitent à sortir de la réalité non existante des faits et de l'observation, pour entrer dans la vérité réellement existante de l'expérience du Soi.

Vous existez, la plupart du temps, dans votre passé et votre avenir. Vous êtes constamment pris au piège dans vos expériences du passé, les revivant mentalement sous le prétexte de vouloir vous améliorer, mais en réalité, vous vous vautrez dans la culpabilité, le regret ou le plaisir de vos expériences et mémoires passées, sans la moindre possibilité de faire quoique ce soit à leur propos. Le passé est historique, il a déjà été écrit. La main qui l'a écrit ne peut pas effacer les mots qui ont été écrits.

Sinon, vous spéculez à propos de l'avenir. Le futur est aussi irréel que le passé. Il est encore plus irréel vu qu'il n'a même jamais existé ! Pourtant, nous construisons des châteaux, nous faisons des plans, nous rêvons, nous affabulons à propos de l'avenir ; sans la moindre capacité d'exécuter aucun d'eux. Pouvons nous être certain que nous prendrons notre prochain souffle ? Non, cela n'est pas sous notre contrôle. Comment pouvons nous alors contrôler des événements futurs ?

La chose la plus incroyable de toute cette histoire est notre croyance forcenée en ce mouvement irréel entre le passé et l'avenir et entre l'avenir et le passé. En fait, nos pensées ne sont rien d'autre que cela.

La seule vérité, la seule réalité, est la réalité du moment présent, qui s'étend entre le présent et l'avenir. Nous vivons en conscience lorsque nous nous focalisons sur ce moment présent. Le moment présent ne cesse jamais d'exister. En fait, il est la seule chose existante. Ce moment présent est sat vérité, tout le reste est asat, faux.

Celui qui réalise cela et agit en accord avec cette vérité est un Etre illuminé.

Avinaashi Tu Tadviddhi Yena Sarvamidam Tatam Vinaashamavyayasyaasya Na Kashchit Kartumarhati (2.17)

avinaasi: imperishable; tu: but; tat: that; viddhi: know it; yena: by whom; sarvam: all of the body; idam: this; tatam: pervaded; vinaasam: destruction; avyayasya: of the imperishable; asya: of it; na kascit: no one; kartum: to do; arhati: is able.

Sache que Cela est indestructible, Cela qui pénètre tout ce corps. Rien ne peut causer Sa destruction, cet Impérissable !

Antavanta Ime Dehaa Nityasyoktaah Shareerinah Anaashino'Prameyasya Tasmaadhyudhyaswa Bhaarata (2.18)

anta-vantah: perishable; ime: all these; dehaah: material bodies; nityasya: eternal in existence; uktah: it is so said; saririnah: the embodied soul; anaasinah: never to be destroyed; aprameyasya: immeasurable; tasmaat: therefore; yudhyasva: fight; bhaarata: O descendant of Bharat.

Ces corps dans lequel le Soi est incarné sont périssables. Le Soi lui-même est éternel, Incompréhensible et Indestructible. Par conséquent, bats toi ○ Bharata !

Nous sommes tous constitués du corps, de l'esprit et du mental. Le corps est tangible, nous pouvons sentir ses limites. Lorsqu'une partie du corps est malade, nous pouvons sentir le 'mal-aise'. Aussi longtemps que nous ne ressentons pas le corps, les parties de notre corps, nous sommes en bonne santé.

Notre mental est plus subtil. Nous ne le sentons pas de la même manière que nous sentons notre corps. Nous ne sentons pas ses limites. Pourtant, nous sentons les effets de notre mental, de nos pensées, désirs et émotions etc. Les scientifiques modernes ont prouvés que ce que nous appelons 'le mental' s'étend dans tout notre corps. Notre mental et notre intelligence sont inhérents à notre structure cellulaire.

Des études récentes ont montrées que notre système de croyance génèrent des expériences qui définissent le développement de notre mental qui, à son tour, influence subtilement notre structure cellulaire. Auparavant, il était supposé que les modifications génétiques des structures cellulaires influençaient la façon dont nous nous comportions. Aujourd'hui, il est prouvé que c'est notre comportement qui conduit à nos croyances qui ensuite déterminent notre code génétique.

L'esprit est encore plus subtil. En fait cette entité que l'on appelle l'esprit soulève beaucoup de question. Qu'est-ce que cette chose que l'on ne peut voir, que l'on ne peut sentir ? Quelle est cette chose que l'on appelle l'esprit ou l'âme ?

Comprendre ce qu'est cet esprit subtil, comprendre ce qu'est l'âme, est l'objet de la réalisation du Soi.

Premièrement, Krishna dit que l'esprit pénètre tout le corps.

Sa définition du corps est le système corps/esprit.

Deuxièmement, il dit que ce système est détruit au moment de la mort. Troisièmement, il affirme que l'esprit ne disparaît point au moment de la mort. Quatrièmement, il déclare que l'esprit est au-delà de notre compréhension.

Lorsque la mort se produit, le corps s'arrête de fonctionner. Les sens qui sont une fonction du mental, s'arrêtent de fonctionner. Le cerveau qui traite les pensées s'arrête de fonctionner. Livré à lui-même, le système corps /esprit se décompose et se détruit par lui-même. Ce point est très clair pour ceux qui ont observé le processus de la mort.

Ce qui est plus nébuleux est le fait qu'il existe quelque chose en nous qui ne périt point après la mort. Krishna dit qu'il s'agit du Soi, d'Atman, qui ne meurt jamais.

Les Upanishads parlent de cet esprit qui demeure profondément en nos cœurs, et qui est si minuscule qu'il est plus petit qu'une fraction d'une fraction d'un cheveu !

Qu'est-ce que la mort ? Est-ce l'esprit en quittant le corps qui cause la mort, ou bien est ce la mort qui force l'esprit à quitter le corps ? Cet argument perd sa pertinence une fois que nous comprenons que le corps et le système corps/esprit sont périssables ; qu'il a une date de péremption, et que cette date de péremption ne nous est pas divulguée. Cependant, quelque chose existe au-delà de cette date, quelque chose qui perdure : l'esprit.

L'esprit est pure énergie. C'est l'énergie de la vie. Comme nous l'avons expliqué auparavant, après la mort, cette énergie migre de l'intérieur du corps (temporairement occupé) vers l'extérieur, et retourne ainsi à l'énergie universelle qui entoure le corps.

Krishna exhorte Arjuna à se battre, et l'aide à comprendre que ce qu'il croit être réel est irréel, que ce qu'il pense être permanent est en fait impermanent, et que ce qu'il pense être sur le point de détruire ne peut en fait jamais être détruit.

Arjuna est frappé de remords, de culpabilité, de misère et d'insécurité à l'idée de tuer ses proches. Il pense commettre un péché mortel en les tuant, car il pense que cet acte mettra fin à leur existence. Krishna lui ordonne d'ouvrir les yeux. Il lui dit que ce que tout ce qu'il va faire est juste détruire ce qui va de toute façon périr. Et qu'il ne peut par aucun acte, détruire l'esprit impérissable qui continue à vivre.

L'inquiétude d'Arjuna quant à la mort de ses proches et aînés, résulte de sa propre insécurité face à la mort. Il a peur de mourir, par conséquent il a peur que les autres meurent ! Krishna lui dit qu'il n'existe rien de telle que la mort. La mort est irréelle.

Nous voyons des gens mourir autour de nous tout au long de notre vie. Nous savons que personne n'est immortel. Nous savons tous que la mort est la seule certitude dans ce monde autrement incertain. Chacun mourra, qu'il soit prince ou mendiant.

Krishna formule cette réalité directement, comme nous l'avons déjà vu. Il affirme qu'il n'y a rien de tel que la mort. Il dit clairement que ce qui meurt ou semble périr est irréel, cela n'a aucune existence.

Ce qui existe, ce qui est réel, est ce qui perdure.

Ya Enam Vetthi Hantaaram Yaschainam Manyate Hatam Ubhau Tow Na Vijaaneeto Naayam Hanti Na Hanyate (2.19)

yah: anyone; enam: this; vetti: knows; hantaram: the killer; yah: anyone; ca: also; enam: this; manyate: thinks; hatam: killed; ubhau: both of them; tau: they; na: never; vijanitah: in knowledge; na: never; ayam: this; hanti: kills; na: nor; hanyate: be killed.

Ceux qui identifient le Soi avec le tueur et pense que le Soi est mis à mort, ne comprennent pas. Celui qui sait que le Soi ne met ni à mort, ni n'est mis à mort, comprend correctement ce phénomène.

Na Jaayate Mriyate Ava Kadaachin Naayam Bhoothvaa Bhavithaa Va Na Bhooyaha Ajo Nityaha Shaashvato'Yam Puraano Na Hanyate Hanyamaane Shareere (2.20)

na: never; jayaate: takes birth; mriyate: never dies; va: either; kadaacit: at any time (past, present or future); na: never; ayam: this; bhutva: came into being; bhavitaa: will come to be; va: or; na: not; bhuyah: or has coming to be; ajah: unborn; nityah: eternal; saasvatah: permanent; ayam: this; puraanah: the oldest; na: never; hanyate: is killed; hanyamaane: being killed; sarire: by the body.

Le Soi n'est jamais né et ne meurt jamais. Après avoir été, il ne cesse jamais d'être. Il est Non-né, Eternel, Immuable, et Ancien. Il n'est point tué lorsque le corps est tué.

Vedaavinaashinam Nityam Ya Enamajamavyayam Katham Sa Purushha Paartha Kam Ghaatayati Hanti Kam (2.21)

veda: in knowledge; avinasinam: indestructible; nityam: always; yah: one who; enam: this (soul); ajam: unborn; avyayam: immutable; katham: how; sah: he; purusah: person; paartha: O Partha (Arjuna); kam: whom; ghaatayati: hurts; hanti: kills; kam: whom.

O Paartha, comment l'homme qui se sait indestructible, Eternel, Non-né, et Inchangeable peut-il tuer ou mettre les autres à mort ?

Ici, Krishna s'adresse aux doutes antérieurs d'Arjuna. Arjuna a clairement déclaré que détruire ses proches et ses mentors lui apporterait un chagrin sans nom, non seulement dans ce monde mais dans ses naissances futures également. Il se plaint que sa progéniture souffrira en résultat de tels actes.

Krishna explique à Arjuna que toutes ses peurs sont déplacées. Il n'y a point de mort en vérité. Ce qui est conçu comme la mort n'est en fait que la destruction du corps impermanent de nature. Personne ne peut, par conséquent, tuer une autre personne ou être tué par une autre personne. Ces deux idées sont des illusions.

L'esprit qui occupe le corps vit pour toujours. Il occupe le corps temporairement, mais Il est éternel, indestructible, il n'a ni naissance ni mort. C'est le corps, la couche qui le recouvre, qui meurt et reprend naissance. L'esprit ; le Soi, vit pour l'éternité.

C'est l'attachement de l'individu à son corps qui créé l'illusion que l'individu périt également avec le corps.

L'attachement au corps est le plus intense de tous les attachements. Nous sommes également attachés à nos possessions matérielles, ainsi qu'à nos relations. La perte potentielle de ces attaches apporte des peurs similaires à la peur de perdre son corps.

Celui qui comprend que tous ces attachements sont temporaires et sont en fait la cause de toutes les souffrances, comprend la Vérité.

La compréhension de ces peurs enlève toutes les peurs.

Les religions qui n'acceptent point ce concept de la continuation de l'esprit inculquent cette peur de la perte d'identité très profondément dans la psyché individuelle. Les gens sont élevés dans la croyance qu'une vie se termine à la mort, et que la mort est une fin permanente. Cette croyance produit un comportement désespéré, comme si il n'y avait plus d'autre moment disponible pour trouver le bonheur. Le paradis et l'enfer ont été conçus sur la base de ce concept de mort permanente. Le paradis et l'enfer sont utilisés par les religions pour contrôler les gens à travers les peurs et l'avidité.

Une fois qu'une personne comprend que la mort également est une phase de passage, tout comme la naissance, l'enfance, l'âge adulte et la vieillesse, et que la vie continue après la mort ; la peur de perdre sa propre identité disparaît. On peut se détendre. On n'est plus terrorisé par la cravache brandit par la religion.

C'est pour cette raison que les religions qui reconnaissent la continuité de la vie après la mort, comme l'Hindouisme et le Bouddhisme, engendrent une culture de tolérance parmi leurs fidèles. Il n'y a aucune compulsion à vivre vite pour extraire le maximum de plaisirs de cette 'seule et unique vie'. Nous sommes tous issus d'une source d'énergie commune, et nous retournons à cette source d'énergie, puis le cycle continue. Voilà ce que ces religions exposent. Ceux qui comprennent cette vérité spirituelle contenue dans ces religions prêchent le concept de tolérance et d'acceptation, d'inclusion et de compassion, plutôt que l'exclusion et l'animosité inculquée par les religions qui revendiquent qu'il n'y a point de vie après la mort.

Il est très facile de mal interpréter ces vers. Certains diront que nous pouvons nous adonner à des tueries aveugles, puisque personne ne peut réellement tuer quiconque, et que personne n'est jamais tué. Cela n'est pas du tout ce que Krishna à l'intention de dire !

Celui qui comprend vraiment que la mort n'est pas la fin du chemin, mais seulement une borne sur le chemin, n'est pas perturbé par la mort lorsqu'elle arrive naturellement, ou lorsqu'elle est causée par une raison particulière.

Ces vérités sont prêchées par Arjuna, qui comprend déjà les vérités à la base de yama, (la première étape de la philosophie développée par Patanjali, un ancien Maître influent) : celui de satya (la vérité), ahimsa (la non violence), aparigraha (vivre avec le strict minimum), asteya (vivre sans avidité), et brahmacharya (vivre avec la réalité).

Arjuna comprend complètement toutes les implications consécutives à l'acte de tuer ; car en temps que Kshatriya, mettre ses ennemis à mort est son dharma, son code de conduite.

Ici, Krishna prêche à Arjuna quelque chose qu'il ne sait pas encore. Arjuna se défile, il ne veut point tuer, non pas à cause de sa conviction sur l'ahimsa, la non-violence, mais parce qu'il s'identifie avec les gens qu'il doit détruire. Son hésitation est issue de l'ignorance de l'attachement, et non de la sagesse issue d'une compassion non-violente.

Le message de Krishna s'adresse à un Homme qui doit maintenir le dharma à tout prix. Aujourd'hui, ces recommandations s'appliquent aux soldats ou aux policiers. Cependant, celles-ci ne devraient point découler d'une acceptation aveugle d'un ordre qui oblige à tuer, mais devraient être comme une nécessité absolue qui n'est point guidée par la peur ou l'avidité. Ici, cela ne sera ni pour l'appât du gain, ni par peur que quelqu'un sera tué. Cela sera une action ultime, née de la connaissance qu'une telle destruction est nécessaire pour le bien de toute l'humanité, une telle destruction n'est pas permanente.

La nature fonctionne de la sorte. La nature détruit pour recréer. Siva est le rénovateur et non pas le destructeur. Krishna prêche cela à Arjuna dans ce contexte.

Vous demanderez sans doute : Si rien ne meurt, et si rien ne peut être mis à mort, n'est-ce donc pas un péché de tuer ? Tous ces gens que nous qualifions de vils, Hitler, Ben Laden, et les autres, ne commirent ils donc aucune faute ? Krishna prône t'il la violence en masse ?

Non, il ne prêche pas cela. Il parle du point de vue d'un Maître illuminé, du point de vue et d'une perspective existentielle et dit que même lorsque le corps périt, l'esprit continue à vivre. Du fait, il n'y a point de mort.

La violence et la tuerie ne sont pas seulement des actes physiques, ils sont également des compulsions psychologiques qui se manifestent. Un Hitler, s'il n'avait eut l'opportunité de détruire des millions de vies, aurait détruit les gens autour de lui, sans vraiment gagner une grande notoriété. Son attitude mentale aurait été la même. Les généraux qui étaient ordonnés de bombarder Hiroshima étaient bien plus violents que les pauvres pilotes à qui l'on ordonnait de lâcher les bombes. C'est le souverain fou d'un pays qui ordonne la guerre qui est ultra violent, même si il se cache derrière son trône.

La violence de l'esprit est fatale ; la violence du corps ne l'est pas. La violence de l'esprit est transportée de vie en vie sous la forme des vasana, l'essence de l'esprit passe de naissance en naissance, et ne périt point avec la mort du corps. L'esprit est violé, dégradé, dégénéré par cette attitude de violence.

Un homme violent est toujours un lâche. Il n'a pas le courage de faire face à la vérité. Il n'a pas le courage de traiter les autres comme il s'attend à ce qu'on le traite.

Il s'isole dans un cocon de mensonge sous le prétexte de se défendre, et offense violemment les autres.

Dans les temps modernes, la violence a augmentée car il est bien plus facile de tuer. Vous n'avez même pas besoin de faire face à la personne que vous avez besoin d'abattre. Vous pouvez juste tirer un coup de pistolet, ou de carabine, vous pouvez lancer des grenades, et si vous êtes un Homme d'état, vous pouvez presser sur un bouton qui provoquera des ravages. Vous n'aurez pas du tout besoin de faire face à l'horreur de ce que vous faites, et vous n'aurez pas besoin de prétendre que vous savez exactement ce qui se passe ! Vous pouvez même prétendre que Dieu vous a demandé de commettre toutes ces violences.

Une fois que vous devenez conscient, lorsque vous devenez conscient que la personne à côté de vous est une image de Dieu, comment pouvez vous alors possiblement répondre violemment ? Cela n'a rien à voir avec le fait que la personne fasse partie de votre famille, de votre culture, de votre religion, ou de votre nation ou quoique ce soit d'autre. L'autre personne peut ne pas croire en tout ce que nous croyons, peut même être opposée à nos idées. Pourtant, elle fait autant partie que nous de cet Univers.

C'est pourquoi Krishna dit : Comment cet homme peut-il réellement mettre à mort ou causer la mise à mort d'autres personnes, celui qui Le connaît comme l'indestructible, éternel, non-né, inchangeable ?

Comment la violence peut-elle être engendrée en nous lorsque nous nous reconnaissons comme étant Dieu, ce qui nous permet automatiquement de prendre conscience que tous les êtres vivants animés et inanimés, sont également à l'image de Dieu ?

Si ce message de Krishna est vraiment compris, il ne peut plus y avoir de violence dans ce monde, plus de tueries. Vous n'aurez même pas envie de tuer un insecte. Vous ne tuerez même pas dans une position d'autodéfense, car une fois que vous êtes conscient, votre conscience est transmise à l'autre Etre.

Une fois, à Omkareshwar, une région de forêts, je heurtai presque un grand ours lorsque je me levai de ma méditation. Il était très proche de moi. Je ne ressentis aucune peur. L'ours me regarda et continua sa route. Je me suis retrouvé très proche de cobras venimeux. Ils me regardèrent simplement et s'en allèrent. Ils me comprennent et m'acceptent parce que je ne ressens aucune peur et du fait aucune animosité envers eux. Toutes ces histoires à propos de la position d'auto défense sont des mensonges.

Toutes les nations de ce monde clament qu'elles ont des armées prêtent à attaquer car elles ont besoin de se défendre. Le droit à se défendre est intégré dans toutes les constitutions qui se respectent. Mais alors, si tout le monde se défend, qui offense alors ? Quelqu'un a-t-il pensé à cela ?

Un chien domestique ne réagira violement que s'il détecte nos peurs ; notre violence émerge de notre propre peur. Même ce chien le sait, il le sait parce qu'il est intelligent, naturellement intelligent, pas comme nous autres les humains ! Seuls les Etres humains ont le choix de dénigrer la nature et de rester stupide.

Comprenez ce que Krishna dit, et vous n'aurez jamais peur, ni de vous-même, ni des autres. Vous êtes impérissable. Tout ce qui vous entoure est également impérissable. Oubliez votre peur et votre violence. Laissez l'amour pour les autres emplir votre Etre.

वासांसि जीर्णानि यथा विहाय नवानि गुहणाति नरोऽपराणि। तथा शरीराणि विहाय जीर्णान्यु अन्यानि संयाति नवानि देही।।२.२२।।

vaasaamsi jeernaani yathaa vihaaya navaani gruhanaati naro'paraani thathaa shareeraani vihaaya jeernaanya anyaani samyaati navaani dehi (2.22)

vaasaamsi: garments; jirnaani: old and worn out; yathaa: as it is; vihaaya: giving up; navaani: new garments; gruhnaati: does accept; narah: a man; aparaani: other; tathaa: in the same way; sariraani: bodies; vihaaya: giving up; jirnaani: old and useless; anyani: different; samyati: verily accepts; navani: new sets: dehi: the embodied.

Tout comme l'homme se débarrasse de ses habits usés et en enfile de nouveaux, le Soi incarné se débarrasse également de ses corps usés et entre dans de nouveaux véhicules.

Part 3: Discourses on Bhagavad Gita Gita - Chapter 2 - You are God_French_part_3.md

नैनं छिन्दन्ति शस्त्राणि नैनं दहति पावकः। न चैनं क्लेदयन्त्यापो न शोषयति मारुतः।।२.२३।।

nainam chindanti shastraani nainam dahati paavakaha na chainam kledayantyaapo na shoshayati maarutaha (2.23)

na: never; enam: this soul; chindanti: can cut to pieces; sastrani: all weapons; na: never; enam: unto this soul; dahati: burns; pavakah: fire; na: never; ca: also; enam: unto this soul; kledayanti: moistens; apah: water; na: never; shoshayati: dries; maarutah: wind.

Aucune arme ne peut Le transpercer, aucun feu ne peut le brûler, l'eau ne peut Le mouiller, aucun feu ne peut Le sécher.

अच्छेद्योऽयमदाह्योऽयमक्लेद्योऽशोष्य एव च । नित्यः सर्वगतः स्थाणुरचलोऽयं सनातनः।।२.२४।।

achhedyoya'madhahyo'yam akledhyo'shoshya va cha nithyaha sarvagathaha sthanur achalo'yam sanaathanaha (2.24)

acchedyah: unbreakable; ayam: this soul; adahyah: cannot be burned; ayam: this soul; akledyah: insoluble; asosyah: cannot be dried; eva: certainly; ca: and; nityah: everlasting; sarvagatah: all-pervading; sthanuh: unchangeable; acalah: immovable; ayam: this soul; sanaatanah: eternally the same.

Le Soi ne peut être ni cassé, ni brûlé, ni dissout, ni tarit. Il est éternel, pénètre toute chose, stable, immuable, et ancien.

अव्यक्तोऽयमचिन्त्योऽयमविकार्योऽयमुच्यते । तस्मादेवं विदित्वैनं नानुशोचितुमर्हसि । ।२.२५ ।।

Avyakto'yam achintyo'yamavikaaryo'yamucchyate Tasmaadevam viditwainam naanushochitumarhasi

avyaktah: unmanifest; ayam: this soul; acintyah: unthinkable; ayam: this soul; avikaryah: unchangeable; ayam: this soul; ucyate: is said; tasmat: therefore; evam: thus; viditva: knowing it well; enam: this soul; na: do not; anusocitum: to grieve; arhasi: you ought.

On dit que le Soi est non Manifesté, Impensable, Inchangeable. Sachant cela, tu ne devrais point te chagriner.

Ces vers sont parmi les vers les plus cités de la Bhagavad Gita. Ici, en quelques mots, Krishna expose la vérité toute entière de la vie et de la mort ; corps esprit et mental. Il nous fait comprendre pourquoi nous devrions accepter la mort volontiers, comme coulant de source, plutôt que de nous lamenter à son sujet.

Il dit cela si simplement, que même un enfant innocent peut comprendre cette vérité.

Quelqu'un n'a pas besoin d'être instruit et de connaître les écritures. En fait, cela est une véritable responsabilité de lire la Gita si l'on est versé dans les écritures. Nous manquons la vérité, la simplicité et l'innocence de ce que dit Krishna lorsque nous avons trop de connaissances !

Ce qui rend la Gita à part dans toutes les écritures, et qui peut être considérée comme l'un des sruti les plus sacré parmi les Veda et les Upanishads, est l'autorité et la clarté toute simple avec laquelle le Jagat Guru( le Maître de l'univers), le purnavatara, l'incarnation complète, parle.

Il dit si simplement : Tout comme vous rejetez votre chemise lorsqu'elle est sale, et en endossez une nouvelle, l'esprit se défait de son corps et en pénètre un nouveau.

Nous lamentons nous sur notre vieille chemise que nous avons abandonnée, lorsque nous savons que nous en avons une nouvelle ? Disons nous, 'Oh, j'étais si attaché à cette chemise ; je ne peux point la laisser, laissez moi continuer à la porter, sinon, mon cœur sera brisé' ?

Lorsque nous voyons une nouvelle chemise ou un nouveau vêtement, le sentiment est automatique. Nous nous dessaisissons de l'ancien et nous prenons le neuf. Pourquoi donc avoir cette hésitation, cette peur lorsque l'esprit dit 'laissez moi sortir de ce corps, il est si vieux et décrépit, il est malade et infecte, laissez moi partir et trouver un corps neuf'.

Si seulement nous comprenions qu'il n'y a aucune permanence dans le corps, tout comme il n'y a aucune permanence dans le vêtement, et qu'un corps a besoin d'être changé lorsqu'il vieillit, tout comme une chemise doit être changée lorsqu'elle est sale, il n'y aura point de chagrin ni d'attachement.

La vérité simple est si profonde, qu'elle requiert le plus grand Maître de tous pour la dire.

'Ne te soucie point' dit-il, 'Tu trouveras un modèle neuf et plus attractif. Laisse aller tes peurs. Laisse aller tes attachements. Attends ce moment avec joie et un sens d'anticipation et de célébration. Célèbre la mort, ne la déplore point.'

Krishna continue son explication, sur ce qu'est cette continuité inchangée même lorsque l'esprit passe d'un corps à un autre. Quelle est la nature de cet esprit ? Comment cela ce fait-il qu'il soit éternel ?

Krishna dit, 'S'il te plaît ; comprends bien cela Arjuna, l'âme, l'esprit n'est pas détruit comme tu le penses. Il ne peut pas être détruit du tout. Aucune arme ne peut Le détruire. Pas d'astra, pas de brahmastra, pas d'arme nucléaire ne peuvent détruire l'âme, l'atman, l'énergie qui est dans le corps. Le feu ne peut Le brûler, l'eau ne peut Le mouiller, l'air ne peut Le sécher. Il n'est pas constitué des cinq éléments, et ne peut être détruit par les éléments. Ni même l'absence des éléments ne peut le détruire. Il est au-delà des cinq éléments. C'est l'énergie derrière ces éléments. C'est l'énergie qui crée les éléments. Comment peut Il périr alors ?'

'Cela ne peut être désintégré de quelque manière que ce soit, en cassant, en dissolvant, brûlant, ou séchant, comme on pourrait le faire avec n'importe quelle autre substance constituée des cinq éléments de la nature. Il est éternel. Il transcende tous les pouvoirs élémentaires, et pénètre tout l'univers. Il a toujours été présent. Il n'a jamais été créé. Par conséquent, Il ne peut être détruit.'

Une compréhension de la Vérité que Krishna dévoile ici est la clef de l'immortalité. C'est la clef de la libération de l'esclavage du cycle des morts et des renaissances. Il est la Porte ouverte sur l'illumination.

Krishna nous dit de ne pas craindre la mort, ni notre mort, ni celle des autres. Elle constitue juste un passage. Elle est juste la disparition de ce corps matériel. De quelque manière que ce soit, vous êtes au-delà du corps matériel. Même si le corps périt, vous continuez à vivre, alors vous n'avez pas besoin de vous souciez ou d'avoir peur.

La mort est comme l'acte de changer de chemise, c'est comme enlever une robe et en mettre une autre. C'est une routine. Elle est nécessaire. Ce qui lui succède est un renouveau, et donc, elle mérite d'être célébrée, non d'être déplorée ; elle devrait être attendue plutôt que redoutée.

Ce qui survit en vous à la mort est cet esprit sacré qui ne peut jamais être détruit ; Il n'est pas comme le corps qui est constitué d'éléments qui peuvent être détruits par les éléments comme la terre, l'eau, le feu, l'air et l'espace. C'est l'énergie derrière les éléments ; c'est la source qui a crée les éléments. C'est l'énergie qui est l'univers qui a toujours été, et qui sera toujours, jamais créé, jamais détruit. Il est permanent, neutre, éternel, et pénètre chaque chose.

'Alors que tu es cette énergie, cet esprit', demande Krishna, 'Pourquoi donc te chagriner ?' Lorsque vous êtes Dieu luimême, que pouvez vous craindre ? Que pouvez vous désirer ? Que pouvez vous demander de plus ?'

La réponse, la même explication est valable pour chacun d'entre nous. Nous sommes le Divin. Nous sommes l'Univers. Nous ne pouvons être détruits. Nous vivons malgré la destruction de notre corps et de notre identité. Rien ne peut nous déranger une fois que nous avons compris cette vérité. Nous pouvons être dans la félicité.

Il y a une histoire sur deux oiseaux dans le Mundakopanishad,:

Deux oiseaux étaient assis sur un grand arbre fruitier qui possédait plein de branches. Il avait plein de fruits sur chacune de ses branches. Le plumage de l'un d'eux était adorable car de teinte dorée. Cet oiseau dégageait un calme serein et était perché silencieusement sur l'une des branches supérieures qui possédait moins de fruit. Il passait la plupart de son temps sans bouger, ne montrant aucun intérêt pour les fruits qui était autour de lui. Le deuxième oiseau était plus petit et plus vivant ; cet oiseau était très agité, et sautait d'une branche à l'autre en cherchant des fruits à manger.

Le deuxième oiseau se sentait très satisfait lorsqu'il goûtait des fruits sucrés, il gazouillait alors joyeusement. Lorsqu'il trouvait un fruit aigre ou amer, ce qui était souvent le cas, il piaillait avec irritation, et semblait mécontent. Plus il goûtait de fruits aigres et amers, plus il semblait chagriné. Il conclut qu'il n'y avait aucune joie dans ces fruits, et qu'il n'y avait aucun intérêt de vivre de la sorte.

Il regarda en l'air ; et vit l'oiseau serein au plumage doré perché au dessus de lui, assit en silence, calme et détendu. L'oiseau doré semblait illuminé l'arbre tout entier. Le petit oiseau s'envola pour regarder l'oiseau doré de plus près. Sur la route, il trouva des fruits juteux, et il s'arrêta pour y goûter. Les fruits étaient savoureux et il décida de s'installer pour en manger plus. Puis, certains fruits devinrent amers, et certains devinrent aigres et l'oiseau devint de plus en plus déçu. Il regarda en l'air et vit encore l'oiseau d'or, calme, heureux, et détendu. Il se faufila plus haut.

Il voleta de haut en bas et de droite à gauche. Il essayait de se rapprocher petit à petit de l'oiseau doré. Il ne s'arrêtait que pour goûter des fruits qui semblaient tout d'abord être sucrés, puis devenaient ensuite amers et aigres alors qu'il passait du temps à le manger.

Finalement, il atteint la cime de l'arbre, où l'oiseau au ramage doré était perché. Il le regarda de plus près, et fut stupéfait de constater que l'oiseau doré n'était rien d'autre que Son propre Soi. Il se rapprocha de plus en plus près, et se détendit. Le petit oiseau sentait une connexion très profonde avec l'oiseau à la robe dorée. Il ressentait l'amour, il n'était pas 'tombé' amoureux, mais se 'relevait' en amour. Soudain, il perdit son identité et fusionna avec l'oiseau doré.

Lorsque nous réalisons que nous sommes un avec l'oiseau d'or (notre divinité intérieure), il n'y a alors plus aucune peur de la mort. Nos questions sur qui nous sommes se tarissent.

'Les armes ne peuvent le transpercer, le feu ne peut le brûler.' Si seulement les chefs d'états de ce monde comprenaient ce que Krishna veut dire ! Il n'y aurait alors point besoin des Nations Unies, de la journée de la paix, de la journée de l'amitié, etc. Chaque jour serait une journée de la paix.

Qu'essayons nous donc de faire en tuant les gens, en éliminant l'évidence physique de leur existence ? Nous essayons d'éliminer les gens qui ne croient pas en nous, qui osent remettre en question nos ordres, et même pire que cela, qui osent rire de nous. Nous aimerions n'être entouré que de gens qui nous craignent, et dont la peur leur fait prétendre qu'ils nous respectent et qu'ils nous aiment. Les gens tuent parce qu'ils aimeraient éliminer toutes les preuves qu'ils ne sont pas aimés ou respectés. Ils croient qu'ils généreront plus d'amour chez ceux qui restent en éliminant l'évidence physique qui crée leur inconfort. Cela est il possible ?

Hitler tua les juifs non pas parce que ces derniers l'offensaient de quelque façon que ce soit, mais parce qu'il avait peur d'eux. Il était lâche. Seuls les lâches tuent. Si vous êtes courageux, vous ferez face à n'importe qui, et réglerez votre problème sans avoir recourt à la violence. Dans le cas où vous ne pourriez convaincre l'autre personne, vous accepterez simplement la situation. Il y a assez d'espace dans ce monde et dans cette vie pour différentes opinions. Nous avons peur lorsque nous avons acquis des opinions rigides et que nous sommes figés dans nos croyances obstinées et sommes ainsi devenus intolérant envers ceux qui affichent différentes valeurs et systèmes de croyances. Nous commençons à craindre que nous pourrions bien perdre notre croyance également, que nous pourrions perdre notre identité. Cette insécurité et cette peur de la perte d'identité sont plus fortes que notre peur de la mort. Cette insécurité n'est en fait rien d'autre que la peur de la mort, puisque nous voyons la mort comme l'élimination ultime de notre identité. Alors, nous répondons violemment. Nous tuons pour éviter d'être tué. Nous tuons par peur.

Une fois que nous comprenons ce que Krishna dit, que la mort est comme changer un habit usé, cette peur de la perte d'identité disparaît ; si nous sommes vraiment sage, cette fausse identité même disparaît. Pourquoi avons-nous besoin d'avoir un tel habit ? Nous nous sentirons plus libre, complètement libérés, quand nous nous serons débarrassés de cet habit. Alors, il n'y aura même plus besoin de ce soucier de ce changement.

+Lé SéèXéæ êXéIªéVééIéæ êXéIªéæ ´éé ¨éXªéºéä ¨éþIɨéâ IéLééê{é I´éæ ¨é½þɤéɽþéä Xéè´éæ ¶ééäêSéIé֨ɽçþʺé2.26

atha chainam nityajaatham nithyam vaa manyase mrutham thathaapi twam mahaabaaho naivam shochitumarhasi

atha: if, however; ca: also; enam: this soul; nitya-jaatam: always born; nityam: forever; va: either; manyase: so think; mrtam: dead; tatha api: still; tvam: you; mahaa-baaho: O mighty-armed one; na: never; enam: about the soul; shochitum: to lament; arhasi: deserve.

O toi le puissamment armé, même si tu devais concevoir l'âme comme naissant et mourrant constamment, même dans ce cas là, tu ne devrais point te lamenter.

जातस्य हि ध्रुवो मृत्युर्ध्रवं जन्म मृतस्य च। तस्मादपरिहार्येऽर्थे न त्वं शोचित्तुमर्हसि । ।२.२७।।

jaatasya hi dhruvo mrityur dhruvam janma mritasya cha tasmaadaparihaarye'rthe na twam shochitumarhasi

jaatasya: one who has taken his birth; hi: certainly; dhruvah: a fact; mrtyuh: death; dhruvam: it is also a fact; janma: birth; mrtasya: of the dead; ca: also; tasmaat: therefore; apariharye: for that which is unavoidable; arthe: in the matter of; na: do not; tvam: you; socitum: to lament; arhasi: deserve.

En vérité, la mort est certaine pour celui qui prend naissance, et la naissance est certaine pour celui qui est mort. Par conséquent, tu ne devrais point te chagriner au sujet de ce qui est inévitable.

Socrate, le grand philosophe Grec, fut condamné à mort car la société Grecque ne pouvait accepter ses vues et son attitude iconoclaste. On lui demanda de rétracter ces déclarations sans quoi il serait condamné à boire le poison Hemlock. Comme il refusa de rejeter sa propre philosophie, il fut tout simplement condamné à mort.

Alors qu'il attendait l'heure de sa mort, ses disciples lui demandèrent 'Maître, n'avez vous point peur de mourir ?' Socrate répondit, 'Il y a deux possibilités. L'une est qu'il y a véritablement une vie après la mort, dans quel cas je me rendrai dans un endroit bien meilleur que celui dans lequel je suis. L'autre est qu'il n'y a pas de vie après la mort, dans quel cas, je ne devrais plus être conscient de ce qui m'est arrivé jusqu'à maintenant. Dans ces deux cas de figure, pourquoi se faire du souci ?'

La mort est inévitable. Que l'esprit survive après que le corps ait périt et qu'il se trouve un autre corps peut être sujet à débat. Krishna dit que cela n'est pas une raison pour se lamenter de la mort. Dans les deux cas, la mort est un passage que l'on peut attendre avec impatience, comme Socrate le dit.

Que l'esprit se rende dans une région appelée les enfers ou une région appelée le paradis, est autant sujet à débat que la question de savoir si l'esprit est vraiment immortel, ou si il se réincarne. Vous pourrez croire en tout ce que vous voulez croire. Les religions Occidentales professent de ne pas croire en la réincarnation. Elles ont l'air d'avancer que la mort est un terme. Et alors, même dans ce cas, pourquoi donc se soucier ?

Nous savons tous que la mort est inévitable.

Une femme très perturbée mentalement approcha Bouddha un beau matin. Elle apporta le corps de son fils défunt à Bouddha et lui dit, 'Maître, ils m'ont dit que vous étiez le seul Etre capable de ressusciter les morts dans ce monde. S'il vous plaît, rendez la vie à mon fils.'

Bouddha savait qu'aucun de Ses mots ne pouvaient consoler la Mère. Il dit simplement, ' Mère, s'il vous plaît, ramenez moi une poignée de riz d'une maison dans laquelle aucune mort ne s'est jamais produite jusqu'à maintenant, et je ressusciterai votre fils.'

La femme alla de maison en maison à la recherche d'une poignée de riz. Tous les ménages dans lesquels elle se rendit déclarèrent que quelqu'un y était mort dans le passé. Elle alla dans le village avoisinant, et reçu les mêmes réponses.

Elle retourna vers Bouddha, ' Maître ; je comprends maintenant que la mort est inévitable, et qu'il ne peut y avoir de vie sans mort. Merci pour m'enseigner cette vérité inestimable. J'aimerais être assise à vos pieds pour le reste de ma vie. S'il vous plaît, acceptez moi comme disciple.'

Ramener les morts à la vie n'est pas un miracle. Cela peut être fait dans certaines circonstances. Mais transformer l'individu, et installer la Vérité en Lui est en fait le miracle que seul un Maître véritable peut réaliser.

अव्यक्तादीनि भूतानि व्यक्तमध्यानि Bharat । अव्यक्तनिधनान्येव तत्र का परिदेवना।।२.२८।।

avyaktaadeeni bhootaani vyakthamadhyaani bhaarata avyaktanidhanaanyave tatra aka paridevanaa.

avyakta-adini: in the beginning unmanifested; bhutaani: all that are created; vyakta: manifested; madhyaani: in the middle; bhaarata: ○ descendant of Bharat; avyakta: nonmanifested; nidhanaani: all that are vanquished; eva: it is all like that; tatra: therefore; ka: what; paridevana: lamentation.

O Bharata, l'être est non manifesté au début, non manifesté à la fin ; il semble être manifesté entre les deux. Qui a-t-il à déplorer alors ?

आश्चर्यवत्पश्यति कश्चिद् एनम् आश्चर्यवद्वद्वद्वद्वति तथैव चान्यः। आश्चर्यवच्चैनमन्यः शृणोति श्रृत्वाप्येनं वेद न चैव कश्चित्।।२.२९।।

aascharyavatpashyati kaschid enam aascharyavadwadati tathaiva chaanyaha aascharyavacchainamanyaha shrunoti shrutwaapyenam veda na chaiva kaschit

aascarya-vat: amazing; pasyati: see; kascit: some; enam: this soul; aascarya-vat: amazing; vadati: speak; tatha: there; eva: certainly; ca: also; anyah: another; aascarya-vat: similarly amazing; ca: also; enam: this soul; anyah: others; srnoti: hear; srutva: having heard; api: even; enam: this soul; veda: do know; na: never; ca: and; eva: certainly; kascit: anyone.

Certain voit Cela comme une merveille, d'autres parlent de Cela comme étant une merveille, d'autres encore entendent Cela comme étant une merveille. Pourtant, ayant entendu cela, aucun d'eux ne Le comprend !

देही नित्यमवध्योऽयं देहे सर्वस्य Bharat। तस्मात्सर्वाणि भूतानि न त्वं शोचितुमर्हसि । ।२.३०।।

dehee nityamavadhyo'yam dehe sarvasya bhaarata tasmaatsarvaani bhootaani na tvan shochitumarhasi

dehi: the owner of the material body; nityam: eternally; avadhyah: cannot be killed; ayam: this soul; dehe: in the body; sarvasya: of everyone; bhaarata: O descendant of Bharat; tasmaat: therefore; sarvaani: all; bhootaani: living entities (that are born); na: never; tvam: yourself; shochitum: to lament; arhasi: deserve.

O Bharata, l'Atman qui demeure dans le corps de chacun est à tout jamais indestructible ; donc, tu ne devrais déplorer aucune créature.

Beaucoup d'entre nous croit que la vie est une merveille ; ce qui est vrai. La vie est merveilleuse. Nous ne comprenons pas comment elle est crée. Donner une explication biologique sur comment le sperme pénètre l'ovule et comment une cellule est crée est une chose ; mais la question de l'apparition de la vie elle-même en est une autre.

Aujourd'hui, il n'y a aucune preuve quant à comment l'Univers a été créé. Nous ne disposons que de quelques théories sur le Big Bang etc. Mais qu'il y avait il avant ce Big Bang ? Personne ne le sait. Bouddha observa avec raison : 'L'Univers se créa lui-même. Il fut toujours, et sera toujours.' Personne ne sait quand la première forme de vie trouva son origine. Encore une fois, tout ce dont nous disposons ne sont que des théories. L'explication de l'abiogenèse, la création de la vie à partir de la matière inerte, ne fournit pas encore de preuves scientifiques à ce sujet. La première forme de vie semble être simplement apparue. Un beau matin, ou soir, ou nuit, le premier acide aminé, le premier organisme vivant, semble être provenu de nulle part !

Tout ce que nous savons, c'est que la vie existe. Tout ce que nous pouvons observer sont les formes de vie qui sont manifestées devant nous. Ce qu'il y avait ultérieurement, et ce qui arriva à ces formes de vie, est enveloppé de mystère et de questions. Nous pouvons continuer à croire à nos suppositions, mais nous ne savons au fond rien du tout, car nous n'avons pas observé ce fait.

L'homme recherche les causes de son origine depuis la nuit des temps. Que se passe t'il après la vie, ou plutôt, après la mort ? Inversement, qu'étions nous avant d'être né ? Il y a un koan Zen connu 'Quel était votre visage avant que vos pères et mères soient nés ?' comment était-il en vérité ? Si vous le saviez, vous auriez tout simplement résolu le mystère de la vie et de la mort, n'est-ce pas ?

Tel est le mystère de la vie, et tel est sa merveille. Ceux qui sont assez confiant pour la prendre comme elle vient sont les plus heureux. Ils sont bénis par l'Existence. Ceux qui luttent et pleurent sont misérables. Personne ne peut lutter contre la vie et la mort. Elles sont toutes deux au-delà de votre entendement et de votre contrôle. Vous pouvez vous en émerveiller et vous en réjouir. Ou vous pouvez simplement les questionner sans arrêts et vous rendre misérable. Ceci est votre choix propre et votre libre arbitre.

L'illustre roi Yayati vécu pendant des centaines d'années. Le récit épique Hindu Bhagavatam, raconte que lorsque Yama, le Dieu de la mort vint à Yayati au moment prévu de sa mort, Yayati le supplia de le laisser vivre encore plus longtemps. Il expliqua qu'il n'avait pas encore assez profité de sa vie, et qu'il voulait disposer de plus de temps. Yama se laissa attendrir et déclara que si l'un de ses fils voulait donner toutes les années restantes de sa vie à Yayati, il aurait l'autorisation de vivre alors tout ce temps. Yayati utilisa toutes la durée de vie de ses fils, et vécu ainsi plusieurs centaines d'années. Finalement, il réalisa que peut importait le nombre d'années qui lui seraient nécessaire pour réaliser ses désirs, ceux-ci ne cesseraient jamais, et la plénitude ne se produirait jamais à travers les jouissances matérielles. Yayati se rendit à Yama lorsqu'il réalisa cette vérité.

Ce n'est pas la mort qui nous fait peur. C'est tout ce ballot de désirs non assouvis, ce sentiment de vivre la vie sans la goûter pleinement, même après avoir vécu plusieurs décennies, qui nous fait peur. Notre problème est que nous ne savons pas comment vivre une vie pleine ; nous ne savons pas comment nous amuser. Nos désirs sont très rarement réalisés parce que nous passons à la réalisation du désir suivant avant même d'avoir remplit le désir précédent. En fait, nous ne savons tout simplement pas comment être heureux dans la vie.

Etre réellement heureux, être éternellement dans la félicité, induit comprendre la vérité que nous sommes indestructible, que notre esprit vit éternellement. La mort n'est pas une fin, elle n'est qu'une sorte de passage. Et la vérité est que l'esprit n'est jamais satisfait par de simples plaisirs matériels. De quelque manière que vous tentiez de satisfaire vos sens, vous ne pourrez jamais atteindre la satisfaction. Plus vous prendrez de plaisir à travers vos sens, plus vous aurez besoin de plaisir. Cela ne cessera jamais. Le mécontentement face aux plaisirs matériels est profondément ancré dans la psyché humaine.

Les gens se sentent désorientés avec le concept de la spiritualité. La spiritualité n'est pas quelque chose d'intangible, ou quelque chose de mystérieux que les chefs religieux ont besoin d'expliquer. La spiritualité est la compréhension et l'appréciation totale de la vie, matérielle, physique, émotionnelle, relationnelle, avec les sens, sans mécontentement et en toutes responsabilités. Cette jouissance et cette responsabilité émergent de la conscience. Cette conscience provient de la capacité à se concentrer sur le moment présent, lorsque l'esprit stoppe son oscillation entre le passé et l'avenir, entre les regrets et les spéculations.

Le moment présent est le seul moment où nous sommes réellement vivant. C'est le seul moment où nous sommes réellement éveillés. Le reste du temps, nous sommes dans le sommeil profond, même si nos yeux sont ouverts, nous sommes comme mort, comme morts vivant. Et pourtant, nous avons tout de même peur de mourir.

Que l'on croit en Dieu ou en notre divinité intérieure n'influence en rien notre compréhension de la mort après la vie. Si nous décidons de croire en la science plutôt qu'en Dieu, nous devons tout de même reconnaître qu'il n'y a aucune réponse à la question de 'l'avant vie', et de 'l'après vie'. La vie avant la vie et la vie après la vie reste encore un mystère sans réponse. Ce mystère ne se dévoilera qu'avec la compréhension que nous continuons à vivre en esprit.

On demanda à un Maître Zen, 'Maintenant que vous êtes illuminé, quelle est la différence dans votre perception des choses autour de vous ?'

Le Maître dit, 'Avant que je commence ce processus, je voyais une montagne comme une montagne, est une rivière comme une rivière. Durant le processus, la montagne n'était pas une montagne, et la rivière n'était pas une rivière. Maintenant, une fois de plus, la montagne est une montagne, et la rivière est une rivière.'

Le Maître veut dire ici qu'avant de commencer sa quête spirituelle, il voyait juste les formes physiques des montagnes et des rivières, rien de plus. Mais une fois qu'il commença à expérimenter l'énergie derrière elles, il les vit comme des manifestations d'énergie. A la fin, une fois qu'il atteint l'illumination, il les vit toutes comme étant l'énergie même, qui est leur vraie nature.

Krishna dit que tout ce qui est permanent et réel n'était pas manifesté auparavant, devint manifeste, puis encore, sera non manifesté dans l'avenir. Tout est en phase de devenir quelque chose d'autre. Nous mourrons et renaissons à chaque instant, des millions de cellules dans notre corps et esprit meurent et renaissent chaque jour. Pourtant, il y a une continuité à travers tous ces changements. Il y a une continuité que l'on ne peut voir, toucher ou sentir. Ce que nous voyons manifesté, par exemple ce corps et cet esprit, nous cachent le processus de changement constant qui se poursuit en nous, ainsi que le fil continue qui soutient ce changement.

स्वधर्ममपि चावेक्ष्य न विकम्पितमर्हसि ।
धर्म्याद्धिः युद्धाच्छ्रेयोऽन्यत्क्षत्रियस्य न विद्यते।।२.३१।।
> swadharmamapi chaavekshya na vikampitumaharsi dharmyaaddhi yuddhaachreyo'nyat ksatriyasya na vidyate (2.31)

sva-dharmam: one's own religious principles; api: also; ca: indeed; aveksya: considering; na: never; vikampitum: to hesitate; arhasi: you deserve; dharmyaat: from religious principles; hi: indeed; yuddhaat: than fighting; sreyah: better engagements; anyat: anything else; ksatriyasya: of the ksatriya; na: does not; vidyate: exist.

Tu devrais prendre ton devoir en considération en tant que kshatriya. Il n'est rien de plus noble pour un kshatriya qu'une guerre juste. Tu ne devrais pas hésiter.

```sanskrit
यद्रच्छया चोपपन्नं स्वर्गद्वारमपावृतम ।
वनः क्षत्रियाः पार्थ लभन्ते युद्धमीदृशम।।२.३२।।
yadrucchaya chopapannam swargadwaarampaavrutam sukhinaha kshatriyaaha paartha labhante yuddhameedrusham (2.32)

yadrcchaya: by its own accord; ca: also; upapannam: arrived at; svarga: heavenly planet; dvaaram: door; apaavrtam: wide open; sukhinah: very happy; ksatriyaah: the members of the royal order; partha: O son of Partha; labhante: do achieve; yuddham: war; idrsam: like this.

O Partha, Bienheureux sont les kshatriyas qui sont amenés à livrer une telle bataille sans soulever aucune question. Cela leur ouvre les portes du paradis.

```sanskrit
अथ चैत्त्वमिमं धर्म्यं संग्रामं न करिष्यसि।
ततः स्वधर्मं कीर्तिं च हित्वा पापमवाप्स्यसि । ।२.३३।।
> atha chaitwamimam dharmyam sangraamam na karishyasi tataha swadharma keerthim cha hitwaa paapamavaapsyasi (2.33)

atha: therefore; cet: if; tvam: you; imam: this; dharmyam: religious duty; sangraamam: fighting; na: do not; karisyasi: perform; tatah: then; sva-dharmam: your religious duty; kirtim: reputation; ca: also; hitva: losing; paapam: sinful reaction; avaapsyasi: do gain.

Tu vas t'attirer le péché si tu ne mènes cette guerre justifiée. Ayant abandonné ton devoir, tu perdras ta réputation.

```sanskrit
अकीर्तिः चापि भूतानि कथयिष्यन्ति तेऽव्ययाम ।
संभावितस्य चाकीर्तिर्मरणादतिरिच्यते।।२.३४।।
> akeerthim chaapi bhootaani kathayishyanti te'vyayaam sambhaavitasya chaakeerthir maranaadatirichyate (2.34)

akirtim: infamy; ca: also; api: over and above; bhutaani: all people; kathayisyanti: will speak; te: of you; avyayam: forever; sambhaavitasya: for a respectable man; ca: also; akirtih: ill fame; maranaat: than death; atiricyate: becomes more than.

Les gens se remémoreront ton déshonneur éternellement, et pour celui qui fut jadis honoré, le déshonneur paraît pire que la mort

```sanskrit
भयाद्रणादुपरतं मंस्यन्ते त्वां महारथाः।
येषां च त्वं त्वं बहमतो भूत्वा यास्यसि लाघवम।।२.३५।।
bhayaadranaaduparatam mamsyante twaam maharathaaha yeshaam cha twam bahumatho bhootwa yaasyasi laaghavam (2.35)

bhayat: out of fear; ranat: from the battlefield; uparatam: ceased; will consider; tvam: unto you; maharathah: the great generals; yesam: of those who; ca: also; tvam: you; bahu-matah: in great estimation; bhutva: will become; yasyasi: will go; laghavam: decreased in value.

Les grands généraux penseront que tu t'es retiré du combat parce que tu es lâche ; et tu seras regardé de haut par les gens qui eurent une opinion élevée de toi et de ton héroïsme dans le passé.

```sanskrit
अवाच्यवादांश्च बहून वदिष्यन्ति तवाहिताः ।
न्दन्तस्तव सामर्थ्यं ततो दुःखतरं नू किम।।२.३६।।
avaachayavaadaamshcha bahoon vadishyanti thavaahitaaha nindantastava saamarthyam thatho dukkhataram nu kim (2.36)

avacya: unkind; vadan: fabricated words; ca: also; bahoon: many; vadishyanti: will say; tava: your; ahitah: enemies; nindantah: while vilifying; tava: your; samarthyam: ability; tatah: thereafter; duhkhataram: more painful; nu: of course; kim: what is there.

Tes ennemis diront des mots abominables qui injurieront ton pouvoir. Ou'il y a-t-il de plus douloureux que cela ?

```sanskrit
हतो वा प्राप्स्यसि स्वर्गं जित्वा वा भोक्ष्यसे महीम्।
तस्माद्रत्तिष्ठ कौन्तेय युद्धाय कृतनिश्चयः । ।२.३७।।
> hatho vaa praapsyayi swargam jitwa vaa bhokhsyase maheem Tasmaadutthista kaunteya yuddhaaya kruthanischayaha (2.37)

hatah: being killed; va: either; prapsyasi: you will gain; svargam: the heavenly kingdom; jitva: by conquering; va: or; bhoksyase: you enjoy; mahim: the world; tasmat: therefore; uttistha: get up; kaunteya: O son of Kunti; yuddhaya: to fight; krta: determined; niscayah: uncertainty.

Tué, tu atteindras le paradis ; victorieux, tu jouiras de la vie sur terre. Par conséquent, O fils de Kunti, lève toi et résous toi à te battre.

```sanskrit
सुखदुःखे समे कृत्वा लाभालाभौ जयाजयौ।
ततो युद्धाय युज्यस्व नैवं पापमवाप्स्यस्यसि । ।२.३८ ।।
sukhadukkhe same kruthva laabhaalaabhau jayaajayau . thatho yuddhaya yujyaswa naivam paapamavaapsyasi (2.38)

sukha: happiness; duhkhe: in distress; same: in equanimity; krtva: doing so; labha-alabhau: both in loss and profit; jayaajayau: both in defeat and victory; tatah: thereafter; vuddhaya: for the sake of fighting; yujyasva: do fight; na: never; evam: in this way; papam: sinful reaction; avapsyasi: you will gain.

Ayant rendu égale le Plaisir et la souffrance, le gain et la perte, la victoire et la défaite ; combats alors pour le bien du combat ; ainsi, tu ne récolteras point le péché.

Krishna travaille sur Arjuna depuis deux niveaux. Il parle à Arjuna depuis le plan de la Super conscience, l'éduquant sur La Vérité Ultime.

Il expose à Arjuna que la vie ne se termine pas avec la mort du corps, et que l'esprit indestructible et immortel continue à vivre. Ici, Krishna adresse les peurs qu'Arjuna entretient quant à tuer ses parents et aînés, et Il lui enseigne que ce qu'il considère être la fin de la vie pour ces gens n'est qu'un pas dans leur voyage.

Krishna aborde le niveau pratique sur lequel Arjuna fonctionne. Krishna explique à Arjuna pourquoi, d'un point de vue social, il ne devrait point s'enfuir du champ de bataille, mais plutôt, devrait rester et se comporter comme il incombe à un guerrier. Krishna s'adresse au kshatriya, au guerrier.

Il existe dans chaque société un groupe de gens qui protége la communauté. Ils sont les combattants, les soldats, qui défendent le pays et les citoyens. De la même manière, d'autres ont le rôle de prêtre, de professeur et de conseillés, de négociant et d'homme d'affaire, d'ouvriers et de manoeuvres.

Dans la plupart des sociétés modernes, ces divisions sont commerciales, et sociales. Elles sont des classifications sociales dans la mesure qu'elles sont des moyens de vie basées sur l'acquisition d'une éducation qui permet de poursuivre une telle carrière et vocation. Elles deviennent également des classifications commerciales une fois que ces carrières deviennent des outils de d'acquisition de capitaux et de statut. Même dans les sociétés modernes, la richesse et la réputation acquises se transmettent à travers les générations, même si ceux qui naissent plus tard non rien fait pour hériter cette richesse et ce statut, ou n'ont pas la capacité de les maintenir.

Dans l'Bharat ancienne, le système éducatif était appelé gurukulam. Les jeunes enfants y apprenaient différentes pratiques matérielles et spirituelles et restaient au pied du Maître. Cette éducation commençait très tôt, aussi tôt que 3 ans, dès que les parents laissaient leurs enfants aux bons soins du Maître. Le Maître jaugeait la capacité et l'aptitude de chacun, et formait l'enfant de manière appropriée. La vocation des parents ou du Père n'était pas le critère majeur pour décider des capacités à développer chez l'enfant. Le Maître choisissait en fonction de l'aptitude de l'enfant qui était déterminée par son attitude et son portrait astrologique.

Le varna ou système des castes pratiqué par les Hindous depuis des temps immémoriaux, plonge ses racines dans le système éducatif du gurukulam. La varna, la vocation de chaque enfant, était déterminée par le Maître, non en fonction de sa naissance et des droits acquis à la naissance, mais en fonction de ses aptitudes. Malheureusement, au fil des années, cette pratique devint un droit de naissance. Le fils d'un guerrier était supposé devenir un guerrier, sans respect de ses capacités, aptitudes, et tendances. Alors les quatre varna ou castes, Brahmine, les prêtres et professeurs, Kshatriya, les souverains et les guerriers, Vaisya, les commerçants et hommes d'affaire, et Sudra, les travailleurs, devinrent une structure sociale rigide, basée sur le droit acquis à la naissance.

Cette pratique scientifique devint corrompue, et mena à beaucoup d'inégalités sociales, et d'injustices. Le fils d'un Brahmine n'a aucun droit de se proclamer Brahmine, à moins qu'il n'ait l'aptitude et le savoir nécessaire pour être un professeur et un prêtre. Dans notre ashram, nous avons maintenant plusieurs jeunes hommes et jeunes femmes de différentes castes et groupes religieux, qui sont entraînés à pratiquer des rituels spirituels et religieux, jusqu'à maintenant considérés comme étant la prérogative de la caste Brahmine seule. Nous avons un disciple Brahmachari, de foi Chrétienne qui forme ces gens à pratiquer les Guru Homa, et les Mantras, les feux rituels, les chants etc. Ces jeunes prêtres ne sont d'aucune façon inférieurs aux Brahmines.

Lorsque Krishna se réfère à Arjuna comme Kshatriya, il se réfère à la personnalité toute entière d'Arjuna, 'le grand guerrier', à ce qu'il acquit partiellement à la naissance et surtout acquit par la formation qu'il reçu aux vues de ses aptitudes. Arjuna est le guerrier typique, 'le samouraï', qui ne connaît aucune peur, mais qui est pourtant dérangé maintenant par la question de savoir si se battre contre ses parents est bien ou mal. Le code de conduite des Kshatriya, tout comme le code de conduite des samouraïs (les anciens guerriers Japonais), est également un code professionnel, comme il en existe un aujourd'hui pour tous les soldats. Une fois que vous êtes dans l'armée, vous devez vous battre sans tenir compte de vos opinions sur le camp adverse. Il n'est plus question de penser à ce qui est juste ou injuste.

Krishna dit,' Bats toi ! Tu es un Kshatriya. En te battant comme ton devoir le commande, tu gagnes des mérites et va au ciel. Si tu t'enfuis de cette guerre, tu commets un grand péché. Tu seras aussi traité de lâche et les gens qui te connaissent riront de toi. Tu seras déshonoré, et pour un Kshatriya, le déshonneur est bien pire que la mort. Ne te soucies pas à propos de la victoire et de la défaite. Si tu es vaincu, et meurt, tu te rendras au paradis. Si tu es victorieux, tu jouieras de biens matériels sur cette terre même. Donc, bats toi car cela est ton devoir en temps que Kshatriya.'

Une partie de ce que Krishna dit est motivationnel. Krishna, en tant que Parabrahman, parle des conséquences sociales qu'Arjuna endure s'il quitte le champ de bataille. Si Arjuna était réellement imprégné d'ahimsa, (de non-violence) Krishna n'aurait jamais essayé de le persuader d'utiliser la violence. Arjuna, cependant, essayait d'éviter la lutte, non pas par objection à la morale ou par objection de conscience, mais sous couvert de son attachement pour ses parents, né de son identification avec eux.

Dans ces vers, Krishna essaie de l'amener hors de ses dilemmes, hors de sa dépression, de sa confusion, hors du Vishada qui a voilé sa vision des choses.

एषा तेऽभिहिता सांख्ये बुद्धियोगि त्विमां श्रृण्। बुदध्यायुक्तो यया पार्थ कमबन्धं प्रहारस्यसि।।२.३९।।

eshaa te'bhihitaa saankhye buddhiryoge twimaam shrunu. budhyaayukto yayaa paartha karmabandham prahaasyasi (2.39)

esa: all these; te: unto you; abhihita: described; sankhye: by analytical study; buddhih: intelligence; yoge: work without fruitive result; tu: but; imam: this; srun: just hear; buddhya: by intelligence; yuktah: dovetailed; yaya: by which; partha: O son of Partha: karmabandham: bondage of reaction: prahasyasi: you can be released from.

Ce qui t'as été enseigné provient de la sagesse de Sankhya. Maintenant, écoute la sagesse du Yoga. Ayant pris connaissance de cela, O Partha, tu devras abandonner le lien à l'action.

नेहाभिक्रमनाशोऽस्ति प्रत्यवायो न विद्यते । स्वल्पमण्यस्य धर्मस्य त्रायते महतो भयात।।२.४०।।

nehabhikramanaasho'sti pratyavaayo na vidyate. Swalpamapyasya dharmasya traayate mahato bhayaat. (2.40)

na: there is not; iha: in this world; abhikrama: endeavoring; nasah: loss; asti: there is; pratyavayah: diminution; na: never; vidyate: there is; su-alpam: a little; api: although; asya: of this; dharmasya: of this occupation; trayate: releases; mahatah: of very great; bhayat: danger.

Faire cela n'implique ni une perte d'effort, ni ne produit de résultats nuisibles. Juste une infime connaissance de cela, juste une petite pratique du Yoga peut protéger quiconque de la peur.

व्यवसायार्वत्मेका बुद्धिरेकेह कुरुनन्दन। बहुशाखा ह्यनन्ताश्च बुद्धयोऽव्यवसायिनाम।।२.४१।।

vyavasaayaatmikaa buddhirekeha kurunandana. bahushaakhaa hyanantaascha buddhiyo'vyavasaayinaam (2.41)

vyavasaya-atmika: resolute Krsna consciousness; buddhih: intelligence; eka: only one; iha: in this world; kuru-nandana: O beloved child of the Kurus; bahu-shaakhah: various branches; hi: indeed; anantah: unlimited; ca: also; buddhayah: intelligence; avyavasayinam: of those who are not in Krsna consciousness.

Ici, Kuru-Nandana, O joie des kurus, il faut une détermination unique ; les pensées des hommes irrésolus sont nombreuses, infinies et ramifiées.

यामिमां पुष्पितां वाचं प्रवदन्त्यविपश्चितः । वेदवादरताः पार्थ नान्यदस्तीति वादिनः।।२.४२।।

yaamimaam pushpitaam vaacham pravadantyavipashchitaha. vedavaadarataaha paartha naanyadasteeti vaadinaha (2.42)

Les hommes insensés prononcent de beaux discours en prenant plaisir à faire l'éloge des Véda, O Partha ; ils disent, 'Il n'y a rien d'autre'.

EòɨééI¨ééXé& º´éMéç{é®úé VéX¨éEò¨éç¡ò±é|éNùɨéâ êGòªééʴɶéä¹é¤é½öþ±ééæ ¦ééäMé趴ɪéçMéëIé |éêIé2.43

kaamaatmaanaha swargaparaa janmakarmaphalapradaam. Kriyaavisheshabahulaam bhogaishvaryagatim prati (2.43)

yam imam: all these; pusphitam: flowery; vaacam: words; pravadanti: say; avipascitah: men with a poor fund of knowledge; veda-vada-ratah: supposed followers of the Vedas; partha: O son of Partha; na: never; anyat: anything else; asti: there is; iti: thus; vadinah: advocates; kama-atmanah: desirous of sense gratification; svarga-parah: aiming to achieve heavenly planets; janma-karma-phala-pradam: resulting in fruitive actions, good birth, etc.; kriya-visesa: pompous ceremonies; bahulam: various; bhoga: sense enjoyment; aisvarya: opulence; gatim: progress; prati: towards.

Les hommes de peu de savoir sont très attachés au mots nectarins des Védas, qui recommandent différentes activités pour s'élever vers des plans paradisiaques, résultant en de bonnes renaissances, en la puissance et toutes ces choses. Etant avides de gratification des sens et de vie opulente, ils disent qu'il n'y a rien de plus que cela.

भोगैश्वर्यप्रसक्तानां तयापहृतचेतसाम। व्यवसायात्मिका बुद्धिः समाधौ न विधीयते । ।२.४४।।

bhogaishwaryaprasaktaanaam thayaapahritachetasaam. vyavasaayaatmika buddhihi samaadhau na vidheeyate (2.44)

bhoga: material enjoyment; aisvarya: opulence; prasaktanam: those who are so attached; taya: by such things; apahrtacetasam: bewildered in mind; vyavasaya-atmika: fixed determination; buddhih: devotional service of the Lord; samadhau: in the controlled mind; na: never; vidhiyate: does take place.

Car, ceux dont l'esprit est diverti par de tels enseignements, ceux qui se rattachent aux joies et à une simple dévotion, ne sont ni déterminés ni résolus, et ne sont prêts ni pour une méditation soutenue ni pour le Samadhi.

गुण्यविषया वेदा निस्त्रैगुण्यो भवार्जुन। र्द्वन्द्वो नित्यसत्त्वस्थो निर्योगक्षेम आत्मवान।।२.४५।।

traigunyavishayaa vedaa nistraigunyo bhavaarjuna. nirdwandwo nityasatwastho niryogakshema aatmavaan (2.45)

trai-gunya: pertaining to the three modes of material nature; visayah: on the subject matter; vedah: Vedic literature; nistraigunyah: in a pure state of spiritual existence; bhava: be; arjuna: O Arjuna; nirdvandvah: free from the pains of opposites; nitya-sattva-sthah: ever remaining in satva (goodness); niryoga-ksemah: free from (the thought of) acquisition and preservation; atma-van: established in the Self.

O Arjuna ! Sois au-delà des trois attributs que les Védas exposent ; libère toi des paires d'opposés, et sois toujours dans Satva (la bonté), libre de toutes pensées d'acquisition, de préservation, et sois établit dans le Soi.

यावानर्थ उदपाने सर्वतः संप्लूतोदके। तावान्सर्वेषु वेदेषु ब्राह्मणस्य विजानतः । ।२.४६ । ।

yaavaanartha udapaane sarvataha samplutodake taavaansarveshu vedeshu braahmanasya vijaanathaha (2.46)

yavan: all that; arthah: is meant; uda-pane: in a well of water; sarvatah: in all respects; sampluta-udake: in a great reservoir of water; tavan: similarly; sarvesu: in all; vedesu: Vedic literature; brahmanasya: of the man who knows the Supreme Brahman; vijanatah: of one who is in complete knowledge.

Pour le Brahmana qui a connu le Soi, les Véda ne sont pas plus utiles qu'un réservoir d'eau placé dans un endroit inondé.

Krishna commence à enseigner le Karma Yoga dans ces vers. Ces vers devraient être lus attentivement par ceux qui croient uniquement aux écritures d'autorité, au regard de leur compréhension superficielle de la signification de ce qui a été dit.

Krishna dit sans équivoques, 'Oublies les Véda.'

Il dit, 'La connaissance contenue dans les Véda est toute aussi utile qu'un réservoir d'eau au milieu d'une inondation, pour celui qui a réalisé le Soi. Les Véda sont limitatifs, ils concernent les trois attributs, satva, rajas, et tamas, les attributs de calme, d'action agressive, et d'action paresseuse. Le temps est venu maintenant de transcender ces attributs, et d'être au moins dans l'état de satvique, (de calme).'

Krishna lui dit, 'Ne me cite pas ce que les écritures disent'. Il continue, 'Ne m'énonce pas quels rituels et pratiques qui plaisent aux déités et aux ancêtres tu devrais faire et ne pas faire ici bas, en vue de tirer des bénéfices matériels et spirituels dans cette vie et dans l'après vie. Tout cela ne concerne que les gens qui ont une compréhension limitée de leur propre Soi. Ils sont ceux qui n'ont point expérimentés la Vérité. Ceux là sont ceux qui désirent encore vivement satisfaire les plaisirs de leurs sens, gratifier leur nom et leur réputation.'

'Dépasse les et concentre toi avec détermination sur le Yoga que je t'enseignerai', Krishna dit, 'et sois installé dans l'état où tu n'es plus concerné par la création, la préservation et le destruction ; tu seras alors au-delà de tout cela, et atteindras l'état du Parabrahman'.

Seul un Maître, le Maître de l'univers, le jagat Guru, peut dire de telles choses, et s'en tirer de la sorte. L'autorité dont Krishna fait preuve en se défaisant des écritures transmises par le Divin, les Véda, pour installer la Vérité dans l'esprit d'Arjuna, est très convaincante.

C'est la vérité parlée par le Divin qui est Lui-même l'ensemble de toutes les connaissances contenues dans les Véda.

Les Véda sont l'assemblage de la connaissance expérimentée par les grands sages, (les rishis). Elles furent retransmises de bouche à oreille, à travers les générations et l'on s'y réfère en employant le terme sruti. Vedanta, sankhya, Mimamsa et les autres voies philosophiques semblables trouvent leur origine dans les Veda, et ont instruits les hommes au cours des générations. Ils contemplèrent sur ces vérités, et y ajoutèrent leur propre expérience. La philosophie appelée Sankhya, traite de la dualité apparente -Purusha, le principe masculin statique et Prakriti, le principe féminin actif. Bien que Sankhya accepte que l'un ne puisse exister sans l'autre, ces deux principes sont tout de même jugés séparés. Kapila est l'auteur de Sankhya. Le Vedanta par contre est attribué à Shankara qui l'a exposé et développé brillamment. Il traite uniquement de la non-dualité. Ici, Brahman, ou la conscience collective, et Atman, la conscience individuelle, sont une seule et unique chose ; tout ce qui les tient à priori séparés est maya, l'ignorance.

Toutes ces contradictions apparentes s'élèvent d'une compréhension superficielle de la connaissance Védique. Chacune de ces grandes écritures, qu'elles soient les Veda, les Upanishads, ou la Gita, existent sur différents niveaux de compréhension. En fait, sept niveaux pour être précis. Ils correspondent au niveau d'énergie dans lequel vous êtes installés. Au niveau le plus élevé, on comprend que tout est UN. Il n'y a pas d'expérimentateur, d'expérimenté et d'expérience, ces trois entités ne sont pas séparées au niveau le plus élevé, TOUT est UN.

Krishna se réfère à cette vérité ici dans ces vers. 'Ne te laisse pas emporter par l'approche ritualiste apparente des Véda comme elle nous l'est soumise par la moitié des érudits,' le Maître dit, 'Vas au-delà ; vas au-delà du Sankhya qui exalte la dualité. Tout cela apporte des joies en apparence, mais cela est passager, cette joie est un intervalle bref entre deux périodes de soucis ; vas au-delà et recherche la vérité éternelle de l'UN, recherche l'union. Ceci est le véritable yoga', Dit Il à Arjuna.

'Il y a quelque chose au-delà de ces niveaux de compréhension superficiels', déclare le jagat Guru, 'Cela te conduiras au-delà des attributs humains du satva (le calme), rajas (action active), et de tamas (l'action passive), à la libération qui s'élève d'une compréhension vraie'. Il dit, 'À ce stade tu seras au-delà de la création, de la préservation et de la destruction, car ces phénomènes n'auront plus aucune existence dans la compréhension de la permanence de l'Energie Ultime'.

Krishna dit finalement, 'Une fois que tu auras compris et réalisé Brahman, toute la connaissance des Véda que tu cites si passionnément te sera tout aussi utile qu'un lac au beau milieu d'un endroit plein d'eaux.'

Krishna conduit Arjuna pas à pas comme s'il apprenait à un bébé à marcher. Le Maître démolit les arguments et les peurs d'Arjuna, dissipant ainsi son dilemme.

Ces premiers pas de bébé s'adressent à l'intellect d'Arjuna, car ce dernier était tout ce qu'Arjuna utilisait jusqu'à maintenant. Krishna montre à Arjuna combien sa connaissance intellectuelle est inadéquate et insignifiante, elle est complètement empruntée et sans expérience en arrière plan.

कर्मण्येवाधिकारस्ते मा फलेषु कदाचन। मा कर्मफलहेतुर्भूर्मा ते सङगोऽस्त्वकर्मणि । ।२.४७।।

karmanyevaadhikaarasthe ma phaleshu kadaachana maa karmaphalaheturbhoor maa te sango'stwakarmani (2.47)

karmani: prescribed duties; eva: certainly; adhikarah: right; te: of you; ma: never; phalesu: in the fruits; kadacana: at any time; ma: never; karma-phala: in the result of the work; hetuh: cause; bhuh: become; ma: never; te: of you; sangah: attachment; astu: be there; akarmani: in not doing.

Ton seul droit est de travailler, mais pas pour en récolter les fruits. Ne laisse pas le fruit de l'action être ton motif, et ne t'attache pas à l'inaction non plus.

योगस्थः करु कर्माणि सङगं त्यक्त्वा धनञ्जय। सिदध्यसिदध्योः समो भूत्वा समत्वं योग उच्यते।।२.४८।।

yogastaha kuru karmaani sangam tyaktwaa dhananjaya siddhyasiddhyoho samo bhootvaa samatwam yoga ucchyathe (2.48)

yoga-sthah: steadfast in yoga; kuru: perform; karmani: your duties; sangam: attachment; tyaktva: having abandoned; dhananjaya: O Dhananjaya; siddhi-asiddhyoh: success and failure; samah: the same; bhutva: having become; samatvam: evenness of mind; yogah: yoga; uchyate: is called.

O Dhananjaya ! Exécute tes actions en abandonnant tout attachement, soit constant dans le Yoga, équilibré dans le succès et l'échec. L'égalité d'esprit est appelée Yoga.

Tout l'enseignement de la Bhagavad Gita peut être résumé dans les deux strophes ci-dessus. La pure brillance de la sagesse du Jagat Guru est reflétée dans ces vers. Je mentionne ces deux vers toutes les fois que j'ai une opportunité de le faire, afin d'expliquer comment l'on devrait mener sa vie.

Krishna dit beaucoup de choses dans ces quelques mots. Il dit, 'Travailler et ton droit et ta responsabilité. Le résultat de ce travail n'est ni ta responsabilité, ni ton droit. Ne te polarise pas sur le résultat et ne le vois pas comme un objet à poursuivre avidement ou un objet de peur à éviter à tous prix. Fais tout ce que tu dois faire avec l'esprit centré, sans te soucier de savoir si tu vas réussir ou échouer.'

Rien de plus ne peut être dit ou même n'a besoin d'être dit sur pourquoi et comment on devrait se comporter de la sorte.

Beaucoup de gens communiquent mal ces vers et donc les comprennent mal. Il s'agit de gens qui se tiennent le plus loin possible du travail ayant peur qu'il puisse donner de mauvais résultats. Ils travailleront sincèrement aussi longtemps que les résultats seront positifs pour eux ou pour les autres. Mais, ils arrêteront de faire ce qu'ils sont en train de faire lorsqu'il pense que quelque chose de mauvais pourrait arriver.

Il en est d'autres qui sentent que ne rien faire et se désengager de toute action est la meilleure solution car toutes les actions résultent en des réactions, accumulant ainsi le karma.

Bien sûr, chacun de nous sera prêt à faire aveuglément ce qui lui est demandé de faire, s'il voit l'argent ou les bénéfices matériels miroiter à la fin du travail.

Krishna dit, 'Stop ! Pour qui te prends tu ? Tu es ici pour faire Mon travail. Tu n'as aucun droit quant aux résultats qui M'appartiennent.' Son attitude est celle d'un propriétaire terrien, qui a des métayers travaillant sur son domaine. Les métayers n'ont aucun autre droit sauf celui de recevoir leur salaire sous forme de nourriture ! Leur responsabilité n'est pas de se soucier si le terrain produira un bon rendement ou pas. Leur travail se résume à effectuer le mieux possible le travail qu'on exige d'eux. Le terrain appartient au propriétaire qui en est le bénéficiaire ultime.

Avoir conscience de ce que Krishna dit ici est la solution à presque tous les problèmes quotidiens. Faites ce que vous avez à faire, sans vous soucier des résultats! Voilà Son message.

Ne le faites pas seulement parce que vous souhaitez le faire, ni parce que vous spéculez à son sujet.

N'arrêtez pas de faire ce que avez besoin de faire, parce que vous avez peur de ce qui éventuellement se cache derrière.

Dans les sociétés beaucoup d'entre vous sont focalisés sur les résultats. Vous ne faites les choses que lorsque vous concevez que l'action sera efficace et effectif. Vous vous retrouvez capturés dans les résultats avant même de commencer votre labeur. Alors, comment définissez vous ce qui est effectif ? Pour qui cela devrait il être effectif ?

Quatre vingt pourcent du temps, l'efficacité est conçue comme quelque chose qui vous apporte un profit. Même si cela ne profite que votre société, vous le faites parce que votre performance sera reconnue et vous serez récompensés. N'avez

Part 4: Discourses on Bhagavad Gita Gita - Chapter 2

vous jamais fait quelque chose en sachant que vous allez vous faire prendre et vous faire punir ? Je doute que cela ne vous soit arrivé si vous êtes respectueux des lois. Alors, dans une compagnie également, vous travaillerez de manière à être récompensés, et vous éviterez ce qui peut vous causer des problèmes.

Nous apprenons cette leçon très tôt dans la vie. Nos parents et aînés nous enseignent cette loi depuis notre plus tendre enfance. 'Faites cela, et nous te récompenserons, fais cela et nous te punirons.' Nous sommes tous élevés dans le conditionnement d'avoir conscience de savoir ce qui est bon et mauvais pour nous, nous mesurons qu'est ce qui sera un succès ou un échec, basés sur ce pour quoi nous devrions être récompensé ou punis.

La société opère sur ce principe de peur et d'avidité pour nous empêcher de faire des actes qu'elle prohibe. La religion fait la même chose. La société vous menace de punition judiciaire, la religion vous menace de punition dans l'au-delà, en enfer ou au paradis ! Qu'est ce que le paradis, qu'est ce que l'enfer ? Existent-ils ? Non, ils n'existent pas. Soyez clair, ils n'existent que dans l'esprit des prêtres et des prédicateurs. Ils vous imposent ces concepts pour pouvoir ensuite vous contrôler. S'il y avait vraiment l'enfer existait, il serait peuplé de prêtres car l'hypocrisie est l'un des plus grand péché !

Lorsque vous dites une chose et en faite une autre, vous n'êtes tout simplement pas en accord avec vous-même, avec votre énergie. Vous ne pratiquez pas ce que vous prêchez ! Le mot Acharya, en sanskrit, est le mot qui qualifie le mieux le véritable professeur. Il signifie 'celui qui accompagne son étudiant sur le chemin', celui qui vit ce qu'il dit, celui qui est en accord avec ses mots. Lorsque j'ordonne mes Acharya (les professeurs qui transmettent ma philosophie et ma mission), j'applique du miel sur leurs langues, et leur dis que je m'exprimerai à travers eux et qu'ils devraient faire attention à ce qu'ils disent et à ce qu'ils font. Je leur dis 'Pratiquez vos discours'.

Lorsque vous vivez vos paroles, et que ces paroles sont vraies, alors vous n'avez aucun problème. Mais si les paroles ellesmêmes ne sont fausses, alors, vos actions seront-elles mêmes fausses. Si ce que vous professez provient de votre conscience, et de l'essence de votre propre expérience, si vous agissez en accord avec cette vérité et cette conscience, alors, il n'y a pas de différence entre vos pensées, mots et actions. Tous seront en accord.

Il y a une parabole magnifique dans la Bible :

Un homme avait deux fils. Il partagea sa richesse entre les deux d'entre eux. L'un d'eux partit avec l'argent, et le dépensa sans compter. Le second resta avec le Père, et prit soin de la fortune de la famille. Quelques années plus tard, le fils qui partit revint sans un sou. Le Père l'accueillit chaleureusement et prépara une fête pour l'accueillir. Le second fils fut très fâché, et exprima son mécontentement. Le père dit 'Tu es tout le temps avec moi, et tu peux compter sur mon amour, ce garçon là, ce fils prodigue a besoin de mon attention'.

Si vous regardez cette parabole de plus près, si vous allez audelà des mots, vous comprendrez que le Père agit en fonction de la vérité qui est derrière son expérience, tandis que le fils réagit car il a des attentes.

Le fils ressent qu'il a été loyal, et que donc, il mérite d'être récompensé, tandis que le fils prodigue s'est mal conduit et mérite donc d'être punit.

Nous sommes tous des fils prodigues. Si l'Energie Universelle (que nous appelons Dieu) devait nous traiter en fonction de nos mérites, alors vraiment, il n'y aurait aucun espoir pour nous ! Nous finirions tous en enfer, tout comme les prédicateurs le promettent ! Ils disent que nous sommes tous nés pécheurs, alors comment se repentir et contribuer à ces institutions religieuses va-t-il changer notre réalité et nous guider au paradis plutôt qu'en enfer ? En Grecque ancien, le mot 'se repentir' signifie 'revenir'. Lorsque Jésus dit 'repentissez vous', Il sous entend que nous devrions retourner à notre conscience. Nous devrions revenir à la conscience qui nous a crée.

Ce que Krishna dit ici est la loi de la nature. La nature est, tout simplement. La nature agit. Elle ne pense ni aux conséquences, ni aux succès ou aux échecs. La nature ne cherche pas de récompense, et ne s'inquiète pas non plus des punitions.

Les gens me demandent, 'Maître, pourquoi la nature est-elle si cruelle ? Pourquoi y a-t-il tant de catastrophes naturelles ? Pourquoi les jeunes enfants meurent-ils ?'

Krishna répond à ces questions : la Nature fait son travail sans se soucier du résultat final. Ce qui arrivera arrivera, cela est destiné ! La Nature poursuit son dharma( la ligne de conduite qui lui est assignée). Le problème est que nous ne comprenons pas le dharma de la nature, et nous mesurons les activités de la Nature à l'aide de nos règles logiques.

Vous me demanderez alors, comment savoir ce que nous devons faire ? Comment savoir ce qu'est notre chemin? Comment peut on connaître notre dharma ? Est- ce aussi simple que de dire ' Tu es Kshatriya, alors tu devrais te battre et tuer, sans te soucier de qui meurt, cela n'est pas ton problème ? Ou bien si vous êtes Vaisya (homme d'affaire) votre dharma est-il de générer de l'argent sans vous soucier des gens que vous arnaquez, et de prétendre que cela n'est pas votre problème ?'

Krishna, le Jagat Guru exalte l'action en conscience. Il dit 'Soyez centrés dans le Yoga, et lâchez tout attachement aux résultats, faites ce que vous avez à faire'.

Quelle grande sagesse !

Le Yoga est une union, l'union de l'homme avec le Divin. Il est la réalisation de votre Soi intérieur, la réalisation que vous êtes Divin. C'est l'état de conscience, l'état de vérité, l'état du moment présent, l'état où tout ce que vous ferez sera effectué dans la conscience juste. Lorsque vous fonctionnez dans cette conscience, sans attentes, vous exécuterez ce qui est approprié et correct.

J'enseigne à mes disciples que les pensées sont déconnectées, illogiques, et imprédictibles. Je leur enseigne que ce n'est que lorsque les gens commencent à lier les pensées entre elles que les problèmes commencent, la souffrance apparaît comme cela. Nous ne nous rappelons que de quelques évènements sur les centaines d'évènements que nous avons vécus, et nous faisons un lien entre ces évènements. 90 % de ce que nous observons et expérimentons n'est jamais enregistré dans notre mémoire consciente, mais sombrent dans notre inconscient. Ainsi, nous ne nous rappelons que de 10% de ce que nous expérimentons. Parmi tous ces évènements, nous ne nous rappelons que de ceux qui sortent de l'ordinaire. Nous ignorons et oublions presque systématiquement les événements ordinaires.

Réfléchissez un petit peu ! Lorsque vous allez au travail, si vous voyez un mendiant tous les jours au coin d'une rue, après un certain temps, vous ne remarquerez même plus sa présence. Le jour où il sera absent, vous direz 'Hé ! Ce type n'est pas là aujourd'hui !'

Si votre épouse est toujours méchante, il vous semblera normal qu'elle soit méchante tous les jours ! Mais si cette même épouse a été tout spécialement aimante et attentionnée aujourd'hui, alors cela sera un miracle et vous vous en rappellerez comme un événement notoire !

Le problème est que notre esprit s'empare de ces exceptions et forme une chaîne de pensées. Il oublie toutes les autres évidences et ne se rappellent que des exceptions. Votre esprit s'attend alors à ce que l'exception se reproduise. Et lorsque cela ne se produit pas, vous êtes tout simplement malheureux. Si cela se produit ; alors vous êtes heureux, jusqu'à la fois prochaine.

Alors, je leur dis de ne pas lier les pensées entre elles, et de ne pas créer une chaîne de pensées. Je leur dis de 'désembrayer' leur pensées, et d'abandonner leur mental. Je leur enseigne comment rester dans le moment présent. Quelques uns d'entre eux comprennent ce terme 'désembrayer'de travers. Ils pensent qu'être 'unclutched' (désembrayé) signifie ne rien faire. Ils pensent qu'abandonner le mental veut dire devenir passif, inactif. Mais non, ce n'est pas du tout cela !

Vous pouvez ne rien faire et pourtant occuper votre esprit entièrement. C'est pour cela que l'on dit 'qu'un esprit inoccupé est l'atelier du diable'. Quand vous n'avez rien à faire, vous finissez toujours par vous raconter des histoires.

L'inaction n'est pas ce que j'avise. Lorsque votre mental disparaît, lorsque vos pensées cessent, votre niveau d'énergie devient si élevé que vous ne pouvez rester inactif. Vous commencerez à agir de manière spontannée et par pure nécessité. L'inactivité physique et mentale n'est jamais produite par un esprit sans pensées. On ne doit pas confondre l'inactivité avec le calme. Un homme sans pensées demeure dans la paix, le calme et l'harmonie et est complètement alerte dans le moment et agit spontanément, de la façon qui convient le mieux à la situation. Une grande attention consciente et une grande énergie se produisent lorsque le mental n'a plus de pensées. L'inactivité, la paresse, et la léthargie sont bien loin de cet état ! Un esprit confus et complètement surmené sera constamment engagé dans des bavardages et des rêveries, qui ne produiront que plus d'apathie et de paresse.

C'est pour cette raison que Krishna insiste sur le l'importance de l'action. Il vous dit de ne pas être attachés aux résultats de votre inaction, ni d'être attachés à l'inaction en pensant que cela pourrait être une porte de sortie facile à ce problème.

ªééäMɺLé& Eöò¯û Eò¨ééçêHé ºéRâóMéæ IªéCi´éé VéXé\Vɪé ʺéNâùVªéʺéNâùVªééä& ºé¨ééä ¦éúI´éé ºé¨éI´éæ ªééäMé =SªéIéä2.48

yogastaha kuru karmaani sangam tyaktwaa dhananjaya siddhyasiddhyoho samo bhootvaa samatwam yoga ucchyathe (2.48)

yoga-sthah: steadfast in yoga; kuru: perform; karmani: your duties; sangam: attachment; tyaktva: having abandoned; dhananjaya: O Dhananjaya; siddhi-asiddhyoh: success and failure; samah: the same; bhutva: having become; samatvam: evenness of mind; yogah: yoga; ucyate: is called.

O Dhananjaya, exécute tes actes en abandonnant l'attachement, sois centré dans le Yoga, dans l'équanimité face au succès et aux échecs. Une telle égalité d'esprit est ce qui est appelé Yoga.

कर्म बुद्धियोगाद्धनञ्जय । शरणमन्विच्छ कुपणाः फलहेतवः । ।२.४९ ।।

doorena hyavaram karma buddhiyogaadhananjaya buddhou sharanamanwiccha krupanaaha phalahetavaha (2.49)

durena: from a distance; hi: certainly; avaram: abominable; karma: activities; buddhi-yogat: based on the Yoga of wisdom; dhananjaya: O conqueror of wealth; buddhau: in such wisdom; saranam: full surrender; anviccha: desire; krpanah: the misers; phala-hetavah: those desiring fruitive action.

O Dhananjaya l'action est au-delà du Yoga de la sagesse. Les misérables sont ceux dont le dessein est le fruit de l'action ; abandonne toi donc à la sagesse.

बुद्धियुक्तो जहातीह उभे सुकृतदुष्कृते। तस्माद्योगाय युज्यस्व योगः कर्मस् कौशलम्।।२.५०।।

buddhiyukto jahaateeha ubhe sukrutadushkrute tasmaadhyogaaya yujyaswa yogaha karmasu kaushalam (2.50)

buddhi-yuktah: one who is engaged in wisdom; jahati: can get rid of; iha: in this life; ubhe: in both; sukrta-duskrte: in good and bad results; tasmat: therefore; yogaya: for the sake of voga; vujyasva: be so engaged; yogah: in yoga; karmasu: in all activities; kausalam: art.

Doté de la sagesse de l'égalité d'esprit, l'homme se débarrasse de ses bons et mauvais actes dans cette vie même ; donc par conséquent, dévoue toi au Yoga, et à l'habileté dans l'action qui est le Yoga.

क्ता हि फलं त्यक्त्वा मनीषिणः। जन्मबन्धविनिर्मक्ताः पदं गच्छन्त्यनामयम्।।२.५१।।

karmajam buddhiyuktaa hi phalam tyaktwaa maneeshinaha janmabandhavinirmuktaaha padam gacchantyanaamayam (2.51)

karma-jam: because of fruitive activities; buddhi-yuktah: being done in wisdom; hi: certainly; phalam: results; tyaktua: giving up; manisinah: devotees who are great sages; janma-bandha: the bondage of birth and death; vinirmuktah: liberated soul; padam: position; gacchanti: reached; anamayam: without miseries.

Le sage, avant abandonné le fruit de ses actions, et possédé par la connaissance, et il rejoint l'état qui est au-delà de toutes peines car il est libéré des chaînes du cycle des naissances.

यदा ते मोहकलिलं बुद्धिवर्यतितरिष्यति। तदा गन्तासि निर्वेदं श्रोतव्यस्य श्रृतस्य च । ।२.५२।।

yadaa te mohakalilam buddhirvyatitarishyati tadaa gantaasi nirvedam shrotavyasya shrutasya cha (2.52)

yada: when; te: your; moha: illusory; kalilam: dense forest; buddhih: with wisdom; vyatitarisyati: surpasses; tada: at that time; ganta asi: you shall go; nirvedam: callousness; srotavyasya: all that is to be heard; srutasya: all that is already heard; ca: also.

Lorsque ta sagesse t'emmènera au delà du mirage de l'illusion, tu deviendras alors indifférent à ce qui est dit et ce qui est entendu.

श्रृतिविप्रतिपन्ना ते यदा स्थास्यति निश्चला । समाधावचला बुद्धिस्तदा योगमवाप्स्यसि । ।२.५३।।

shrutivipratipannaa te yadaa sthaasyati nischalaa samaadhaavachalaa buddhistadaa yogamavaapasyasi (2.53)

sruti: scriptures; vipratipanna: without being influenced; yada: when; sthasyati: remains; nischala: unmoved; samadhau: in its true state; achala: unflinching; buddhih: wisdom; tada: at that time; yogam: self-realization; avapsyasi: you will achieve.

Quand tu ne seras plus confus par ce que tu entends, et que ta sagesse restera ferme et immuable dans le Soi, alors tu atteindras la réalisation.

Krishna réitère ses idées. Il met l'emphase sur ce qu'il a dit auparavant, et termine avec une grande déclaration.

Il dit, 'Agis sans attachement, ne te soucies point du succès et de l'échec qui sont à l'issue de ton action. Concentre toi sur la sagesse qui t'emmène au-delà de l'action et du désir du fruit de l'action. Dès que tu seras centré dans la sagesse, tu agiras avec sagesse. Une fois que tu auras abandonné l'attachement aux résultats, tu seras libéré du cycle des naissances et des morts et tu vivras au-delà des peines.'

Puis il ajoute, 'Lorsque tu seras centré dans la sagesse, tu ne seras plus illusionné par ce que tu auras entendu, ni par ce que tu viendras à entendre. Lorsque vous n'êtes plus affligé par ce que vous avez entendu, et que vous êtes installé dans la sagesse, alors vous êtes libérés.'

Krishna fait une référence immédiate aux écritures, aux Veda, qui n'étaient pas retranscrites à cette époque, mais transmises qu'oralement. Arjuna avait cité ultérieurement ces écritures à Krishna, pour lui prouver que tuer ses proches et aînés résulterait en de sérieux dégâts, non seulement pour lui-même, mais aussi pour sa progéniture et même pour ses ancêtres. Krishna rassure Arjuna et dit 'Ne sois pas confus par ce que tu entends, même si cela est supposé être issue de la connaissance Divine (comme le sont les écritures sacrées telles que les Veda). Tu ne peux jamais être leurré quand tu es centré dans la sagesse. Tu ne peux opérer qu'en conscience.

Les mots de Krishna résonnent même encore aujourd'hui, et sont peut être encore plus pertinents. Nous sommes bombardés d'informations de tous les côtés, 24 heures par jour, que nous l'acceptions ou pas.

Lorsque quelque chose est répétée encore et encore, spécialement par une personne d'autorité, nous avons tendance à croire et à accepter sans réserve ce qui est dit. Personne n'a besoin de vous forcer à croire ! Votre esprit peut être persuadé sans aucune contrainte. C'est ce que Goebbels (l'officier Nazi d'Hitler) voulait dire lorsqu'il déclarait que les gens croient n'importe quel mensonge s'il leur est répété plusieurs fois. Mao utilisait souvent cette technique. C'est ce que beaucoup d'institutions religieuses font pour installer la peur et l'avidité chez les gens afin de leur faire obéir à leurs commandes. Ce sont ce que les agences de publicités pratiquent pour vous faire consommer leurs produits.

Nous avons tendance à croire ce que nous voyons, entendons et lisons, notre première réaction, pour la plupart d'entre nous, est de croire plutôt que de douter. Cela est tout spécialement vrai quand ce que nous voyons, entendons et lisons a été installé en nous depuis notre plus tendre enfance. Si on nous a répété encore et encore depuis notre enfance, comme c'est le cas pour la plupart d'entre nous, que nous devons écouter les anciens et les figures d'autorité, alors nous grandissons en ayant tendance à croire cela.

Les institutions religieuses, sociales et économiques utilisent ce pouvoir sur nous de manière dévastatrice. Toutes les religions ont un livre suprême ; considéré être d'origine Divine, risquant d'être transgressé, et devant être obéit implicitement. Pourquoi cela ? Ce livre entre t'il en résonance avec notre expérience intérieure et le percevons nous encore comme étant pertinent aujourd'hui ?

Les écritures Hindoues, les sruti, comme les Veda, qui sont supposées être d'origine Divine, et les smriti, contenant les règles et les régulations exposées par Manu et d'autres sages, ne font aucune déclaration de la sorte. En fait, les écritures Hindoues ont en même temps l'humilité et l'arrogance de nous mettre au défi de nous transformer, et de nous changer en fonction des besoins du jour, et stipulent que nous devons avant tout expérimenter ce qui est écrit. Ces écritures ne sont point une connaissance morte qui est un fardeau que nous devons porter, mais plutôt un code de conduite vivant, qui nous guide vers la sagesse et la libération.

Alors Krishna dit, 'Laisse les Véda stipuler ce qu'ils veulent, entends tout ce que tu as à entendre, mais passe au dessus de ce que tu entends, vois, au crible de la sagesse, afin de t'amener au-delà de l'llusion'. Il demande à Arjuna d'expérimenter ce qu'il entend lit et voit, et puis de décider ce qu'il doit faire. Krishna a déjà dit dans la Gita qu'Il est les Véda, Il est la connaissance, et malgré tout, Il lui demande d'écouter sa sagesse intérieure, et non pas la connaissance des autres. Quel courage, quelle autorité !

Seul celui qui est si sûr de la Vérité peut dire, 'N'écoutes pas ce que je dis ou ne fais pas ce que je fais, mais écoute la voix de ta Vérité intérieure, née de la conscience et de l'expérience.' On peut écrire des centaines de milliers de pages, mais elles seront insignifiantes en comparaison aux mots du Maître.

Les institutions sociales et les entreprises, sont même plus grivoises. Elles utilisent cette technique d'imposer leur vérité sur nous, sans nous donner une chance de la vérifier ou de l'accepter. 'Nous avons dis cela, cela est la loi, alors tu dois obéir, si tu veux faire partie de notre système, sinon, tu peux t'en aller.' C'est pourquoi les sanyasin, les moines s'échappent de ce monde régit par les lois, cherchant la liberté de la vérité, mais malheureusement, beaucoup se retrouvent capturés dans les lois de la religion. Dans la société, les hommes sages ont été punis aux cours du temps parce qu'ils exprimaient la vérité qu'ils expérimentaient et qui violait les croyances alors tenues par leur chefs religieux. Socrate, Copernic, Léonard De Vinci, et bien d'autres ont soufferts lorsqu'ils refusèrent d'accepter ce qu'ils entendirent. Ils étaient révérés comme des visionnaires, encore bien des années après qu'ils soient morts.

Dans les entreprises, aujourd'hui, les gens qui se mobilisent pour ce qu'ils croient être juste, lorsqu'ils voient leurs compagnies faire des choses non éthiques, sont appelés des 'whistle blowers'. Aujourd'hui, cette appellation est respectée. Mais il y a trente ans de cela, ce un mot était péjoratif. Il se référait aux traîtres. Pourquoi une telle personne était elle accusée de trahison ? Est-ce parce qu'il ou elle voyait une vérité qui différait de celle de l'institution, de la compagnie, du gouvernement, ou de la religion ? Si à travers son expérience et sa sagesse, quelqu'un réalise une vérité différente de la norme, cet individu a non seulement le droit, mais aussi la responsabilité d'en faire part à l'humanité. La vérité peut-être agréable ou douloureuse à entendre, mais elle doit être dite.

Krishna accompagne Arjuna sur le chemin de l'illumination pas à pas. Il dit 'Ne sois pas inactif, fais ce que tu as besoin de faire. Fais le sans attentes, et sans être attaché à l'issue de ton action. Fais le en toute sagesse, et avec l'esprit centré. Fais le avec une conviction intérieure née de ta sagesse, mais ne le fais pas parce que tu as entendu qu'il faut le faire. Tu dépasseras toutes les souffrances et seras libéré.'

Ces étapes sont si simples ! N'importe qui peut les pratiquer, en fait, tout le monde devrait les pratiquer. Rester complètement centré dans l'expérience du moment présent, sans se soucier de ce que l'on a entendu ou expérimenté dans le passé, ou de ce que l'on s'attend à entendre et expérimenter dans l'avenir. Restez complètement centré dans l'instant présent et dans la vérité de ce que vous expérimentez, puis agissez en conséquence. Vous ne pourrez jamais vous tromper. Je vous le promets.

अजेन उवाच : स्थितप्रज्ञस्य का भाषा समाधिरश्यस्य केशव। स्थितधीः किं प्रभाषेत किमासीत व्रजेत किम।।२.५४।।

Arjuna uwaacha

sthitatragnyasya kaa bhaashaa samaadhisthasya keshava sthitadeehi kim prabhasheta kimaaseeta vrajeta kim (2.54)

arjunah uvaca: Arjuna said; sthita-prajnasya: of one who is situated in the present moment; ka: what; bhasa: language; samadhi-sthasya: of one situated in truth; kesava: ○ Krsna; sthita-dhih: one fixed in wisdom; kim: what; prabhaseta: speak; kim: how; asita: does remain; vrajeta: walks; kim: how.

O Kesava, quelle est la description de celui qui reste dans le moment présent, celui qui se fond dans la conscience de la Vérité et de la sagesse ? Comment l'homme de sagesse égale parle t'il, comment s'assied il et comment marche t'il ?'

श्री भगवानवाच प्रजहाति यदा कामान सर्वान पार्थ मनोगतान। आत्मन्येवात्मना तुष्टः स्थितप्रज्ञस्तदोच्यते।।२.५५।।

Sri Bhagavan uvaacha

prajahaati yadaa kaamaan sarvaan paartha manogataan aathmanyevaathmana thushtaha sthitapragnasthadocchyate (2.55)

sri-bhagavan uvaca: The Lord said; prajahati: gives up; yada: when; kaman: desires for sense gratification; sarvan: of all varieties; partha: ○ son of Prtha; manah-gatan: of mental concoction; atmani: in the pure state of the soul; eva: certainly; atmana: by the purified mind; tustah: satisfied; sthita-prajnah: situated in present moment; tada: at that time; ucyate: is said.

Bhagavan dit :

O Partha, on appelle un homme de sagesse celui qui à complètement rejeté tous les désirs du mental, et qui repose satisfait dans le Soi. Il est sage et équilibré.'

वेष्वनूद्विग्नमनाः सूखेषु विगतस्पृहः । वीतरागभयक्रोधः स्थितधीर्मुनिरुच्यते।।२.५६ ।।

dukkheshvanudwignamanaaha sukheshu vigataspruhaha veetaraagabhayakrodaha Sthitadheemrunirucchate (2.56)

duhkhesu: in sorrow; anudvigna-manah: without being agitated in mind; sukhesu: in happiness; vigata-sprhah: without being too interested; vita: free from; raga: attachment; bhaya: fear; krodhah: anger; sthita-dhih: one who is steady in wisdom; munih: a sage; ucyate: is called.

Celui dont le mental n'est point dérangé par l'adversité, et qui ne court point après moult plaisirs alors qu'il vit dans la prospérité, celui qui est libre de l'attachement, de la peur et de la colère, est appelé un sage.

यः सर्वत्रानभिस्नेहस्तत्तत्प्राप्य शुभाशुभम्। नाभिनन्दति न द्वेष्टि तस्य प्रज्ञा प्रतिष्ठिता । ।२.५७।।

yam sarvatraanabhisnehastattatpraapya shubhashubham naabhinandati na dweshti tasya parjnya prathithitaa (2.57)

yah: one who; sarvatra: everywhere; anabhisnehah: without affection; tat: that; prapya: achieving; subha: good; asubham: evil; na: never; abhinandati: praise; na: never; dvesti: envies; tasya: his; prajna: perfect knowledge; pratisthita: fixed.

Son attention est constamment centrée sur Celui qui est partout ; sans attaches, il ne se réjouit point ni n'éprouve de haine lorsqu'il rencontre le bon et le mauvais.

यदा संहरते चायं कुर्मोऽङगानीव सर्वशः। इन्द्रियाणीन्द्रियार्थेभ्यस्तस्य प्रज्ञा प्रतिष्ठिता । ।२.५८ । ।

yadaa samharate chaayam koormo'ngaaneeva sarvashaha indriyaaneendriyaarthebhyastasya prajnya pratisthitaa (2.58)

yada: when; samharate: winds up; ca: also; ayam: all these; koormah: tortoise; angani: limbs; iva: like; sarvasah: altogether; indriyani: senses; indriya-arthebhyah: from the sense objects; tasya: his; prajna: consciousness; pratisthita: fixed up.

'Tout comme la tortue qui rentre tous ses membres, une personne qui retire ses sens des objets des sens, développe alors une sagesse stable et continue.'

विषया विनिवर्तन्ते निराहारस्य देहिनः। रसवर्ज रसोऽप्यस्य परं दृष्ट्वा निवर्तते।।२.५९।।

vishayaa vinivartante niraahaarasya dehinaha rasavarjam raso'pyasya param drushtwaa nivartate (2.59)

visayah: objects for sense enjoyment; vinivartante: are practiced to be refrained from; niraharasya: by negative restrictions; dehinah: for the embodied; rasa-varjam: giving up the taste; rasah: sense of enjoyment; api: although there is; asya: his; param: far superior things; drustva: by experiencing; nivartate: ceases from.

L'homme dont les sens sont tournés hors des objets des sens expérimente tout de même encore un désir ardent ; mais ce désir le quitte aussi dès qu'il voit l'Etre Suprême.

Arjuna est curieux maintenant, et il veut en savoir plus. Il demande à Krishna, 'Bon, tu me dis tout cela. Très bien. Tu me dis que je dois agir sans attentes et sans attachements et que je dois rester centré dans la sagesse. Bien sûr, j'aimerais également être comme cela, cheminant sur le chemin de la sagesse. Décris comment se comporte une personne toujours consciente et installée dans le moment présent. Comment se conduit elle, comment marche t'elle ; comment parle t'elle? Je vais m'aligner sur son exemple.'

Il existe une branche de la psychologie comportementale appelée PNL (Programme Neuro Linguistique).Le principe de base du PNL est de calquer nos activités sur le modèle des gens que nous désirons imiter. Le PNL déclare que vous pouvez devenir comme Mahatma Gandhi si vous parlez, marchez et bougez comme lui. Cela est assez vrai. Lorsque vous vous immergez complètement dans une autre personne, quand vous l'imitez complètement, vous commencez alors à penser comme cette personne, et devenez petit à petit comme cette personne. Arjuna demande à Krishna les détails précis sur le type de personne qu'il devrait imiter, afin de devenir similaire à ce que Krishna veut qu'il devienne.

Krishna répond, 'Cet homme est libre de désirs et d'émotions. Il n'a ni avidité ni peur en lui. Il est toujours centré en luimême. Les plaisirs ressentis à travers les sens ne l'intéressent point. Il a mit ses sens en retrait du monde extérieur, les a complètement tournés vers l'intérieur, et est ainsi complètement dédié à cette Vérité Suprême, qui est au-delà de tous les plaisirs, de tous les attachements, des émotions et des objets des sens. Une fois qu'il a réalisé cette vérité, même le désir ardent pour cette vérité disparaît.'

Krishna énumère les qualités du Yogi à Arjuna, afin qu'il puisse s'inspirer, imiter et reproduire ces qualités, afin de réaliser la conscience de Krishna.

Une fois de plus, Krishna enseigne Arjuna de manière très simple. 'Nirmohatve nischalatatvam', dit Shankara, l'absence de désirs nous amène à un mental clair et silencieux et en contact avec notre sagesse intérieur. En abandonnant nos attentes, en lâchant nos attaches, en nous débarrassant des regrets et des projections sur l'avenir, si l'on ramène le mental dans l'instant présent, le mental s'arrête et les désirs tombent. Lorsqu'il n'y a plus de désirs, il n'y a plus d'émotions rattachées à la frustration ou à la réalisation de tels désirs, comme la joie, l'exultation, la dépression, la tristesse, la colère, la déception, la jalousie etc.

Lorsque le mental est libéré de la peur et de la colère, sans attentes de succès ou d'échec, le mental détaché recherche ce qui est indépendant, il cherche la Vérité Ultime, qui est derrière tous les désirs, émotions et attachements. Le mental et les sens que l'esprit dirige, se détournent des objets extérieurs qui provoquent l'attraction, pour se tourner vers l'intérieur. Premièrement, les objets disparaissent, puis le désir pour ces objets s'évanouit avec la vérité fait jour.

Cela semble compliqué, mais cela est aussi simple que de compter '1, 2, 3'.

Cet univers est responsable de chacun d'entre nous. Nous n'existons point grâce à nos efforts mais en dépit de nos efforts. Lorsque nous nous relaxons, lorsque nous écoutons l'Univers, nous réalisons qu'il nous donne tout ce dont nous avons besoin. Mais le problème est que nous ne l'écoutons pas. Nous ne nous en arrêtons pas à nos besoins, mais sommes constamment avides de besoins. La loi de la jungle opère très bien sans l'homme, les animaux agissent sur la base de leurs besoins et non de leurs désirs, aucun animal ne tuera de manière injustifiée. Il se conduira comme cela pour apaiser sa faim, ou parce qu'il se sent menacé. Mais les choses sont bien différentes avec l'homme ! L'homme est engagé dans des tueries gratuites, et ne tient pas compte de ce dont il a besoin. L'homme n'a pas d'intelligence innée, contrairement aux animaux.

Une fois que nous choisissons de vivre sur la base de nos besoins, nous choisissons de vivre en fonction de nos besoins du moment, et non sur la base de nos désirs futurs. Nous tombons dans le moment présent. Les désirs basés sur le passé et le futur se dissolvent. Nous commençons à comprendre quel est notre rôle dans notre relation avec l'univers. Nous nous rendons compte que nous sommes également l'univers, et que nous pouvons avoir tout ce que nous désirons, sans désirs, émotions peurs et avidité, et surtout, sans souffrances. Krishna utilise l'exemple de la tortue pour illustrer comment on peut retirer ses sens de l'extérieur. La tortue suit ses instincts pour obéir à la nature ; elle vit dans le moment présent. Elle bouge lorsque ses capteurs lui rapportent qu'il n'y a plus de danger, et elle se retire complètement lorsque ses sens se retrouvent menacés. Elle cache ses œufs vers l'Océan et revient lorsque l'éclosion s'est produite. Son cycle de vie tout entier est en phase avec la sagesse de la nature. Elle n'est pas très active et aventureuse, mais elle est célébrée dans toutes les cultures anciennes pour sa longévité et sa solidité. Krishna utilise l'analogie de la tortue qui se retire complètement du monde extérieur dans sa carapace, pour expliquer comment l'homme devrait se retirer du dictat des sens et se centrer dans le Soi.

L'humain est visiblement complètement différent du reste des animaux. Lui seul parmi les êtres vivants à la capacité de penser et agir. Il a lui seul le pouvoir de décider s'il veut suivre la sagesse dont la nature l'a dotée tout autant que les autres êtres, ou de la rejeter et de choisir de rester idiot. Un animal fait tout à fond. Lorsqu'il s'accouple par exemple, il est totalement dans l'action, il ne s'engage pas dans une conversation ou ne regarde pas la télévision du coin de l'œil. Son avidité est complètement satisfaite. Il investit toute son attention et par conséquent, toute son énergie dans ce moment là. L'humain n'est pas comme cela. Son n'esprit n'est jamais où son corps se trouve.

Des gens qui travaillent en entreprise me demandent comment prendre les décisions justes. Cela est très simple. Lorsque vous vous centrez intensément sur votre travail, et prenez votre décision sur la base de l'information du moment, vos décisions seront alors toujours justes. L'Energie Universelle vous guide dans vos décisions lorsque vous êtes établis en vous-même, lorsque vous vous centrez à l'intérieur, lorsque vous focalisez votre attention à l'intérieur de vous-même, et retirez vos sens tout comme le fait la tortue. Mais que faites vous à la place ? La moitié du temps, vous remettez à plus tard votre prise de décision parce que vous avez peur. Alors, les choses arrivent sans votre contrôle et les choses ne tournent pas en votre faveur. L'autre moitié du temps, vous êtes guidés par votre convoitise et vos préjudices basés sur vos expériences passées, et vos attentes futures, et vous prenez des décisions sans aucune considération.

Mangez-vous bien ? Vous rappelez vous avoir mangé en étant complètement concentré sur la nourriture que vous ingurgitiez, plutôt que de bavarder, de lire ou de regarder quelqu'un ou quelque chose d'autre ? Vous êtes conscient quand vous agissez avec une concentration optimum de 100%, avec tous vos sens impliqués dans ce que vous faites, en toute présence. Vous devenez Dieu !

Vers 60

यततो ह्यपि कौन्तेय पुरुषरस्य विपश्चितः । इन्द्रियाणि प्रमाथीनि हरन्ति प्रसभं मनः।।२.६०।।

yatato hyapi kaunteya purushasya vipashchitaha indriyaani pramaatheeni haranti prasabham manaha (2.60)

yatatah: while endeavoring; hi: certainly; api: in spite of; kaunteya: ○ son of Kunti; purusasya: of the man; vipascitah: full of discriminating knowledge; indriyani: the senses; pramathini: stimulated; haranti: throws forcefully; prasabham: by force; manah: the mind.

O fils de Kunti, les sens turbulents emportent le mental de l'homme sage, bien qu'il s'efforce de les contrôler.

Vers 61

तानि सर्वाणि संयम्य युक्त आसीत मत्परः। वशे हि यस्येन्द्रियाणि तस्य प्रज्ञा प्रतिष्ठिता।।२.६१।।

taani sarvaani samyamya yukta aaseeta matparaha vashe hi yasyendriyaani tasya prajnya prathishtithaa (2.61)

tani: those senses; sarvani: all; samyamya: keeping under control; yuktah: being engaged; asita: being so situated; matparah: in relationship with Me; vase: in full subjugation; hi: certainly; yasya: one whose; indriyani: senses; tasya: his; prajna pratisthita: mind fixed in present moment.

Les refrénant tous, il devrait s'asseoir ferme, absorbé en Moi. Celui dont les sens sont sous contrôle obtient un mental ancré dans le présent.

Vers 62

ध्यायतो विषयान्पुंसः सङ्गस्तेषुपजायते । सङ्गात संजायते कामः कामात्क्रोधोऽभिजायते। ।२.६२।।

dhyaayato vishayaanpumsaha sangasteshoopajaayate sangaath sanjaayate kaamaha kaamaatkrodho'bhijaayate (2.62)

dhyayatah: while contemplating; visayan: sense objects; pumsah: of the person; sangah: attachment; tesu: in the sense objects; upajayate: develops; sangat: attachment; sanjayate: develops; kamah: desire; kamat: from desire; krodhah: anger; abhijayate: becomes manifest

Lorsqu'un homme pense à un objet, il donne naissance à l'attachement pour cet objet. De l'attachement s'élève le désir, du désir naît la colère.

Vers 63

क्रोधादभवति संमोहः संमोहात्स्मृतिविभ्रमः । स्मृतिभ्रंशाद् बुद्धिनाशो बुद्धिनाशात्प्रणश्यति।।२.६३।।

krodhaadbhavati sammohaha sammohaatsmrutivibhramaha smruthibhramshaadh buddhinaasho buddhinaashaatpranashyati (2.63)

krodhat: from anger; bhavati: takes place; sammohah: perfect illusion; sammohat: from illusion; smrti: of memory; vibhramah: bewilderment; smruti-bhramsat: after bewilderment of memory; buddhi-nasah: loss of intelligence; buddhi-nashaat: and from loss of intelligence; pranashyati: falls down.

De la colère s'élève l'illusion, de l'illusion s'élève la perte de mémoire ; la destruction de la discrimination découle de la perte de mémoire, et lorsque la discrimination a disparue, l'homme court à sa perte.

Vers 64

रागद्वेषवियुक्तैस्तु विषयानिन्द्रियैश्चरन । आत्मवश्यैविधेयात्मा प्रसादमधिगच्छति । ।२.६४ ।।

raagadweshaviyuktaistu vishayaanindriyaishcharan aatmavashyairvridheyaatma prasaadamadigacchati (2.64)

raga: attachment; dvesa: detachment; viuktaih: by one who has been free from such things; tu: but; visayan: sense objects; indriyaih: by the senses; charan: acting; atma-vasyaih: one who has control over; vidheya-atma: one who follows regulated freedom; prasadam: the mercy of the Lord; adhigacchati: attains.

Mais celui qui se contrôle, et évolue à travers les objets avec les sens sous contrôle, libre de l'attraction et de la répulsion, atteint la paix.

Vers 65

प्रसादे सर्वदुःखानां हानिरस्योपजायते । प्रसन्नचेतसो ह्याशु बुद्धिः पर्यवतिष्ठते।।२.६५।।

prasaade sarvadukkhaanaam haanirasyopajaayate prasannachetaso hyaashu buddhih paryavathistathe (2.65)

prasade: achieving; sarva: of all; duhkhanam: material miseries; hanih: destruction; asya: his; upajayate: takes place; prasamacetasah: of the happy-minded; hi: certainly; asu: very soon; buddhih: intelligence; pari: sufficiently; avatisthate: established.

Toutes les souffrances sont anéanties dans cette paix, car l'intellect de l'homme tranquille devient stable.

Krishna continue à expliquer à Arjuna combien il est difficile de contrôler ses sens et il explique ce qui arrive lorsque l'on perd le contrôle de ses sens.

Un homme emprunta une voiture à ses amis. Il revint après une heure, mais à l'horreur de ses amis, tamponna un arbre devant leur maison car il n'arrivait pas à arrêter la voiture ; 'Pourquoi ne m'as-tu pas dis que tu ne savais pas conduire une voiture ?' s'exclama t'il en colère. L'ami répondit calmement, 'Bien sûr que si, je sais comment conduire une voiture ! Seulement, je ne sais pas comment l'arrêter' !

C'est le cas pour chacun d'entre nous. Nous savons très bien comment nous exciter et stimuler nos sens dans l'action. Mais nous n'avons pas la moindre idée de comment ralentir et arrêter les sens. Nous n'avons aucun contrôle sur eux ! Ce sont plutôt nos sens et notre mental qui nous contrôlent !

Krishna dit que nos sens sont turbulents et peu importe combien nous essayons de les contrôler, ils restent tout de même hors de notre contrôle. Quelques uns des plus grands Rishis, sont connus pour avoir succombé aux plaisirs des sens. Il y a l'histoire légendaire de Vishwamitra, un grand sage, qui fut séduit en plein milieu de ses pénitences par une jeune nymphe céleste appelée Menaka. Pensez vous que les Dieux n'ont rien d'autre à faire qu'envoyer des jeunes femmes sur terre pour empêcher les gens de méditer ? Dans ce cas là, je parie les yeux fermés que tous les hommes dans cette pièce vont commencer à méditer dès ce soir !

Mais non ! Il ne vous arrivera rien de la sorte, et ne commencez pas à méditer pour cette raison ! Ce sont les fantasmes réprimés du mental de Vishwamitra qui créa les nymphes célestes ; ses sens étaient hors de contrôle. Les écritures Hindoues se réfèrent au Brahmacharya comme étant une condition préalable à l'évolution spirituelle, et beaucoup le confonde avec le célibat. Brahmacharya n'est pas le célibat. Etre Bramachari signifie vivre avec la réalité, sans fantasmagories. Beaucoup portent la robe de moine, essayant de contrôler leurs mentales et de rester célibataire, mais la plupart d'entre eux échouent car ils n'arrivent point à maîtriser leurs sens. Réprimer ne fonctionne pas avec nos sens. Les émotions réprimées explosent dès qu'elles en ont l'occasion. Elles attendent l'opportunité idéale.

Krishna dit que la seule solution est de fixer son esprit sur Lui, une fois que les sens sont sous contrôle, et que l'esprit est stable. Le mental ne peut jamais être arrêté, les pensées ne peuvent jamais être arrêtées, la seule solution est de fixer son esprit sur quelque chose qui transcende les plaisirs sensuels, et il se calmera de lui-même. Une fois que l'esprit aura découvert la béatitude de son propre calme, sa propre solitude, il ne voudra plus jamais s'égarer et s'écarter de ce chemin. Mais rappelez vous bien cela, vous ne ferez qu'échouer si vous essayez d'arrêter vos pensées.

Un homme qui pratiquait une discipline spirituelle se rendit chez un Maître. Il lui demanda de lui enseigner comment contrôler son mental. Le Maître essaya de lui expliquer que le mental ne peut être contrôlé de la manière qu'il cherche à le faire (en arrêtant ses pensées), mais il n'écoutait pas. Le Maître en eut assez, il lui donna une bouteille de liquide à boire et lui dit d'en prendre trois gouttes trois fois par jour.

L'homme dit 'C'est tout ? Cela va-t-il contrôler mon mental ?'

Le Maître répondit 'Une chose en plus, ne pense jamais à un singe en buvant ce médicament'.

'Oh, bien sûr, c'est très simple !'Dit l'homme en quittant la pièce. Il s'arrêta à la porte et demanda, 'Mais s'il m'arrive de penser à un singe, que devrais-je faire alors ?'

'Prends une douche,'dit le Maître, 'Et essaie une fois de plus.'

L'homme ouvrit la bouteille et avala le médicament dès qu'il arriva à la maison. Mais là, il se rappela de l'avertissement du Maître, et visualisa un singe ! 'Oh mon Dieu !' Se dit il, 'Il faut que je prenne une douche tout de suite !'

Vous pouvez imaginer le reste de l'histoire. A chaque fois qu'il ouvrait la bouteille, plein de singes venait envahir son esprit ; du fait, il ne s'arrêtait plus de prendre des douches !

Cela prit une proportion telle dans son esprit, qu'aussitôt qu'il sortait de la douche, une horde de singe venait peupler son esprit !

Il se rua chez le Maître, et supplia, 'Libérez moi de ces singes, s'il vous plaît !'

Vous ne pourrez jamais détruire les pensées, ou les réprimer.

La seule chose possible est de les observer sans vous impliquer. Graduellement, le mental se stabilisera. Lorsque vous établissez votre conscience dans le moment présent, sans attentes ou attaches, vous réalisez que votre mental et vos sens se calment immédiatement !

Krishna dit que le désir résulte de l'attachement, du désir surgit la colère, de la colère surgit l'illusion, la perte de mémoire provient de l'illusion. Notre sens de la discrimination disparaît lorsque nous avons oublié notre vraie nature, et cela nous mène à notre perte. Krishna dit que la seule manière de sortir de ce processus est de contrôler ses sens, de se centrer dans le présent et de s'abandonner à Lui, à l'Energie universelle, et de réaliser ainsi la paix éternelle.

La voie de la destruction à été clairement expliquée par le plus grand des Maîtres, non pas parce qu'il veut vous forcer à la suivre, mais parce que dans Sa compassion et Sa grâce immense, Il tente de vous faire prendre conscience de ce qui vous attend si vous ne pouvez contrôler vos sens. Vous serez détruits.

A travers nos expériences, chacun d'entre nous développe de l'attachement, des préférences, et des aversions. Ces préférences et aversions, restent dans notre esprit subconscient et sans que nous en soyons conscient, nous font agir à travers nos désirs, ou nous font rester inactifs à cause des peurs qu'elles génèrent. Lorsque les désirs sont remplis, nous sommes satisfaits temporairement. Mais les désirs s'accroissent très vite. Nous sommes déçus lorsque nos désirs ne sont point satisfaits. Alors, nous ressentons la colère.

C'est avec nous-même que nous devrions être en colère pour avoir eu de tels désirs, ou pour ne pas nous être donné à fond dans l'accomplissement de ces désirs ! Au lieu de cela, nous dirigeons notre colère vers les autres, et les tenons responsables de nos erreurs. Nous nous disons, 'Pourquoi se remettre en question alors qu'ils sont des milliers à pouvoir porter la faute ?'Alors nous créons tout un scénario, et commençons à reporter la faute sur les autres, et nous oublions petit à petit que nous sommes responsables de nos actes.

Maintenant, le cercle vicieux est presque complet. Si nous ne prenons plus la responsabilité pour nos actes, nous perdons notre pouvoir de discrimination, et nous résignons à l'inattention et au comportement inconscient. Cela est une voie sans issue.

Observez Hitler, Mussolini, ou quelques autres dictateurs, et vous vous rendrez compte que leur chemin vers la destruction suivit la même trajectoire. Le manque de discrimination entre le bon et le mauvais qui devrait parvenir de notre attention consciente, et non de notre code morale, généra des actes d'horreurs et de destruction envers l'humanité. Cette spirale qui mène rapidement à une telle destruction de Soi-même et des masses, émerge toujours du désir pour le pouvoir, pour le contrôle, la richesse, l'avidité et d'autres plaisirs des sens, qui, lorsque frustrés, produisent la colère, l'illusion et cette perte de discrimination.

Verset 2.66

नास्ति बुद्धिरयुक्तस्य न चायुक्तस्य भावना। न चाभावयतः शान्तिरशान्तस्य कृतः सुखम।।२.६६।।

naasti buddhirayuktasya na chaayuktasya bhaavana na chaabhaavayataha shaantirashaantasya kutaha sukham (2.66)

na asti: there cannot be; buddhih: wisdom; ayuktasya: of one who is not connected to Self ; na: neither; ca: and; ayuktasya: of one devoid of Self awareness; bhavana: in attitude; na: neither; ca: and; abhavayatah: one who is not fixed; santih: peace; asantasya: of the unpeaceful; kutah: where is; sukham: happiness.

Une personne qui n'est pas consciente ne peut être ni sage, ni heureuse, ni dans la paix. Comment l'homme sans paix intérieure peut il trouver le bonheur ?

Verset 2.67

इन्द्रियाणाम् हि चरताम् यत् मनोऽनुविधीयते | तदस्य हरति प्रज्ञाम् वायुर्नावम् इवाम्भसि || २.६७ ||

indriyaanaam hi charataam yanmano'nuvidheeyate tadasya harati prajnya vayurnaavamivaambhasi (2.67)

indriyanam: of the senses; hi: certainly; caratam: while herding over; yat: that; manah: mind; anuvidhiyate: becomes constantly engaged; tat: that; asya: his; harati: takes away; prajnam: awareness of the present moment; vayuh: wind; navam: a boat; iva: like; ambhasi: on the water.

L'homme perd conscience du moment présent lorsque son mental suit les sens errant, tout comme un bateau qui part à la dérive.

Krishna révèle deux vérités importantes ici. L'une est que vous ne pouvez jamais trouver la tranquillité à moins que vous ne soyez conscient. La seconde est que vous ne pouvez être conscient si vous êtes dominés par vos sens. Par conséquent, aussi longtemps que vos sens vous amènent à ce que vous pensez être une journée plaisante, vous ne pouvez pas être content ou en paix. Votre esprit vous joue encore des tours !

Tant de gens viennent me voir et me disent 'Maître, je suis comblé juste en rêvassant. Je rêvasse au sujet de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM. Cela m'apporte beaucoup de paix. Pourtant, vous déconseillez de faire cela. Vous m'avez demandé d'abandonner votre forme. Pourquoi ?'

Rêvasser au sujet de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM, rêvasser au sujet de votre ishta devata, la forme de Dieu que vous préférez, ne vous mènera point au bonheur. Vous tomberez en dépression dès que vous perdrez cette forme. Votre bonheur n'est pas un vrai bonheur, il est juste un interlude entre deux peines. Cela peut vous arriver lorsque vous fantasmez au sujet de votre Maître. Alors imaginez un peu votre déception lorsque vous fantasmez sur d'autres objets et désirs matériels qui ne peuvent que vous jeter dans toujours plus d'avidité.

Vos sens ne sont pas fiables.Ce que vous entendez, ce que vous pensez entendre, ce que vous voyez, ce que vous pensez voir, etc, toutes ces données ne sont pas fiables. Vous ne voyez et n'entendez que ce que vous espérez entendre et voir ! Vous ne voyez que ce que votre mental motivé par son identité personnelle, (l'ego ou ahankara), veut bien que vous entendiez ou voyiez. Chaque information que vous recevez à travers vos sens est traitée et colorée par le filtre de votre esprit et de votre ego, et vous ne connaissez que ce qu'ils veulent bien vous faire connaître.

Votre mental oscille constamment entre le passé et l'avenir. Vos pensées, ne sont qu'une oscillation entre le passé, l'avenir et vice-versa ! Ce processus continuera toute votre vie à moins que vous n'entrepreniez une action sérieuse pour le stopper. La nature de l'esprit est de ne jamais rester dans le moment présent, qui est la seule vérité. Il n'est que le dépotoir de tous vos regrets et culpabilités. Commettre un acte réprimé par la société et la religion est moins conséquent que porter la culpabilité d'avoir commis un péché. En fait, vous sentir coupable parce que vous avez péché est le seul péché ! Cela est un enfer !

Il n'y a rien de tel que l'enfer. Il n'y a pas de Saint Pierre ou de Yama attendant à la porte du paradis, prêt à nous envoyer en enfer. Ces histoires ont été crées par les religions pour vous contrôler par le truchement des peurs. Vous pensez que Dieu passe son temps à recenser toutes les moindres pensées que vous avez dans votre vie, et les classe dans la catégorie bon ou mauvais pour vous donner une note, et comme un Maître d'école vous envoie en enfer parce que vous avez une mauvaise note. Il n'a pas le temps de faire tout cela ! L'enfer n'est rien d'autre que ce que vous souffrez dans la vie alors même que vous êtes vivants. Vous souffrez de la culpabilité, des regrets et des remords. Vous vivez en enfer, vous n'allez pas en enfer !

La religion subsiste grâce à cela. Les prêtres vous demandent de venir à eux pour absoudre vos péchés, et contribuer à une noble cause. Ainsi, vous n'irez pas en enfer. C'est comme s'ils vous délivraient des 'pass' spéciaux pour le paradis. Ainsi, vous vous confessez avec confiance ; puis continuez à faire la même chose pour ensuite retourner au confessionnal afin d'absoudre à nouveau vos péchés. J'ai vu des prêtres (dans des temples de l'Inde du Nord) soutirer des milliers de roupies à des gens intelligents en les persuadant de donner pour ceci cela, sous prétexte qu'ils n'iront pas au paradis et l'âme de leurs aïeux rôtira également en enfer !

Ou bien, votre mental demeure dans l'avenir qui n'existe pas. Vous spéculez, vous fantasmez, vous rêvez, vous créez des histoires, et des arguments pour un projet éventuel. Si l'on vous questionne, vous direz, 'Je dois planifier tout ça n'est ce pas ?'

Combien de ce que vous planifiez est basé sur la réalité présente ? Il n'y a rien de mal si vous êtes bien ancré dans la réalité et projetez de progresser dans cette réalité. C'est ce que j'appelle le 'planning chronologique', planifier les choses dans un ordre chronologique. Ce planning chronologique est nécessaire si vous vivez dans le monde matériel. Je le pratique également. Mais la plupart du temps, tout ce que vous faites n'a rien à voir avec la réalité. Vous vous souciez soit de choses sur lesquelles vous n'avez aucun contrôle et essayez alors de vous échapper de ces soucis, ou bien vous désirez des choses qui ne sont pas à votre portée. Soyez honnête et clair avec vous-même !

Nos sens nous aident beaucoup dans cet engrenage du souci et des désirs. Ils nous font croire que tout cela est vrai, et nous font réagir aux situations comme si elles étaient vraies. Tout comme nous nous réveillons d'un mauvais rêve transpirant de peur alors que nous sommes simplement victime d'un mauvais rêve, de la même manière, lorsque nous sommes éveillés, ces projections mentales nous font penser qu'elles sont toutes vraies.

Krishna dit 'Détachez vous de vos sens, échappez vous de leur contrôle, ancrez vous dans l'attention consciente du moment présent. Seulement à ce moment là pourrez vous trouver la paix.'

Qu'est ce que ce moment présent ? Qu'est ce que cette attention ? Lorsque notre esprit s'arrête d'osciller entre passé et futur, il tombera de lui-même dans le moment présent. Le moment présent est ce que nous faisons maintenant. Si vous lisez ce livre, ne le lisez pas à moitié, n'écoutez pas à moitié la musique, ne lisez pas à moitié ce livre et ne regardez pas la télévision à moitié, ne lisez pas ce livre et ne parlez pas en même temps avec quelqu'un. Concentrez vous complètement sur ce que vous lisez, ou alors ne lisez pas du tout !

Quand avez-vous réellement mangé pour la dernière fois ? Lorsque je dis manger, je veux dire manger. A quand remonte la dernière fois que vous vous rappelez avoir dégusté chaque bouchée de nourriture, sans lire un livre, sans regarder la télévision, sans parler à quelqu'un, ou sans que la nourriture aille dans votre bouche machinalement ? Si nous concevons la nourriture être comme une ordure, elle se transformera en ordure dans notre estomac également ! Alors, elle nous fera dormir au lieu de nous fournir l'énergie qu'elle devrait.

La prochaine fois que vous faites quelque chose, y comprit lire un livre, concentrez vous complètement sur ce que vous faites à ce moment là. Si vous vous brossez les dents, portez votre attention sur le goût du dentifrice, et sur les mouvements de la brosse à dents. Ne pensez pas à la réunion qui vous attend à l'office, ne pensez pas à préparer vos enfants pour aller à l'école, ne pensez à rien de ce que vous devrez faire dans quelques minutes ou quelques heures.

Lorsque vous vous installez dans le moment présent, vous êtes hors des griffes du mental et des sens. Vous continuerez à entendre et à voir, mais rien de ce que vous verrez ou ferez ne vous divertira de ce sur quoi vous êtes concentré. Vous ne serez conscient que de ce que vous effectuez dans le moment présent. C'est ce que nous appelons méditation. La méditation n'est rien d'autre qu'être complètement absorbé dans ce que vous faites à un moment particulier. C'est ce que bouddha appelle l'état où l'on est entièrement attentif.

Krishna dit que cette attitude nous mènera à la paix intérieure. Lorsque vous êtes conscient, vos sens sont sous votre contrôle, et non vice versa. Vous êtes paisible et heureux.

Verset 2.68

तस्माद्यस्य महाबाहो निगृहीतानि सर्वशः । इन्द्रियाणीन्द्रियार्थेभ्यस्तस्य प्रज्ञा प्रतिष्ठिता ।। २.६८ ।।

tasmaadhyasya mahaabaaho nigruheetaani sarvashaha indriyaaneendriyaarthebhyastasya prajnya trrathishtitaa (2.68)

tasmat: therefore; yasya: of one's; maha-baho: ○ mighty-armed one; nigrhitani: so curbed down; sarvasah: all around; indriyani: the senses; indriya-arthebhyah: for the sake of sense objects; tasya: his; prajna: intelligence; pratisthita: fixed.

O toi le puissamment armé, la connaissance de celui dont les sens sont complètement détachés des objets de sens, par conséquent devient stable.

Verset 2.69

या निशा सर्वभूतानां तस्यां जागर्ति संयमी । यस्यां जाग्रति भूतानि सा निशा पश्यतो मुनेः।।२.६९।।

yaa nishaa sarvabhootaanaam tasyaam jaagarti samyamee yasyaam jaagrati bhootaani saa nishaa pashyato muneha (2.69)

ya: what; nisa: is night; sarva: all; bhutanam: of living entities; tasyam: in that; jagarti: wakeful; samyami: the selfcontrolled; yasyam: in which; jagrati: awake; bhutani: all beings; sa: that is; nisa: night; pasyatah: for the introspective; muneh: sage.

L'homme qui se retient reste éveillé au milieu de ce qui semble être la nuit pour tous les êtres. Ce qui semble être le jour pour les êtres ordinaires, est la nuit pour le sage, (muni) qui détient la vision juste.

Verset 2.70

आपूर्यमाणमचलप्रतिष्ठं समुद्रमापः प्रविशन्ति यद्वत्। तद्वत्कामा यं प्रविशन्ति सर्वे स शान्तिमाजोति न कामकामी।।२.७०।।

aapooryamaanamachalaprathishtam samudramaapaha pravishanti yadwat tadwatkaamaa yam pravishanti sarve sa shaantimaapnoti na kaamakaamee (2.70)

apuryamanam: always filled; acala-pratistham: steadily situated; samudram: the ocean; apah: water; pravisanti: enter; yadvat: as; tadvat: so; kamah: desires; yam: unto one; pravisanti: enter; sarve: all; sah: that person; santim: peace; apnoti: achieves; na: not; kamakami: one who desires to fulfill desires

L'homme qui évolue dans ce monde en ayant abandonné tous désirs, sans grande envie, sans la notion de moi et de mien, atteint la paix.

Verset 2.71

विहाय कामान्यः सर्वान्पुमांश्चरति निःस्पुहः। निर्ममो निरहंकारः स शांतिमधिगच्छति ।। २.७१ ।।

vihaaya kaamaanyaha sarvaan pumaamshcharati nihspruhah nirmamo nirhankaaraha sa shaantimadhigacchati (2.71)

vihaya: after giving up; kaman: all material desires for sense gratification; yah: the person; sarvan: all; puman: a person; carati: lives; nihsprhah: desireless; nirmamah: without a sense of proprietorship; nirahankarah: without false ego; sah: all; santim: perfect peace; adhigacchati: attains.

L'homme qui évolue dans ce monde en ayant abandonné tous désirs, sans grande envie, sans la notion de moi et de mien, atteint la paix.

Part 5: Discourses on Bhagavad Gita Gita - Chapter 2

Verset 2.72

एषा ब्राह्मी स्थितिः पार्थ नैनां प्राप्य विमुह्यति । स्थित्वाऽस्यामन्तकालेऽपि ब्रह्मनिर्वाणमुच्छति।।२.७२।।

esha braahmi sthithih paartha nainaam praatya vimuhyati sthitwaa'syaamantakaale'pi brahmanirvaanamrucchati (2.72)

esa: this; brahmi: spiritual; sthitih: situation; partha: O son of Partha; na: never; enam: this; prapya: achieving; vimuhyati: bewilders; sthitva: being so situated; asyam: being so; antakale: at the end of life; api: also; brahma-nirvanam: liberated in Reality of Brahman; rcchati: attains.

O fils de Partha, cela est l'état Brahmique, il n'y a plus d'illusion au-delà de cela. À la fin de la vie, on atteint l'unité avec Brahman, lorsqu'on est établit dans cet état.

Dans Ses mots de conclusion de chapitre, Krishna clarifie les choses une fois de plus. Il explique comment atteindre la libération et comment devenir Un avec Brahman, qui est l'état naturel

Nous avons vu qu'une personne qui n'est pas centrée dans la conscience du Soi ne peut être paisible, ou sage, ou heureuse. Une personne qui est guidée par ses sens ne peut être ni consciente ni dans le moment présent. Une personne qui est en contrôle de ses sens tient fermement les rênes de son esprit également. Il ne laisse pas ses sens et son esprit le contrôler. Une telle personne est réellement éveillée.

Vous pensez tous être éveillé, mais vous ne l'êtes pas. Vous vivez dans un rêve même si vous êtes éveillés. La seule différence est que vous n'êtes pas endormis dans le sens physique du terme. Alors, vous prétendez que vous êtes éveillés, que vous êtes intelligents, que vous pensez et que vous prenez les bonnes décisions.

Krishna appelle un muni une personne qui est dans un état d'attention constant. Un muni vit dans le moment présent.

Cette personne est toujours éveillée, qu'elle soit physiquement endormie ou non. La personne réalisée, bien qu'elle puisse paraître vivre et participer activement au monde dans lequel nous vivons également, est en réalité dans une alerte éveillée. Cela signifie que ses sens ne sont point immergés dans les mondanités, mais plutôt centrés dans son Soi. Il est mort à ce monde car il a transcendé ses sens.

Un véritable homme réalisé est également éveillé lorsque les autres sont endormis. Il est conscient même dans son sommeil. Cet état est appelé supta chittam. Nous vivons dans quatre états mentaux. Ils sont les états d'éveil, de rêve, de sommeil profond et l'état de conscience de Soi.

Lorsque nous sommes dans l'état de veille, nous sommes conscients du concept du 'Je' et du 'mien', et nous sommes sous la commande de notre mental, de nos sens et de nos pensées. Aussi longtemps que nous sommes gouvernés par nos sens et pensées, nous ne sommes point conscients de la réalité de notre nature. Nous sommes contrôlés par maya, l'illusion, qui s'élève de notre être qui est sous l'emprise de son identification avec le 'Je' et le 'mien'.

Une personne ancrée dans le moment présent est calme comme les eaux de la mer. Les désirs qui l'assaillent ne le dérangent plus du tout. Il a lâché toutes attaches au 'Je' et au 'mien'. Il est libre de pensées et de désirs. Lorsque ces dernières apparaissent, elles fusionnent simplement avec lui sans perturber son être.

Vous me demanderez comment cela est possible ?

Le 'muni', celui qui est calme, est celui qui a acquit le contrôle total sur ses sens. Lorsque ses sens sont contrôlés, lorsque l'ego est hors d'action, les pensées et les désirs sont juste observés. Le 'muni' n'est pas impliqué dans ces pensées et ces désirs, il n'essaie même pas de les réprimer, parce qu'il sait que cela est impossible, il les laisse être, il les regarde passer, tout comme l'océan regarde impassiblement les vagues fusionner en lui.

Vous êtes tous illuminés, parce que nous sommes tous une part holographique de la réalité de l'univers, de Brahman. Tout ce qu'il vous manque est la conscience de la vérité de votre illumination. Par conséquent, il n'existe pas de chemin vers l'illumination, parce que vous l'êtes déjà. Il vous faut tout simplement créer manière de constituer cette conscience.

C'est votre ego qui empêche cette réalisation. L'arrogance n'est pas nécessairement l'ego. Il est la perception de qui vous pensez être, il est un assemblage de vos pensées, expériences, et émotions, qui forment votre notion du 'Je' et du 'mien'. Cette identité est celle du corps et du mental, et non pas votre véritable identité. Elle est transitoire, et périt avec votre corps. Cette identité est ce que l'on appelle maya en sanskrit, l'illusion qui crée une barrière entre vous et votre conscience d'être illuminé.

Un homme qui a atteint le contrôle de ses sens, de son mental et de ses pensées, vit dans l'instant présent, en toute conscience de sa vraie nature, et est unit à Brahman. Il est le seul que l'on puisse qualifier être éveillé. Les autres sont dans le sommeil profond. Tandis qu'une personne qui est consciente du Soi est éveillée même lorsqu'elle dort !

Les gens qui ont fortement conscience du 'Je' vivent au niveau de leur chakra muladhara, le centre énergétique appelé chakra racine. Ils sont encore au tout début de leur évolution spirituelle. Leur intérêt principal est leur propre survie, et la survie de leur espèce. Ils sont mus par l'avidité, la colère et la convoitise. Toutes ces qualités sont produites par votre identité du 'Je'.

Les personnes fortement attachées au 'mien', aux possessions appartenant au 'Je', vivent constamment dans les peurs de perdre leurs possessions. De telles personnes vivent au niveau d'un swadhistana bloqué. Ce centre énergétique se bloque lorsque l'émotion de la peur est ressentie. Elles vivent dans l'insécurité de perdre leurs possessions, de perdre leur identité, et dans l'attente de la mort.

Energétiser ce chakra et faire monter l'énergie à travers le chakra anahata, le chakra du cœur, jusqu'au troisième œil, appelé le chakra ajna, (le centre d'énergie entre les sourcils qui est le siège de l'intelligence), ouvre la conscience des gens à la réalité de regarder les autres et le reste de l'univers comme une partie d'eux même, et de finalement laisser tomber l'ego, l'identification au 'Je' et 'mien'. L'abandon à l'univers et l'identification avec sa vraie nature se produit alors, et l'illumination se dévoile. Vous devenez Dieu!

Krishna complète sa description de la personne établie dans

le yoga. Krishna conclut en disant qu'une telle personne est imprégnée de la réalité et est unie à Brahman.

Krishna est dans le processus de montrer à Arjuna qui Arjuna est réellement, et comment il peut réaliser cette Vérité. Contrôler vos sens, plutôt que d'être contrôlé par vos sens, s'abandonner à l'univers plutôt que de lutter contre lui, abandonner son mental et son identité et rester dans la conscience du moment présent sont les façons les plus sûres de réaliser la Vérité ; la Vérité qui est que vous êtes Dieu également.

Je dis à mes disciples de temps à autres, 'Je ne suis pas là pour prouver que je suis Dieu. Je suis là pour prouver que vous êtes Dieu.'

Cela est le message éternel de Krishna. C'est le message de la Bhagavad Gita.

Vous m'avez posé quelques questions. Je vais y répondre.

Q : MaîTre Respecté, Pourquoi Krishna Choisit-Il Un Champ De Bataille Pour DéLivrer Le Grand Message De La Gita ?

R : Parce que la planète terre est un champ de bataille ! Soyez bien clair : durant les deux derniers millénaires, selon l'histoire, nous avons menés plus de cinq mille guerres ! Nous ne faisons rien d'autre que guerroyer ! Le lapse de temps entre deux guerres ne peut être qualifié de paix, parce qu'il n'est qu'un temps de préparation pour la prochaine guerre ! Vous faites deux choses, soit vous êtes en guerre, soit vous vous préparez pour la prochaine guerre ! Si vous allez à l'office le matin après vous être disputé avec votre épouse, vous savez déjà qu'elle aura préparé d'autres arguments pour le soir même ! La planète terre est un champ de bataille. C'est pour cette raison que Krishna à choisit un champ de bataille pour délivrer Son message.

Il y a trois solutions dans ce jeu humain – 'gagne/gagne', 'gagne/perd', et 'perd/perd'.

La situation 'Gagne/gagne' se produit entre le Maître et le disciple, lorsque le Maître gagne le disciple et que le disciple atteint l'illumination. Chacun d'entre eux réalisent quelque chose, et aucun ne perd quoi que ce soit. Le Maître ne perd rien dans ce processus, parce qu'il aime l'acte d'offrir l'illumination. Le disciple ne perd rien non plus car il atteint la réalisation.

L'autre scénario est le 'gagne/perd'. Nos transactions et nos affaires répondent à ce cas de figure. Quelqu'un remporte quelque chose au détriment de l'autre.

La troisième option est la pire de toutes, 'perd/perd'. Les deux partis sont perdants. Le champ de bataille est un cas de figure semblable. Toutes nos soit disantes victoires ne sont pas de vraies victoires. Krishna délivre la Gita sur le champ de bataille parce qu'il donne les solutions pour les pires des situations. La Gita traite des pires situations de la vie. Le champ de bataille est l'endroit idéal pour délivrer un message spirituel, parce que si les solutions données ici ne peuvent être appliquées dans la pire des situations, alors elles ne pourront pas être qualifiées de message Ultime. Si elles sont utilisables dans la pire des situations, vous pouvez être sûr qu'elles pourront également être utilisable partout ailleurs. C'est comme une clef passe-partout. Si elle peut ouvrir le verrou le plus difficile, elle pourra également ouvrir tous les verrous. Krishna donne des solutions de vie pour les cas de figure les plus complexes.

Q : MaîTre Respecté, AprèS Tout, Arjuna Aspirait à Ahimsa, La Non-Violence. Alors Pourquoi Krishna L'Inspira T'Il à êTre Violent. Pourquoi Une Personne IlluminéE Devrait-Elle Faire Cela ?

R : Comprenez bien le terme 'non-violence'. Vous êtes violent

du moment que vous dites 'Je' et 'mien' ! Comprenez bien quel type d'être vous êtes. Vous pouvez être intellectuel, émotionnel ou porté sur l'Etre. Traversons nous chacune de ces trois caractéristiques au cours de nos vies? Comment savoir quel type d'Etre nous sommes ? Si vous posez cette question, soyez bien clair, vous êtes intellectuel. Les gens portés sur les émotions n'auront pas cette question, et les gens qui agissent à partir de leur Etre n'auront jamais ce doute.

Dans une vie, nous traversons les étapes de chacune de ces caractéristiques. Avant le mariage, je pourrais dire que vous êtes intellectuel. Prenez le cas des jeunes hommes, spécialement, le cas d'un jeune étudiant Hindu. Il ne fera ni namaskar ni ne se prosternera devant quiconque à cause de son ego et parce qu'il considère que les traditions n'ont pas besoin d'être suivies. Il restera debout et regardera pendant que ses parents offrent leur respect. Bien sûr, je n'exige pas cela de mes dévots, cet acte n'est pas d'une grande conséquence. Mais je me dis toujours, 'Attendons un peu jusqu'à ce qu'il se marrie, alors nous verrons bien !' Deux ans plus tard, le même jeune homme, maintenant marié, tombe à plat ventre à mes pieds ! Il a tant évolué en une année qu'il est maintenant obéissant et poli !

Ainsi, avant le mariage, vous êtes intellectuel et après le mariage, vous évolué lentement et atteignez des niveaux plus élevés.

Krishna sait très bien qu'Arjuna se trouve plongé dans les émotions. Ses peurs et ses envies on prie le dessus et Arjuna est paralysé à l'idée de penser aux conséquences qui suivront s'il entreprend de se battre. Arjuna cherche à s'enfuir en courant du champ de bataille, non pas parce qu'il croit en ahimsa, la non-violence, mais à cause de son identification à ses parents et aînés, à cause de son identification avec ces gens. S'il n'avait aucun lien avec eux, il n'aurait eu aucun mal à les détruire ! Il veut s'enfuir car il est tourmenté par cette fausse identification, qui en fait, génère himsa, de la violence.

Krishna n'aurait jamais persuadé Arjuna de rester et de se battre si Arjuna agissait par ahimsa. Krishna entretient Arjuna sur l'hypocrisie de ses croyances, et détruit ses illusions de penser qu'il agit par pure ahimsa. Cette illusion s'élève de l'attachement à son identité.

Q : A Propos De La DéPression Du SuccèS… Admettons Que Vous Ayez Moins De Quarante Ans, Et Ayez ExpéRimenté Plusieurs DéPressions Sans Avoir Jamais Connu Le SuccèS. Y A-Til Un Espoir ?

R : S'il vous plaît soyez bien clair : ce que vous avez expérimenté n'est pas la dépression, mais juste l'échec !

La dépression liée au succès ne se produit que chez les gens matures. C'est un cadeau du Divin, et c'est un luxe offert par la vie. Je vous le dis, la dépression du succès est le luxe ultime, tout le monde ne peut se payer ce luxe ! Il y a deux facteurs à l'origine du déclenchement de cette dépression : tous vos besoins matériels ont besoin d'être réalisés, et vous avez besoin de disposer d'intelligence. Vous expérimentez la dépression du succès lorsque vous avez le confort extérieur et l'intelligence de voir au-delà de cela. Si vous êtes déprimé à cause d'un échec, cela ne peut nullement être appelé une dépression mais un échec !

Ecoutez la Gita et apprenez comment travailler.

Q : Si Krishna Est Le Jagat Guru, Le Seigneur De L'Univers, Pourquoi Restait-Il Essentiellement Entouré Des Pandavas Et Des Kauravas, Pourquoi N'Aidait-Il Pas Le Monde ?

R : Encore et encore, Krishna 'se produit' sur la planète Terre. Mais de nos jours, il ne vient plus avec sa plume de paon ! Krishna est le seul Maître qui ait promit qu'Il reviendrait encore et encore

Parithraanaaya saadhoonaam vinaashaaya chachushkruthaam Dharmasamsthaarpanaathaaya sambhavaami yuge yuge

Krishna tient toujours Sa promesse. Tout ce qui est requit de votre côté, est l'ouverture suffisante pour L'expérimenter, voilà tout. Ne pensez pas qu'Il ne soit point sur Terre!

Un groupe de dévots dirent un jour à Ramakrishna que s'il avait vécu à l'époque de Chaitanya, il aurait pu recevoir son amour Divin. Ramakrishna répliqua qu'il y avait des imbéciles qui étaient assis devant Chaitanya et se plaignaient qu'ils avaient raté Krishna ! Les même gens sont maintenant assis devant Ramakrishna et disent qu'ils ont raté Chaitanya ! C'est les même gens qui dirent à Ramana Maharishi qu'ils loupèrent Ramakrisna, et aujourd'hui, un groupe de personnes est assit ici et se lamente que nous avons raté Krishna !

Comprenez donc que vous avez juste besoin d'une petite ouverture d'esprit et de sensibilité. Si vous le pouvez, vous pourriez bien entendre la flûte de Krishna ici et maintenant ! Si vous la ratez, vous la ratez ! Mais Krishna descend encore et encore pour remplir Sa promesse. Avec une petite ouverture d'esprit et de la sensibilité, vous pouvez l'expérimenter où que vous soyez !

Q : Lorsque Vous Disiez Hier Que Vous RéPéTez La Gita, Stipulez Vous Par Là Que Vous êTes Krishna ? Beaucoup Clame êTre Dieu, êTes Vous Dans Le MêMe Filon?

R : Belle question ! Je ne suis pas là pour proclamer que je suis Dieu, mais je suis là pour proclamer que vous êtes Dieu. Lorsque Krishna dit qu'Il est Dieu, et proclame et prouve Sa divinité, Il crée une situation idéale pour vous préparer à recevoir Son message et réaliser que vous êtes également Divin. C'est pour cela que Krishna doit prouver et exprimer Sa divinité.

Alors, comprenez bien que Je ne suis pas ici pour prouver que je suis Dieu, Je suis ici pour vous montrer que vous êtes Dieu. Si vous pouvez expérimentez que vous êtes Dieu, cela est bien assez ; rien d'autre n'est nécessaire. Vous n'avez pas besoin de vous questionner sur ma divinité. Comprenez juste et expérimentez que vous êtes Dieu, rien d'autre n'est nécessaire.

Q : Est-Il Possible D'êTre DéTaché Sans êTre IndifféRent ? Comment Garder Notre CœUr Ouvert Alors Que Nous Cheminons Sur Notre Voie Spirituelle ?

R : S'il vous plaît soyez bien clair : seul un homme ayant un cœur grand ouvert peut être détaché. Seul un homme qui peut se donner complètement, peut aussi se détacher complètement. Comprenez bien que vous ne vous donnez jamais complètement à quiconque parce que vous avez peur de ne pas être capable de vous détacher. Le pouvoir de partager et de se détacher est la même chose. Si vous ne pouvez point vous donner intensément, vous serez incapable de vous détacher. Une personne qui lutte fait les choses à moitié, il n'est jamais capable ni de s'attacher, ni de se détacher. Celui qui peut s'attacher complètement peut également se détacher complètement.

Q : Est-Il Normal De Parler Moins Et De Chercher Le Silence Lorsque L'On Veut Progresser Spirituellement ?

R : Il y a une méditation Zen qui dit, 'Avant que je ne médite, un arbre était un arbre, et une montagne était une montagne. Lorsque je commençai à méditer, toutes deux n'étaient plus ce qu'elles étaient. Lorsque je renonçai à la méditation et atteint l'illumination, l'arbre était à nouveau un arbre, et la montagne redevint une montagne.' vous parlez beaucoup avant de pratiquer une sadhana. Après l'illumination vous pourriez vous mettre à parler beaucoup, mais avec une toute nouvelle conscience. Ceci dit, les gens deviennent habituellement silencieux durant leur sadhana.

Q : Maître, Soyez bien clair (O ! Ici nous recevons d'abord des instructions !), Krishna et Christ sont-ils identiques ? Tous deux naquirent dans des lieux confinés, Krishna naquit à Mathura, Christ à Mathiria, tout deux étaient bergers, etc… Si cela est le cas, expliquez le nous s'il vous plaît !

R : Une controverse historique ! J'ignore l'aspect historique de ces faits parce que je ne suis pas historien. Je peux parler en terme de spiritualité, non pas en terme historique. Je ne lancerai une controverse. Au niveau de la conscience, ils sont Un. Des histoires racontent que l'idée du Christ est fondée autour du Bhagavatam, un des grands livres de la mythologie Hindoue. Nous ne connaissons pas la vérité derrière ces histoires. Peut-être avez-vous entendu parler de ce livre brillant : le 'Da Vinci Code'. Vous verrez que ce livre est sujet à controverse, mais en même temps, solide. L'écrivain est clair sur ce qu'il dit. Nous ne sommes pas capable de réfuter complètement ce qu'il raconte. Je le lis, et honnêtement, ne suis pas capable de nier le contenu. Tant de choses semblent plausibles !

Il y a eu plein de livres et de recherches menées sur l'époque du Christ, et sur sa vie après la crucifixion, alors qu'il avait entre 7 et 14 ans d'âge. J'ai également lu certain de ces livres, mais je ne peux rien en dire, car la plupart de ces résultats sont fondés sur des suppositions et des théories.

J'ai lu une théorie très intéressante dans l'un de ces livres. Elle stipule que le Christ aurait vécu dans un monastère Bouddhiste à Puri. Le serment du mont des oliviers est la réplique exacte du pali sutra qui est répété en tant que prière tous les matins au monastère. Il y a plein de nouvelles recherches qui fleurissent, mais la seule chose que je puisse affirmer est qu'ils sont identiques au niveau conscient.

Q : Pouvez commentez sur les désirs s'il vous plaît ? La plupart des maîtres recommandent de mettre un plafond à ses désirs. Comment cela peut il être réaliser ?

R : Je peux commenter sur les désirs, mais je ne commenterai pas sur ce que la plupart des Maîtres recommandent. Je peux vous le dire honnêtement : mettre un plafond à vos désirs n'est pas possible. La suppression ne fera que vous amener à plus de perversion et de difficultés. La transformation est la seule alternative, la suppression ne peut être effectuée. Plus vous réprimez vos sens, vos plaisirs, plus vous contrôler votre réputation et votre renommée, ou quoique ce soit d'autre, plus vous empoisonnez votre système. La seule chose à faire est de transformer vos désirs. Si cela est votre choix, entrez alors en méditation et laissez vos énergies être transformées. Seule la transformation est le moyen de s'échapper des désirs. Déviez simplement l'énergie et laissez la devenir pure. Lorsque vous vous transformez, l'essence de votre désir devient pure et n'est plus divertie vers quelque objet.

Un désir sans objet est de l'énergie pure. Lorsque votre énergie est liée à un objet, elle devient un désir, et lorsque le désir est détaché de l'objet, il devient énergie. C'est pour cette raison que dans le système védique, nous appelons le désir iccha shakthi, ou l'énergie du désir. Elle vous conduit à la félicité tant qu'elle n'a pas d'objet. Lorsqu'elle a un objet, elle vous conduit à l'esclavage. La transformer ou la purifier à travers la méditation est la seule issue. La réprimer vous conduira à plus de problèmes.

Une petite histoire : Un vieux moine de 80 ans était interviewé par un moine novice. Le jeune moine demanda à son aîné 'Maître, comment peut on contrôler les mauvaises pensées ? Pendant combien de temps les mauvaises pensées continuent elles à se produire dans l'esprit ?'Le moine âgé répondit, 'Je ne sais pas combien de temps cela se produit, mais je sais qu'elles peuvent surgir même à 80 ans !'Alors, soyez bien clair s'il vous plaît, la suppression ne mène nulle part ! Chacun devrait travailler dans le sens de la transformation et non de la répression.

Q : Comment le Guru aide t'il le disciple ? Quel processus cela implique t'il ?

R : La Gita est la réponse à cette question. La Gita tout entière est le processus. Le Maître commence à fournir de la clarté intellectuelle, puis donne l'expérience, accompagne le disciple sur son chemin, et l'élève jusqu'à la conscience dans laquelle il vit. Toute la Gita explique ce processus ! Si vous l'écoutez, vous serez capable de comprendre tout le processus. La Gita toute entière est la réponse à votre question.

Q : Ma question est à propos du passé et de l'avenir. Elle concerne les astrologues et les chiromanciens qui nous les dévoilent. Certains sont justes, d'autres ne le sont pas. Cela est-il valable?

R : Très bien. Voyez vous, admettons que vous soyez assis ici (THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM indique la chaîne du temps représentée sur le diagramme), pouvez vous voir le passé et l'avenir clairement ? Non. Si vous pouvez vous asseoir ici (proche du centre), vous pouvez voir un peu plus clairement, un peu comme si vous regardiez Hindu Doordarshan (une chaîne de télévision Hindu)! D'ici (encore un peu plus près du centre), vous voyez encore plus clairement, comme une chaîne de télévision privée. D'ici (THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM indique un point encore plus près du centre), cela est comme votre ordinateur personnel. Depuis le centre, cela revient à voir directement. Une personne doté d'un TPS très bas peut prédire votre passé et avenir clairement et correctement. Si le TPS de la personne est élevé, ses prédictions ne seront pas correctes car son esprit est constamment en train d'osciller. Une personne établie dans nithya atman, ou la Conscience Eternelle, peut non seulement prédire, mais également changer l'avenir.

Il y existe un sloka magnifique qui dit que toutes les lettres douloureusement écrites sur votre front par Brahma peuvent être effacées très simplement par la jambe gauche du Guru. L'homme établit dans la Conscience éternelle peut effacer l'avenir.

Q : Maître, lorsque vous parlez du passé, du présent et de l'avenir, vous référez vous par là aux karmas appelés sanjitha, praarabdha et aagaamya ?

R : Oui, je signifie sanjitha, praarabdha, aagaamya et tous les autres karmas. Ils ne sont que des marques de fabrique. S'il vous plaît, soyez bien clair, ils ne sont pas aussi séparés les uns des autres comme vous le pensez. Chaque personne invente des nouveaux mots et les fait breveter, voilà tout !

Prions l'énergie Ultime, Krishna Parabrahma, de nous donner l'expérience de la félicité Ultime, THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM. Merci !

ॐ तत्सदिति श्रीमद्भगवडद्गीतासुपनिषत्यु ब्रह्मविद्यायां योगशास्त्र श्रीकृष्णार्जनसंवादे सांख्ययोगो नाम द्वितीयोऽध्यायः ।।

Om tatsaditi srimat Bhagavad Gitaasupanishadsu brahmavidyaayaam yogasaastre SriKrishnaarjunasamvaade sankhyayogo naama dviteeyoadhyayaha

Ainsi se termine le second chapitre de l'Upanishad de la Bhagavad Gita intitulé 'la connaissance transcendantale' qui disserte sur le Yoga et traite de la science de l'absolu, sous la forme du dialogue entre Sri Krishna et Arjuna.

वसदेवसतं देवं कम्सचाणुरमदनम् देवकीपरमान

Vasudeva Sutam Devam Kamsa Chanura Mardanam Devaki Paramaanandam Krishnam Vande Jagadgurum

Je te salue, Seigneur Krishna, professeur du monde, fils de Vasudeva, et félicité suprême de Devaki, destructeur de kamsa et Chanura.

Glossaire

Pour des raisons de simplicité, la phonétique Sanskrite n'a pas été fidèlement appliquée dans ce travail. Il n'existe aucun guide parfait de translittération du Sanskrit à l'écriture Romaine.

Aswattama s'épelle aussi Asvattama, Aswathama, Aswatama etc., tous ces différentes orthographes sont acceptées. Le Sanskrit, ainsi que l'Hindouisme sont tolérants.

Prononcé correctement, Atma devient Aatma ; cependant en Anglais a est utilisé pour a et aa, e pour e et ee ainsi de suite. La lettre s utilisée ici peut être prononcée comme s ou ss ou sh ; par exemple, Siva se prononce avec un son sifflant, pas vraiment comme un s ni vraiment comme un sh non plus.

Ce glossaire n'a pas été créé dans le but d'être un guide de prononciation, mais simplement une aide.

Apharana : enlèvement, vastrabharana est l'enlèvement de vastra, des vêtements.

Abhyasa : exercice, pratique.

Acharya : professeur, littéralement ' celui qui marche avec'.

Advaita : concept de non dualité. Le soi individuel et le Soi cosmique sont un et identique ; étant différents des concepts de Dvaita et de Visishtadvaita, qui considèrent le moi et le Moi, être réciproquement exclusifs.

Ahara : nourriture : fait aussi référence à des données sensorielles comme dans pratyahara.

Ajna : ordre, commande, le troisième œil centre d'énergie.

Akasa : espace, ciel, forme la plus subtile énergie de l'Univers.

Amruta, amrit : nectar divin qui conduit à l'immortalité.

Anahata : ce qui n'est pas crée, énergie centrale du cœur

Ananda : félicité, fréquemment utilisé pour faire référence à la joie, le bonheur etc.

Anjana : l'ombre de l'œil

Apu : eau, en tant qu'énergie

Arti, aarti : adoration avec une flamme, lumière comme d'une lampe allumée avec une mèche d'huile, ou du camphre que l'on brûle.

Ashirwad : bénédiction.

Ashtanga Yoga : les huit voies qui mènent à l'illumination prescrite par Patanjali dans ses Yoga Sutra.

Asraya : basé dans la réalité, ashraya dosha, déformation associé à la réalité.

Atma, Atman : le Moi individuel, partie du Brahman universel.

Beedi : cigarette locale Hindu.

Bhagavan : littéralement Dieu, souvent utilisé pour un Maître illuminé.

Bhavana : visualisation.

Bhakti : dévotion, bhakta, un dévot.

Brahma : Créateur, un des Dieux suprême de la Trinité Hindou.

Brahmachari : littéralement, celui qui bouge avec la Vraie Réalité Brahman, celui qui n'a pas de fantasmes, généralement traduit par célibataire, brahmacharya est la qualité ou l'état.

Brahman : l'ultime réalité du divin, l'énergie universelle intelligente.

Brahmin : personne qui appartient à la caste la plus élevée ou varna, l'érudit ou la classe des prêtres.

Buddhi : l'esprit, la sagesse, l'intelligence. L'esprit peut aussi

se traduire par : manas, chitta etc ...

Buddhu : imbécile.

Chakra : littéralement une 'roue' ; fait référence aux centres d'énergies dans le système corps/esprit.

Chaksu : force intelligente qui se trouve derrière les sens.

Chandala : un intouchable, généralement celui qui dépouille les animaux.

Chandana : bois de santal.

Chitta : esprit, (manas, buddhi).

Dakshinayana : mouvement du soleil vers le sud à partir du 21 juillet.

Darshan : ce qui est vu, généralement associé à la vision du Divin.

Dharma : la vertu.

Dhee : la sagesse.

Diksha, Deeksha : la grâce accordée par le Maître et l'énergie transférée par le Maître à l'initiation où à travers un mantra, un touché, un regard, et même par une pensée.

Dosha : défaut.

Dhyana : méditation.

Drishti : ce qui peut être vu.

Gada, Gadha : arme similaire à une massue. Gadhayudha.

Gopi, Gopika : littéralement un bouvier, en référence aux dévots, hommes et femmes qui jouaient avec Krishna et qui étaient fondus en Lui.

Gopura, gopuram : temple (tour).

Grihasta : un propriétaire, quelqu'un qui est marié, du mot griha qui signifie maison.

Guna : les trois caractéristiques du comportement humain ou les prédispositions, satva, rajas, tamas.

Guru : Maître, littéralement celui qui du gu l'obscurité vers ru la lumière.

Gurukul : littéralement 'tradition de guru', fait référence à l'ancien système éducatif dans lequel les parents donnaient leurs enfants très jeunes à un guru pour assurer leur éducation.

Homa : rituel fait à Agni, le Dieu du feu, métaphoriquement représente le transfert d'énergie à partir de l'énergie d'Akasha (l'espace), à travers Vayu (l'air), Agni ((le feu), Apu (l'eau), et Prithvi (la Terre) à l'homme.

Iccha : désir.

Ida : avec pingala et sushumna les voies de l'énergie virtuelle à travers les flots énergétiques praniques.

Ithihasa : légende, épique, histoires mythologiques.

Jaati : Naissance ; jaati dosha, défaut de naissance.

Jagrat : éveil.

Japa : littéralement 'marmottement', répétition continue du nom d'une divinité.

Jiva samadhi : lieu d'incinération d'un maître illuminé, où son esprit vit, jiva, signifie vivant.

Jyotisha : l'astrologie, un jyotish est un astrologue.

Kaivalya : libération, similaire à moksha, nirvana...

Kala : temps.

Kalpa : vaste période de temps, similaire à Yuga.

Kalpana : imagination.

Karma : loi spirituelle cause à effets, conduite par vasana et samskara.

Kosha : couche d'énergie autour du corps, il existe 5 couches. Ce sont : annamaya ou corps, pranamaya ou souffle, manonamaya ou les pensées, vigyanamaya ou le sommeil et anandamaya ou la félicité.

Kriya : action.

Kshana : moment dans le temps, en référence à l'intervalle entre deux pensées.

Kshatriya : caste ou varna : groupe de guerriers.

Kundalini : énergie qui réside dans le chakra racine 'muladhara'.

Maha : grand ; comme dans le mot maharishi, grand sage ; mahavakya, grand proverbe sacré.

Mala : guirlande, collier ; le mala rudraksha est un collier fait à partir de graines de l'arbre rudraksha.

Manan : 'ce qui est pensée'.

Manas : esprit ; peut être aussi traduit par buddhi, chitta.

Mandir : temple.

Mangal : auspicieux, sutra mangal, littéralement fil auspicieux, le fil jaune ou doré, ou le collier que porte une femme Hindoue mariée.

Mantra : son, formule ; parfois un ensemble de mots, qui à cause de leur son inhérent, ont des propriétés énergisantes. Les mantras sont utilisés comme des chants sacrés pour adorer les Divinités. Les mantras, les tantras et les yantras sont des techniques pour l'évolution spirituelle.

Maya : ce qui n'est pas, pas la réalité ; l'illusion ; selon l'advaita toute la vie est maya.

Moksha : libération, peut aussi être traduit par nirvana, samadhi, turiya etc.

Muladhara : le premier centre d'énergie, mula signifie racine, adhara signifie fondation, ici existence.

Nadi : rivière.

Naadi : courageux, signifie aussi voie d'énergie qui n'est pas physique.

Naga : serpent, un naga sadhu est une ascète appartenant à un groupe qui ne porte pas de vêtements.

Namaskar : salut traditionnel fait les mains jointes.

Nanda : non lié.

Nari : femme.

Nidhityasan : ce qui exprimé.

Nimitta : raison ; nimitta dosha, défaut basé sur la raison.

Nirvana : libération ; 'nibbhana' dans la langue Pali, peut aussi se traduire par moksha, samadhi.

Niyama : la seconde des huit voies de l'Ashtanga Yoga de Patanjali ; fait référence à un nombre de règles que l'on observe au jour le jour pour une voie spirituelle.

Papa : péché.

Phala : fruit ; phalasruti fait référence aux résultats que l'on obtient après l'adoration.

Paramahamsa : littéralement signifie 'le cygne suprême '; fait référence à un être illuminé d'un niveau particulier.

Parikrama : rituel que l'on entreprend autour d'un lieu saint, tel une montagne ou un point d'eau.

Parivrajaka : errance d'un moine ascète.

Pingala : voir Ida.

Prana : l'énergie de la vie, fait aussi référence au souffle : pranayama est le contrôle du souffle.

Pratyahara : littéralement 'rester loin de la nourriture' ; dans ce cas cela signifie contrôler tous les sens ce qui constitue une des huit voies de l'ashtanga yoga.

Prithvi : l'énergie de la Terre.

Purohit : prêtre.

Puja : fait référence à toute sorte d'adoration, mais souvent associé à un rituel d'adoration.

Punya : mérite.

Purana : histoires épiques et mythologiques telles que le Mahabharata, Ramayana etc.

Purna : signifie littéralement 'complet', dans le contexte de l'advaita il fait référence à la Réalité.

Putra : fils, putri signifie fille.

Rajas, rajasic : la caractéristique intermédiaire des trois guna humain ou la façon de se comporter faisant référence aux actes agressifs.

Raktra : sang.

Ratri : sage spirituel.

Sadhana : pratique, généralement une pratique spirituelle.

Sadhu : littéralement signifie une 'bonne personne' ; fait référence à un ascète ; similaire au sanyasi.

Sahasranama : un des milliers noms de Dieu, que l'on attribue à plusieurs Dieux et Déesses, que les dévots récitent.

Sakti : énergie, énergie intelligente, Parasakti fait référence à l'énergie Universelle, la Divinité Universelle, considérée comme la partie féminine ; l'aspect masculin de Parasakti est le Purusha.

Samadhi : état d'esprit, sans pensées, adhi signifie origine et sama ce qui devient cela, littéralement devenir à son état d'origine, devenir libéré, devenir l'état d'illumination. Trois états de samadhi sont mentionnés sahaja, qui est transitoire, savikalpa, dans lequel quelqu'un ne peut plus avoir d'activités normales, et nirvikalpa, quand la personne libérée exécute les mêmes activités.

Samasaya : doute.

Samskara : mémoires enfouies des désirs non réalisés stockées dans l'inconscient qui nous poussent à prendre des décisions, qui nous poussent à entreprendre des actions karmiques.

Samyama : complète concentration.

Sankalpa : décision.

Sanyas : renoncer à la vie du monde, sanyasi ou sanyasin est un moine, un ascète, sanyasini fait référence à une none.

Sastra : textes sacrés.

Satva, satvic : le guna le plus élevé du calme spirituel ;

Siddhi : pouvoirs extraordinaires obtenus par la pratique spirituelle.

Sishya : disciple ;

Simha : lion, Simha Swapna signifie cauchemar.

Siva : réformateur de la Trinité, souvent épelé Shiva. Siva signifie aussi ' Bonne augure sans Cause' ; dans ce sens, Sivaratri, le jour que Siva est adoré est le jour où ce pouvoir de bon augure est le plus intense.

Smarana : souvenir, constamment se rappeler du Divin.

Smruti : signifie littéralement 'ce dont on se rappelle' ; fait référence aux travaux Hindu récents qui comportent des règles et règlements, des lois et des épiques, tels que le travail de Manu, les Puranas etc.

Sradha : sincère.

Sravan : ce que l'on entend.

Srishti : ce qui est, ce qui est crée.

Sruti : signifie littéralement 'ce que l'on entend' ; fait référence aux écritures anciennes des Veda, des Upanishad, de la Bhagavad Gita, qui sont considérées être la parole de Dieu.

Stotra : versets dévotionnels que l'on chante ou que l'on récite.

Sudra : caste ou varna, groupe d'ouvriers.

Sutra : signifie littéralement ' fil'; fait référence à des épigrammes, des versets qui transmettent des techniques spirituelles.

Sunya : signifie littéralement zéro, toutefois, Bouddha utilise ce mot pour parler de la Réalité.

Sushumana : voir Ida.

Swadishtahna : là où est établi le Soi, l'aine ou la rate du centre d'énergie.

Swapna : rêve.

Swatantra : liberté.

Tamas, tamasic : le guna le plus bas de la paresse ou de l'inactivité.

Tantra : techniques ésotériques Hindoues pratiquées pour l'évolution spirituelle.

Tapas : efforts spirituels rigoureux, pénitence.

Tirta : eau, tirtam est un point saint d'une rivière et un centre de pèlerinage.

Trikala : les trois fuseaux du temps : passé, présent, futur ; trikalajnani est celui qui peut voir ces trois fuseaux en même temps ; un être illuminé au-delà du temps et de l'espace.

Turiya : état de samadhi, de non esprit.

Upanishad : signifie littéralement 's'asseoir en dessous de, le long de' fait référence au disciple apprenant du Maître, ainsi qu'aux anciennes écritures Hindoues avec les Véda qui forme la sruti.

Uttarayana : le mouvement du soleil vers le Nord, le 21 Janvier.

Vaisya : caste ou varna groupe de commercants.

Vanaprastha : la troisième étape d'une vie, quand le propriétaire d'une maison, homme ou femme, renonce aux activités du monde et se focalise sur les objectifs spirituels.

Varna : signifie littéralement couleur, fait référence au groupe de caste traditionnel du système social Hindu, initialement basé sur l'aptitude des gens et plus tard corrompu par le droit de naissance.

Vasana : l'essence subtile des mémoires et des désirs, les samskara qui sont reportés d'une vie à l'autre.

Vastra : vêtements, vastrapharana signifie déshabiller, souvent utilisé pour parler de la situation malencontreuse de Draupadi à Mahabharata, quand les Princes Kaurava lui ôtèrent ses vêtements de force.

Vayu : l'air.

Veda : signifie littéralement connaissance, fait référence aux anciennes écritures Hindoues, lesquelles ont été reçues au niveau l'être par des rishis illuminés, on les appelle sruti de paire avec les Upanishad.

Vibhuti : cendre sacrée portée sur le front par les Hindous, qui leur permet de se rappeler de la nature éphémère de la vie.

Vidhi : signifie littéralement loi, loi naturelle, interprétée comme le sort ou la destiné.

Vidya : connaissance.

Vishada : dépression.

Vishnu : sauveur de la Trinité, Ses différentes incarnations sont Krishna, Rama, etc.

Vishwarupa : La Forme Universelle.

Yama : discipline, la mort ; l'une des huit voies prescrites par l'Ashtanga Yoga de Patanjali ; fait référence aux règlements spirituels du Satya (la Vérité). Ahimsa (la Non Violence), Aparigraha (vivre simplement), Asteya (ne pas convoiter les biens d'autrui) et Bramacharya (renoncer aux fantasmes), Yama est aussi le nom du Dieu de la Justice et de la Mort dans la religion Hindoue.

Yantra : signifie littéralement 'outil'; généralement représenté par un puissant schéma mystique, tel que les Sri Chakra, inscrit sur une plaque en cuivre, et sanctifiés par un rituel bénit par une Divine présence ou un Maître illuminé.

Yoga : signifie littéralement 'union', l'union du moi individuel et du Moi divin ; souvent utilisé pour faire référence à l'Hatha Yoga, qui est une collection de postures spécifiques du corps.

Yuga : une longue période comme définie dans les écritures Hindoues ; il existe quatre yugas : Satya, Treta, Dwapara et Kali.

Les Recherches Scientifiques Conduites Sur La Bhaqavad Gita

Plusieurs institutions ont conduit des recherches utilisant des supports techniques scientifique et statistique pour vérifier la vérité qui est derrière la Bhagavad Gita. Parmi ces travaux, l'un des plus notoire a été mené par Maharishi Mahesh Yogi. Ces résultats ont été publiés dans 'Maharishi Ved Vigyan Vishwa Vidyapeetham.'

Des études conduites sur les techniques de méditation pratiquées dans la recherche de la vérité, (comme énoncée dans la Bhagavad Gita), ont montrées que la qualité de vie peut être significativement améliorée grâce à la méditation. Un sentiment de paix se produit et résulte en une tendance à réduire les conflits.

Les gens pratiquant la méditation développent plus de respect et apprécient mieux les autres. Leur plénitude intérieure, libre des apports extérieurs, résulte de plus de respect et de confiance en Soi-même, ce qui favorise l'épanouissement en retour.

Il a été démontré que la capacité à se concentrer et les fonctions d'intégration du cerveau augmentent. Cela résulte en une compréhension accrue, une créativité élevée, une capacité de prise de décision rapide ainsi qu'une coordination psychomotrice supérieure.

Le niveau de stress s'abaisse et la perception sensorielle augmente. La santé générale s'améliore. Il a été clairement prouvé que la tendance à la dépression baisse.

Il y a assez d'évidences qui montrent qu'en résultat de la méditation, l'individu développe un style de vie plus éthique, ce qui en retour améliore son interaction avec les groupes de sa communauté, et résulte dans moins de conflits et de crimes. Il a été prouvé qu'un groupe de personnes qui médite à un impact sur les conflits mondiaux.

La méditation mène à des niveaux de Conscience élevés. Il existe des supports utilisant des outils de kinésiologie, qui montre que la conscience humaine s'est élevée dans les dernières décennies, dépassant un point critique pour la première fois dans l'histoire humaine. Le travail de David Hawkins (et d'autres) expose ce fait. Dr Hawkins classe la Bhagavad Gita dans les plus grands niveaux de vérités communiquées à l'humanité.

Nous apprécions avec gratitude le travail effectué par les institutions du Maharishi Mahesh Yogi et du Dr David Hawkins, qui établissent la vérité et la pertinence de ces grandes écritures.

Du CùTè Des Pandavas :

Krishna : líincarnation Divine. Il est liÈ aux deux clans, Kaurava et Pandava. Il conduit le char DíArjuna pendant la guerre.

Drupada : Un grand guerrier et le PËre de Draupadi .

Drishtadummna : le fils du Roi Drupada.

Shikhandi : un archer excellent.

Virata : Le beau-PËre díAbhimanyu et le roi de líempire voisin.

Yuyudhana : Le conducteur de char de Krishna.

Kashiraj : Roi de líempire de Kashi.

Chekitan : Un grand guerrier.

Kuntibhoj : pËre adoptif de Kunti qui est la mËre des trois premiers frËres Pandavas.

Purujit : FrËre de Kuntibhoj.

Shaibya : Leader de la tribu de Shibi.

Dhrishtaketu : Roi des Chedis.

Uttamouja : Un grand guerrier.

Les Kauravas :

Sanjay : Celui qui narre les ÈvÈnements ‡ Dhritharashtra.

Bheeshma : ArriËre grand-pËre des Kaurava et Pandava. Grand guerrier.

Drona : un grand archer et professeur des Pandava et Kaurava.

Vikarna : troisiËme des frËres Kaurava.

Karna : Demi-frËre de Panadava ; nÈ de Kunti avant son mariage.

Ashvatthama : Le fils de Drona, il parle de la vÈritÈ.

Kripacharya : Professeur díarts martiaux des Kaurava et Pandava.

Shalya : Roi du royaume voisin, et frËre de Madra, Nakula, et de la mËre de Sahadeva.

Soumadatti : Roi des Bahikas.

Dushassana : Un des frËres Kaurava, responsable des insultes profÈrÈes contre Draupadi.

Annexe

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM:

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM est un Maître illuminé et un mystique moderne incarné parmi nous aujourd'hui. Il a pour mission de rétablir la science de la félicité intérieure dans nos sociétés modernes.

Né à Tiruvannamalai, en Bharat du sud, il endura des années de discipline intense, et grâce à une volonté de fer, il expérimenta la félicité intérieure à un très jeune âge.

Sa quête spirituelle commença très tôt. A 12 ans, il eut sa première expérience spirituelle profonde. A 17 ans, il quitta son village pour partir en quête de la réalisation du Soi, il traversa l'Bharat et le Népal en long et en large. Il étudia le yoga, le tantra et d'autres sciences métaphysique, et reçu plusieurs expériences spirituelles profondes. Il parcouru à pied

la plupart des Km qu'il a effectué pour visiter des lieux saints afin d'y pratiquer la méditation.

Grâce à sa quête ininterrompue et à d'intensives méditations, il s'impose aujourd'hui comme une figure d'inspiration pour des millions de gens dans le monde. Avec l'autorité de sa propre expérience, il a formulé une 'technologie de la félicité' qui peut élever notre conscience spirituelle, et peut éveiller la divinité et la béatitude qui est au cœur de l'homme.

A travers des mots puissants et des techniques de méditation très simples, il fournit des solutions pour nous permettre de vivre harmonieusement. Des milliers de gens ont expérimentés une transformation radicale en très peu de temps. Il dit « La méditation est la clef qui peut apporter le succès dans le monde matériel, et la plénitude dans le monde intérieur. »

Il a perfectionné de nombreuses techniques de méditation pour chaque type d'homme, afin qu'il puisse expérimenter le silence intérieur et la paix extérieure. Le but de sa mission est de nous permettre de rentrer en communion avec notre Etre. Il offre toute une gamme de services sociaux partout dans le monde ; il enrichi les vies et dispense la guérison physique, mentale et spirituelle.

Bridging Science and Spirituality...

Swamiji works with doctors and scientists across the world to record and analyze the mystic phenomena through modern technology. He is continuing to intrigue the world of medical science with results from the study of His own neurological system. From the results recorded, scientists feel that the potential for altering the rates and progression of many diseases like heart ailments, cancer, arthritis, alcoholism etc. is beginning to look achievable. They are compelled to declare that there continues to be indications that the human mind can choose to heal the human body...

For centuries, science and spirituality have been battling it out on these issues of perennial importance for humanity. Although spiritual leaders have always maintained that the no-mind state is a ërealí phenomenon, and a perfectly realizable goal for all of us, the scientific community has naturally been unwilling to accept this without solid proof.

For the first time in our century, science has hopefully found a key to supernormal and paranormal phenomena, with sound medical evidence that explains why the spiritually superevolved are blessed with ëpowersí that the rest of us can only dream about. The following few pages are summaries of various types of research conducted on Swamijiís neurological system during His visits to the United States of America.

Mind of a Mystic

A report by Dr. R. Murali Krishna, President COO, INTEGRIS Mental Heath & James L. Hall, Jr. Center for Mind, Body and Spirit, Oklahoma

A Mind Matters Columnô The Mind of a Mystic By R. Murali Krishna, M.D. President COO, INTEGRIS Mental Health & James L. Hall, Jr. Center for Mind, Body and Spirit

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM Swami is a trim, healthylooking young man with dark, shoulder-length hair. Handsome and polite, possessing an open manner and a wealth of curiosity, he could be any ordinary Hindu college student.

La différence est que les étudiants américains ordinaires ne portent pas de robes et de turbans couleur safran, n'ont pas connu l'illumination spirituelle et ne sont pas considérés comme un enseignant, un guérisseur et un mystique par des millions de personnes dans tous les coins du monde.

Un mystique ? Le terme n'est pas mal adapté à ëSwamií, comme on l'appelle. Les mystiques, nous dit la culture populaire, ont une communion directe avec Dieu. Par des moyens incompréhensibles ou mesurables, on pense que les mystiques ont accès aux réalités ou aux vérités ultimes. Imaginez un mystique et vous imaginerez probablement quelqu'un plein de bonheur, quelqu'un doté de pensées et d'idées élevées que le reste d'entre nous ne possède pas.

On pense que la présence même d'un mystique apporte la paix et la guérison aux autres.

C'est une description appropriée de Swami, un jeune homme de 27 ans originaire du sud de Bharat. Des milliers de personnes le sollicitent chaque année pour soulager des maladies et des affections que les approches médicales conventionnelles n'ont pas guéries. L'histoire de Swami lui confère également l'air d'un mystique. Il a quitté sa maison lorsqu'il était adolescent, a visité des ashrams à travers Bharat, s'est plongé dans la philosophie, a beaucoup lu et a maîtrisé l'art de la méditation.

Lorsque Swami a traversé Oklahoma City récemment, lors d'une étape de ses voyages à travers le monde, je lui ai demandé s'il me laisserait utiliser certaines des technologies les plus récentes de la médecine moderne pour observer son cerveau pendant qu'il méditait. Mon objectif : comprendre, mesurer et démystifier ce qui se passe pendant les phénomènes mystiques. Swami, qui croit que la méditation a une base scientifique, a accepté avec joie.

Les procédures que Swami a suivies ont été administrées par certains des meilleurs et des plus expérimentés médecins, neuropsychologues et chercheurs d'Oklahoma City : les Drs. Fordyce, Ruwe et Higgins du département de neuropsychologie du Jim Thorpe Rehabilitation Center et le Dr. Chacko du PET Center of Oklahoma. Ces médecins utilisaient une technologie qu'ils utilisent régulièrement avec les patients. Lorsqu'ils regardent les images obtenues grâce à leur technologie, ils savent ce qui est normal et ce qui ne l'est pas.

Les résultats des tests de Swami ? Décidément pas normal !

Imagerie De L'Activité CéRéBrale

Notre premier regard sur le cerveau de Swami a été réalisé grâce à un appareil de tomographie par émission de positons (TEP). Contrairement aux techniques de diagnostic traditionnelles qui produisent des images de la structure ou de l'anatomie du corps, telles que les rayons X, les tomodensitométries ou l'IRM, la TEP produit des images de la fonction du cerveau grâce à l'activité métabolique des cellules. Un analogue du glucose est attaché à un traceur TEP radioactif. Le scanner TEP prend ensuite des images des zones cérébrales métaboliquement actives à un moment donné.

Dans le cas de Swami, le médicament était destiné à identifier les zones très actives du cerveau dans un état alerte et conscient, aux premiers stades de la méditation et pendant la méditation profonde.

Les résultats des tests de tomographie par émission de positons ont été stupéfiants. Pour commencer, l'activité dans les lobes frontaux du cerveau de Swami était considérablement accrue, même aux premiers stades de la méditation. Le niveau d'activité était plusieurs fois supérieur à ce que l'on pourrait observer dans le cerveau humain moyen dans n'importe quelles conditions. Les lobes frontaux sont associés aux fonctions de l'intelligence, de l'attention, de la sagesse et du jugement.

Lorsque nous avons ensuite demandé à Swami d'entrer dans l'état de méditation le plus profond, nous avons constaté deux autres résultats remarquables.

Premièrement, l'hémisphère dominant du cerveau de Swami était désactivé à plus de 90 %. C'était comme si le cerveau de Swami avait fait ses valises et était parti en vacances. C'était calme et tranquille, complètement en paix Ö et Swami l'avait fait à volonté.

Un deuxième aspect étonnant de la méditation profonde de Swami était que la partie inférieure de ses zones frontales mésiales s'illuminait de manière très significative. Cette zone correspond à peu près à l'emplacement présumé du mystique ëTroisième Œilí**.**

Lorsque nous avons demandé plus tard à Swami ce qu'il faisait lorsque les zones frontales mésiales s'illuminaient, il a dit qu'il ouvrait son Troisième Œil.

Associé à la fois à la connaissance cosmique et intérieure, et considéré comme un lieu de clarté et de paix, le Troisième Œil est considéré par beaucoup comme le siège de l'âme. Observions-nous une indication que la méditation profonde peut ouvrir une zone du cerveau responsable de la communication avec le divin, en explorant les mystères du Soi ou de la création ? Je crois que la tomographie par émission de positons a révélé ce que j'appelle le ëD-spotí du cerveau. Que vous considériez le ëDí dans D-spot comme signifiant Délice, le Divin ou même Dopamine (la substance chimique par laquelle notre corps éprouve du plaisir), les premières indications sont que la méditation peut le stimuler.

Mesure Des Ondes CéRéBrales

La deuxième procédure que nous avons utilisée pour examiner le cerveau de Swami est connue sous le nom d'électroencéphalographie quantitative, ou QEEG. La QEEG mesure les schémas électriques dans le cerveau, des schémas communément appelés ondes cérébrales.

Il existe quatre largeurs de bande d'ondes cérébrales, chacune différente en vitesse et chacune associée à un état d'esprit différent. Par exemple, les ondes cérébrales bêta sont petites et rapides et liées à un état d'esprit éveillé et alerte. Les ondes cérébrales alpha sont plus lentes et plus grandes et sont liées à des sentiments de bien-être. Les ondes thêta représentent un état de conscience proche du sommeil, un stade dans lequel il y a un sentiment de calme et de sérénité sans pensée active.

Au cours d'une journée, la plupart des gens expérimentent les quatre types d'ondes cérébrales. La progression d'une largeur de bande à une autre, cependant, n'est pas si facilement sous leur contrôle.

D'après la QEEG de Swami, cependant, nous pouvons voir qu'il a un contrôle total sur ses ondes cérébrales. Lorsqu'il est en méditation profonde, son cerveau passe en douceur d'un état à un autre, comme un pianiste talentueux jouant des gammes. Il n'y avait aucune hésitation et aucun recul, juste des changements continus et fluides d'un type d'onde cérébrale à l'autre. Parce que la QEEG

Partie 6 : Discours Sur La Bhagavad Gita Gita - Chapitre 2 - Vous êTes Dieu_french_part_6.Md

représente les cinq largeurs de bande d'ondes cérébrales sous forme de couleurs, c'était comme si nous regardions Swami flotter de couleur en couleur dans un arc-en-ciel !

Conclusions

Le cerveau est l'organe le plus complexe du corps, contenant plus de 100 milliards de neurones, chacun d'eux en conversation chimique et électrique avec jusqu'à 10 000 autres neurones. Sa simple capacité à traiter l'information est étonnante.

Remarquablement, cette complexité ne présente que peu de difficultés pour Swami dans la gestion de son activité cérébrale. L'esprit de Swami ñ ses pensées, ses émotions et son intellect ñ contrôle son cerveau. Il peut, d'une manière très fluide et facile, modifier sa fonction cérébrale et modifier ses ondes cérébrales.

Plus que de répondre aux questions, le voyage que nous avons entrepris dans l'esprit d'un mystique soulève des questions intrigantes à étudier.

Existe-t-il des techniques que nous pouvons apprendre et enseigner qui apporteront l'équilibre et la paix dans la vie des gens ?

Pouvons-nous invoquer une réponse de guérison ou accélérer la guérison grâce à une formation spécifique ? Pouvons-nous apprendre des techniques qui nous permettront de contrôler la douleur ou de modifier le cours d'une maladie ?

Pouvons-nous apprendre à activer ce que j'appelle notre D-spot, nous mettant ainsi en connexion instantanée avec le délice ou le divin ?

Les résultats de notre étude sur Swami sont de nouvelles pages dans le livre mondial en pleine croissance de la recherche sur le cerveau. Il continue d'y avoir des indications que l'esprit humain peut être capable de choisir de guérir le corps. Nous examinons maintenant la possibilité que les gens apprennent et acquièrent ces capacités de guérison, un événement d'immense bénéfice pour l'humanité. Le potentiel de modification des taux et de la progression de nombreuses maladies ñ maladies cardiaques, cancer, arthrite, alcoolisme et bien d'autres ñ commence à paraître réalisable.

Swami est un pont entre le monde invisible et ancien du mysticisme et le monde moderne et visible de la science et de la découverte. Alors que la recherche sur le cerveau se poursuit sur une base généralisée, et que nous intégrons de manière appropriée les phénomènes du mysticisme dans le domaine de la science pour une étude plus approfondie, nous faisons des progrès sur un chemin d'espoir et de santé.

Les ActivitéS De Life Bliss Foundation

Des programmes de méditation spécialisés sont conçus et proposés partout dans le monde. Ils profitent à des millions de gens, que ce soit au niveau de la santé du corps, du mental ou de l'esprit. Voici une présentation des programmes couramment proposés :

Le programme Life Bliss (LBP) 'vivre dans la félicité' -Ré énergétisez vous!

Ce programme LBP est une retraite de méditation sur les chakras.

Il nous offre une introduction sur les 7 centres d'énergie vitale dans notre corps, appelés les chakras. Leurs fonctionnements à un impact direct sur notre santé et notre bien être physique et psychologique. Il nous offrent des clés pour comprendre la relation directe entre les émotions et ces centres d'énergie, et nous proposent des techniques de méditation simples, qui nous permettent de mieux gérer nos émotions, grâce à une meilleure clarté de l'esprit, et une disposition mentale plus positive. La qualité de nos relations s'en trouve ainsi améliorée, notre inspiration et notre attitude face au travail sont renouvelées, et notre vie tend à devenir plus heureuse.

Le Programme Nithyananda Spurana (Nsp) -La Mort DéMystifiéE !

La mort est le mystère de tous les mystères. Notre idée et notre peur de la mort infuse chaque instant de notre vie, et cela produit des émotions conflictuelles en nous. Nous manquons l'art de vivre totalement à cause de ces peurs inconscientes.

Ce programme explique clairement ce qui arrive au moment de la mort. Il établit les relations entre les émotions que nous avons crées par le désir, la peur, la culpabilité, par la souffrance et le plaisir ; et nos sept corps énergétiques. Il explique comment chacune de ces émotions s'élèvent de chacun de ces sept corps, et comment ces émotions influent sur l'âme lorsqu'elle traverse ces corps énergétiques au moment de la mort. Le programme ramène à la surface toutes les émotions conscientes et inconscientes qui ont été accumulées au cours des vies passées, afin que nous puissions être libérés de leur influence. Il s'agit d'un bain spirituel complet nous permettant de renaître équipé de techniques pour vivre et mourir dans la joie, avec une conscience accrue, plutôt qu'une ignorance profonde.

Le Programme Shakti Spurana (Ssp)

-Nettoyez vous !

Cette retraite de méditation nous donne un aperçu des 3 corps énergétiques (physique, subtil et causal). Toutes les émotions associées à ces 3 corps énergétiques, comme par exemple les émotions refoulées, les désirs insatisfaits, l'agitation, la nervosité, la léthargie, sont traitées. Le programme offre des solutions et des techniques pour stimuler l'intelligence intérieure, et pour nous libérer de ces émotions.

Le Programme Atma Spurana (Atsp)

-Reconnectez vous avec vous-même !

L'homme fait partie intégrante de l'univers. Lorsqu'il le réalise en en faisant l'expérience, il est illuminé. Ce programme décrit les 5 enveloppes physiques, appelées Koshas, qui empêchent l'homme de réaliser cette vérité. Il nous offre des techniques qui emmènent notre conscience à travers ces enveloppes pour atteindre le Soi.

Le Programme Bhakti Spurana (Bsp)

-Enrichissez votre être émotionnel !

De nos jours, l'esprit prime sur l'Etre. L'humanité est tombée en proie à la futilité de l'intellect. L'être émotionnel en souffre.

Bhakti, ou dévotion est le langage de l'Etre. Elle est l'amour suprême envers l'existence ou Dieu. Il nous libère des émotions basiques, apporte l'équanimité mentale, et une satisfaction profonde. Ils nous aident à dépasser nos désirs. Ce programme ouvre la voie de la dévotion à l'homme moderne. Il nous emmène de l'intellect à l'Etre, de l'adoration spirituelle mondaine à l'intimité pure- avec le divin !

Nithyanandam

-l'illumination intensive…

Ceci est une retraite de méditation intense - une offre unique provenant de la technologie de la félicité développée par THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM. Toutes les clés pour ' l'expérience de l'illumination' sont transmises en totalité par le Maître en personne. Le programme offre l'opportunité d'aller au delà du corps et de l'esprit et d'expérimenter la conscience pure.

Le Programme Dhyana Spurana (Dsp)

-L'esprit est un mythe, réalisez le et libérez vous !

Notre esprit n'est rien d'autre qu'une collection de pensées. Nos pensées sont indépendantes, déconnectées et illogiques par nature. Mais nous essayons de connecter toutes ces pensées, puis nous souffrons. Nous pouvons alléger notre mental dès que nous réalisons que nos pensées sont déconnectées et indépendantes. Nous sommes alors libérés du moment que nous abandonnons notre mental.

Ce programme nous aide à rester centré dans la Conscience pure.

La Programme Arogya Spurana/ Le Programme Santé Et Bien êTre.

  • Retrouvez la santé !

Arogya, ou la bonne santé ne signifie pas seulement l'absence de maladies. Elle est aussi le bien être positif !

Le Programme Arogya Spurana est une retraite de méditation intense qui expose la science qui nous conduit à intégrer le corps, l'esprit et le mental. Il nous donne l'opportunité de comprendre que notre corps n'est pas seulement un mécanisme biologique, mais aussi un organisme profondément enraciné dans la conscience et dans l'intelligence.

Il nous transporte à travers la méditation et la guérison, favorise la disparition de nos maux, et crée une disposition mentale en harmonie avec notre santé et notre Bien Etre.

Le SystèMe De Soins / Services 'Nithya Spiritual Healing' (Pour La GuéRison Physique Et Spirituelle) -Devenez Un 'Healer' !

Cette initiation à la guérison est un processus scientifique par lequel vous êtes initié dans le but de devenir un canal de l'énergie Divine qui peut alors s'écouler en vous pour soigner les autres. Le postulat de base de cette technique est que 'L'énergie est Intelligente. Ce procédé unique ne fait pas que guérir le patient, mais contribue également à votre croissance spirituelle. Il aide la guérison des autres, et vous plonge dans la Méditation !

Ananda Yogam

-Devenez expansif !

Ananda Yogam est un programme en résidence d'une année à l'ashram de Bidadi. Il s'adresse aux jeunes entre 18 et 30 ans d'âge. Fermement ancré dans le système d'apprentissage et de mysticisme védique, ce programme donne plein pouvoir à la jeunesse, en lui offrant :

    • De solides aptitudes professionnelles,
    • De profondes vérités existentielles,
    • Des programmes de méditation, de Yoga, et de guérison pour le bien être général,
    • La capacité d'actualiser leur potentiel entier,
    • Une intelligence et une spontanéité créative.

Ce programme crée une disposition mentale claire et saine chez chaque individu. Le programme déploie les capacités infinies qui sont en nous, afin d'exceller dans le monde extérieur tout en restant centré à l'intérieur. Il inculque l'essence des principes védiques anciens, et le système logique moderne. Il crée, pour chacun, la capacité d'être économiquement et spirituellement stable. Et par-dessus tout, il représente une occasion en or de vivre et d'étudier sous la tutelle d'un Maître réalisé !

Life Bliss Galleria (La Boutique Divine)

La Galerie Life Bliss offre tout un panel de livres en langue Anglaise, Tamoul, Kannada, Gujarâtî, Télougou, Hindi, et Française. Ces livres sont des compilations de discours que THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM a donné à travers le monde. Des discours sur cassette, CD audio, et Vidéo CD, plus une variété de produits allant de photographies, aux châles énergetisés, en passant par les malas, les produits de beauté, les T-shirts etc....

Solutions Garanties !

Ce livre offre une compréhension claire de nos émotions de base, telles que le sexe, la peur, le souci, le besoin d'attention, l'ego et le mécontentement. Ce livre provoque une prise de conscience sur ces sujets, qui peut tout simplement nous transformer du tout au tout, en transmutant ces énergies de base en énergies spirituelles plus élevées, afin que nous puissions découvrir les dimensions supérieures de notre Etre. Ce livre est une révélation qui peut engendrée une vie de plénitude physique, mentale et spirituelle.

La FéLicité Est Le Chemin Et Le But.

Ce livre est une compilation des discours de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM qui couvre un panel de sujets allant de la compréhension du mécanisme mental, à l'abus que nous infligeons à notre corps, au thème du lâcher prise, à celui de la dualité entre le monde matériel et la vie spirituelle. Le livre répond à beaucoup de questions ; il stimule notre intelligence intérieure, et nous familiarise à l'attention consciente. Il s'agit d'un manuel qui nous guide à travers les fonctionnements du mental, du corps, et de l'Etre en vue de plonger notre vie dans la béatitude !

A Vous La MéDitation !

Dans ce livre, THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM parle de la science et de l'art de la méditation. Il dit, 'Vous n'avez pas besoin d'apprendre à méditer. Vous méditez déjà ! ' Rappelez vous un moment de votre vie ou vous avez goûté à une sublime beauté. Le soleil se levait soudain derrière la montagne... Vous écoutiez pour la première fois un morceau de musique d'une beauté ineffable. En de tels moments, vous ressentez soudain un grand silence, vous restez sans voix, pleinement conscient. N'avons-nous pas tous connu de tels moments ? Cet instant est méditation !'

L'Amour Est Votre Vie !

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM nous emmène à travers le douzième chapitre de la Bhagavad Gita. Il commente chaque vers de l'ouvrage avec sa candeur et son sens de l'humour inimitable, et nous présente son expérience vivante de la Gita.

Il nous dit : 'Il est si facile de déclarer que nous aimons le monde entier! Mais il est très difficile en pratique d'aimer votre voisin. Si vous ne pouvez aimer les Etres que vous rencontrez tous les jours, comment pouvez vous alors penser que vous aimez Dieu que vous n'avez iamais vu ?